Le Blog de Jean-Michel Aphatie

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La dette, Castro, Libération 19/04

Créé le 19/04/2011 à 10h13

Le poids de la dette américaine fait chuter les bourses occidentales. Pendant ce temps, nous débattons lunaire de primes aux salariés. Pendant ce temps, on apprend que Fidel Castro, grand démocrate au pouvoir depuis 1959, a renoncé définitivement hier au pouvoir. Et pendant ce temps, Libération fait des papiers sans citer ses sources. C'est pas bien ça...




Le débat français devient franchement lunaire. Les craintes que suscite l'énormité de la dette US font vaciller l'ensemble des marchés internationaux, tandis que l'Europe se trouve confrontée à l'éventualité effrayante pour l'ensemble des économies de la communauté que représente un défaut de paiement de la Grèce. Et de quoi parlons-nous, en France, pendant ce temps? D'une prime que verseraient les employeurs du secteur privé à leurs salariés, ou bien encore des salaires que les mêmes devraient augmenter, le tout sans rien traiter des problèmes spécifiquement hexagonaux que représentent le dramatique affaissement de la compétitivité tricolore, ou bien encore l'invraisemblable désordre des finances de l'Etat.

Pointons encore une fois l'un des grands problèmes de la politique française. Son discours, majorité et opposition confondues, ne part pas de la réalité du monde, ne la décrit pas, ne la fait pas partager. La politique française faillit à sa mission première qui est celle de la pédagogie. Notons d'ailleurs que la presse, tous les jours, remplit ce rôle, lisez donc aujourd'hui les pages économiques de tous les journaux et vous en sortirez effrayés.

Ce simple constat suffit à réduire en poussière plusieurs idées reçues. Sur le pouvoir de la presse, par exemple, qui équivaut à zéro, et c'est d'ailleurs heureux. Sur l'ancrage au sol, notamment par le cumul des mandats, des responsables politiques. Sur la puissance de la politique, dont nous sommes encore trop nombreux, au sein de la communauté française, à penser qu'elle peut s'affranchir des contraintes économiques.

Nous nous préparons des jours difficiles. Loin d'être terminée, la crise de système que traverse les économies occidentales est au contraire en voie d'aggravation. L'enjeu intellectuel peut-être imposé simplement: vivrons-nous une campagne électorale présidentielle délirante, pleine de promesses qui ne seront pas tenues? Ou bien la demande muette de l'opinion publique aura-t-elle suffisamment de force pour contraindre les candidats à ce réalisme dont nous payons cruellement l'absence depuis trente ans?

Certains d'entre vous se demanderont peut-être comment une demande muette peut-elle être forte? Miracle de la politique.

Regardez ce lead d'une dépêche AFP, 7h20 ce matin,  comble de cynisme, désespoir de l'âme humaine

Fidel Castro confirme qu'il renonce à la direction du PC cubain (presse officielle)  

Ce week-end, son frère, Raoul, en a rajouté une louche. Il a expliqué, sans rire, mais comment fait-il, que la relève de la génération révolutionnaire n'était pas prête, et que contre son grès, il devait rester au pouvoir. Le sacrifice. Il a aussi dit que selon lui, à l'usage, d'après son expérience, un dirigeant devait rester dix ans au pouvoir, pas plus. Lui et son frère s'y accrochent pourtant depuis 1959.

Comment réagir à cette sinistre farce? Comment supporter, accepter, tolérer, de telles attitudes? Sans doute Fidel Castro et sa clique ne comptent-ils plus beaucoup de défenseurs aujourd'hui. Ils méritent, et depuis longtemps, de finir dans la grande poubelle de l'histoire, en compagnie de tous ces dirigeants qui ont abusé du pouvoir, avili leur peuple, et discrédité ainsi jusqu'à leur souvenir.


Libération ce matin, page 18. Guillaume Clerc signe un papier ainsi titré: « Bertrand s'attaque à l'immigration du travail » Et il attaque ainsi: « Le ministre du travail suit scrupuleusement les consignes de celui de l'intérieur (…) Dimanche, Xavier Bertrand a embrayé, s'attaquant à l'immigration du travail... » etc...

Ou donc le ministre du Travail s'est-il livré une telle attaque? Un discours? Une émission? Curieux de ne pas citer le lieu, donc la source de l'attaque. B.A-BA du journalisme pourtant.  D'ailleurs, Xavier Bertrand a-t-il réellement dit ce que le journaliste dit qu'il a dit puisqu'il ne dit pas où il l'a dit, dans quel cadre, à quelle occasion.

Si tout fout le camp, même le journalisme, où va-t-on?

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Raconter les coulisses d'une interview politique quotidienne sur la première radio de France et entretenir un dialogue avec ceux que cela intéresse.

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