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Créé le 13/02/2012 à 10h29
Nous sommes dans l’attente. Ce qui ne nous permet de voir ou de bien comprendre ce qui se passe ailleurs.
L’attente, c’est celle qu’entretient Nicolas Sarkozy. Quand sera-t-il candidat ? Comment le sera-t-il ? Quel sera son discours d’accompagnement ? On attend, et en même temps, on dort, on mange, on vit, car ceci n’est ni l’alpha ni l’oméga du monde.
D’autres évènements se produisent dans le monde qui risquent de bouleverser notre quotidien. La Grèce par exemple. On pourrait écrire des millions de mots sur la Grèce, refaire à son propos l’histoire de l’euro et celle de son sauvetage, commencé il y a déjà trois ans.
Ceci ne servirait à rien. Il est trop tard maintenant. Nous demandons à des dirigeants grecs qui n’ont rien fait de sérieux jusque-là de faire désormais des choses impossibles. Les demandes du FMI, les demandes de la commission européenne, celles de l’Allemagne, sont légitimes aujourd’hui. Comment aider un pays, lui apporter des milliards, gommer de sa dette des milliards, sans s’assurer de l’utilisation et de la destination de cet argent ?
Dans le même temps, et voilà le drame, demander autant d’efforts à la Grèce relève désormais de l’illusion. Ce que nous demandons les tue. La rébellion d’aujourd’hui est juste. Mais elle est pour eux mortelle. Aider la Grèce est devenu criminel. Ne pas l’aider l’est également.
Cette curieuse situation n’a qu’une issue : la dénonciation par la Grèce de toutes ses dettes, l’allégement total de son fardeau. Mais ceci aura des conséquences dramatiques. Pour la Grèce elle-même, d’abord, qui verra son économie exploser d’un coup, ses banques fermer les unes après les autres, ses entreprises faire faillite, son Etat imploser. La sortie de l’euro sera violente, le retour à une monnaie nationale terrible. L’autre conséquence sera pour l’Europe elle-même, et par contre coup pour l’ensemble des économies internationales. Doutes sur la viabilité de la zone, fragilisation immédiate du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, tensions sur les taux d’intérêt, renchérissement du crédit : tous les ingrédients d’une crise majeure, et longue, sont ainsi réunis.
Ceci qui est terrible ne doit pas masquer une autre crise dont l’évolution semble proche de la terminaison. Il s’agit de l’Iran, désormais menacé de plus en plus ouvertement par Israël. Si rien e Iran ne vient contrarier la folie du pouvoir, ou d’une faction du pouvoir, des actes guerriers irrémédiables peuvent se produire dans les prochaines semaines. Il serait facile là aussi d’enchaîner les prévisions catastrophiques consécutives à un tel acte. Nous nous en dispenserons ce matin. Par souci partagé, j’imagine, de salubrité collective.
Dans ce contexte, il nous manque donc la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy. En fait, c’est assez simple : où il veut, quand il veut. Mais vite.
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