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Les élites, les référendum, la finance 17/02

Créé le 17/02/2012 à 10h38

Septième semaine de campagne. On se marre beaucoup.




Le temps fort de cette semaine, bien sûr, c’est l’entrée en lice de Nicolas Sarkozy. Pas une surprise. Pas un évènement. Mais quand même du barouf.

Au passage, ceci a un peu brouillé le tableau général. Attardons-nous un instant sur les autres compétiteurs. Eva Joly demeure en perdition. Jean-Luc Mélenchon résiste et on lui devine un potentiel de progression. François Bayrou patine. L’extrême gauche demeure dans les marges, même si Olivier Besancenot a remontré le bout de son nez pour tenter de redonner de l’oxygène à son candidat inaudible, invisible et inexistant.

Et surtout, la campagne de Marine Le Pen… On en parle pas, ou peu… Elle plafonne, mais grave... Elle n’installe rien dans le débat. Elle navigue entre tentation de sérieux, l’économie, et discours maximum, « au risque de vous choquer, je l’affirme : il existe un lien entre immigration et insécurité ». Conséquence, elle existe peu dans la campagne et ne pèse pas du tout sur son déroulement. Nous apprendrions incessamment sous peu que ça tangue dans son équipe, que nous n’en serions pas plus étonné que cela… Encore un peu de thé ma chère ?

Ajoutons, pour être complet en terminer que Dominique de Villepin poursuit sa course de fond dans l’indifférence générale, que Jacques Cheminade est reparti en plongée sous-marine avec palmes et périscope, et que Nicolas Dupont-Aignan me traite de cire-pompes, si cela fait briller ses chaussures, ça ne me dérange pas.

Un mot, tiens, quand même, sur NDA. Un mot sur mes relations avec lui pour dissiper les malentendus qui lui permettent de jouer les martyrs.

J’ai toujours eu des relations courtoises et sereines avec lui. Je ‘lai invité régulièrement sur RTL dans la période 2003-2007, quand il contestait la ligne UMP de l’intérieur de ce parti. Depuis 2007, je n’ai pas eu l’occasion de le réinviter car sa représentativité paraissait faible, sinon ténue. Un matin récent, j’ai été sur le point de l’appeler et puis une actualité a balayé ce projet. J’aurai bien sûr l’occasion de l’inviter.

Mais j’écris ici ce que je lui ai dit il y a un mois, les yeux dans les yeux, face to face, les pieds par terre, la mèche au vent, la mienne, et tout ça : aucun problème personnel, aucun problème idéologique. Juste un raisonnement professionnel. On a le droit, ou pas, à un raisonnement professionnel ? Si c’est non, faut le dire. Si c’est oui aussi.

Donc, Nicolas Sarkozy est entré en campagne. Pas un peu. Beaucoup. A Annecy, il a fustigé les élites françaises. Fallait y penser. Si tout va mal, c’est la faute des élites. Ok, ben virons les élites alors. On commence par qui ? Par une question ?

Le président de la république fait-il partie des élites ? Ben non, concon, puisqu’il les dénonce ! C’est pas fort ça, de café et de rutabaga ? C’est très fort ! C’est trop fort ! Le président qui dénonce les élites n’en fait pas partie puisqu’il les dénonce ! S’il en faisait partie, il les dénoncerait pas, concon ! C’est y pas simple ? Oh yesssssssssss…

Nicolas Sarkozy a été élu maire il y a trente ans, député il y a vingt-cinq ans, nommé ministre pour la première fois voilà dix-huit ans et il est président de la République depuis cinq ans. Et avec un cv comme ça, il ne fait pas partie des élites ? Ben non, ducon, on te l’a déjà dit. Mieux, plus fort, plus formidable, plus formidadadable : il est le candidat anti-système !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ca, si ça marche, il faut le breveter. Et puis, il faut inscrire la saint Buisson au calendrier de la république, du nom de ce conseiller de génie qui a imaginé, conceptualisé et vendu cela au président. C’est trop trop trop trop fort.


C’est à partir de là que naît l’idée du référendum. Un référendum pour tout et n’importe quoi. Des référendums tout le temps. L’appel au peuple.

De discussions pour l’instant désordonnées, car faut bien reconnaître et écrire qu’à l’UMP certains ont du mal à suivre, il apparait que les référendums auront surtout lieu sur des sujets secondaires et non pas cardinaux, le nucléaire, mais vous plaisantez, le traité européen, mais vous êtes fou… Quant à savoir si en cas de victoire du non, le président se retirait, on peut vous répondre que vu l’aspect secondaire du dossier référendé, justement, pas question de retrait du président…

Des référendum sauce 2012, de vous à moi, nous ne sommes pas prêts d’en voir.

Côté socialiste, la semaine fut aussi assez riche. Après avoir attaqué la finance bille en tête, François Hollande le guérillero s’est embourgeoisé au croisement de la presse anglo-saxonne. C’est un fait, les Saxons nous embêtent depuis longtemps. La finance ? J’adooore…

Au bout du compte, dans cette campagne, il peut se produire un truc assez relativement inédit : à la fin du temps réglementaire, ni un cochon, ni une chatte, ne pourraient y retrouver leurs petits.

Certains pensent que la politique est une chose sérieuse. C’est sûr, mais pas tous les jours…

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Raconter les coulisses d'une interview politique quotidienne sur la première radio de France et entretenir un dialogue avec ceux que cela intéresse.

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