Raconter les coulisses d'une interview politique quotidienne sur la première radio de France et entretenir un dialogue avec ceux que cela intéresse.
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Créé le 30/01/2012 à 10h28
« Je ne déroberai pas. » Moi non plus.
Plus de 16 millions de téléspectateurs ont regardé le chef de l’Etat, hier soir, sur l’une des 42 chaînes qui diffusait l’interview. Pas 42 ? Ah bon, je croyais… De ce succès d’audience peut-on déduire un succès politique ? Périlleux, car la curiosité ou l’intérêt ne disent rien de l’adhésion.
L’émission était un peu confuse. A la fois parce que le fond, technique, n’aidait pas à la fluidité du propos. Et aussi parce que le président, visiblement tendu, ne fut pas à la hauteur du pédagogue qu’il a parfois été. Du coup il reste dans les têtes ce matin une forme de galimatias d’où surnagent quelques concepts flous : la TVA et les étages des pavillons seront également rehaussés. Si avec cela, on résout la crise de l’euro et celle du modèle de civilisation occidental, c’est que théorème de Pythagore était beaucoup moins complexe que ne l’ont enseigné des générations de professeurs.
Vous suivez toujours, là ?
La presse a des mots plutôt sévères ce matin. En même temps, ces foutus journalistes se trompent tout le temps. Tiens, je me souviens du journal Marianne qui se foutait de la gueule des « éditorialistes » en septembre parce que ces « éditorialistes » disaient qu’Hollande était bien parti pour gagner la primaire du PS. Oh les cons !
Donc, la presse est sévère, ce matin, avec Nicolas Sarkzoy. Ce qui ne veut rien dire, j’en conviens, mais je vous le dis quand même. « Un président perdu », titre Libération. « Il a annoncé des mesures (…) sans paraître lui-même convaincu ». Eh, vous n’exagérez pas un peu les gars ? Le coup de rehausser son pavillon de quelques étages, il avait l’air d’y croire, Nicolas Sarkozy. C’est pratique d’ailleurs. Comme ça, vous avez plus de place, pour vous, pour votre famille.
On dit souvent qu’une élection tient à des détails. Allez savoir si ceci n’est pas un détail gagnant.
En tout cas, l’émission a été utile car nous avons compris que Nicolas Sarkozy serait candidat. « Je ne me déroberai pas », a-t-il dit. Donc, c’est qu’il va y aller. Quand ? Avant le 22 avril, je le parierai. Après, ce sera dur. Il y va pour gagner ? Cette blague ! Bien sûr qu’il y va pour gagner, sinon, il n’irait pas.
Ah bon… Certains matins, la politique est vraiment difficile à décrypter.
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