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Jean-Michel Aphatie

Hier soir, sur TF1, le "terrible" M. Mélenchon faisait face à Laurence "perruche" Ferrari 21/10

Pendant que l’euro frôle l’apoplexie, concentrons-nous sur l'essentiel du débat public. Hier soir, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Laurence Ferrari sur TF1.



Longtemps, Jean-Luc Mélenchon, candidat du parti de gauche à l’élection présidentielle, s’est présenté comme la terreur des journalistes. Pas de tous les journalistes, oh non. Dans une théorisation dont le net a gardé la trace et que j’ai personnellement la flemme de chercher, Jean-Luc Mélenchon a expliqué qu’il distinguait nettement les soutiers de l’information, victimes d’un système d’exploitation, des commandeurs, décideurs et éditocrates qui pervertissent l’esprit public à la seule fin de préserver leurs intérêts.

Parmi les cibles illustrant ses propos, Laurence Ferrari, journaliste de TF1, tint longtemps une place de choix. Elle se vit traiter de « perruche », nulle misogynie dans l’expression bien sûr, juste le fruit d’une analyse « Front de gauche » du couple journaliste et citoyen. Elle eut aussi l’insigne honneur d’être désignée comme un gros salaire, un million d’euros par an assura Jean-Luc Mélenchon dans une vindicte demeurée célèbre, et qui figure elle aussi sur la Toile, et le même promit, s’il parvenait un jour à l’Elysée, de lui en piquer un bon paquet au titre de la nécessaire égalité dans la République française.

Hier soir, le candidat était face à la « perruche » au gros salaire. Regardez la vidéo que vous trouverez ici, TF1 news, replay de « Parole directe » diffusée après le journal de 20 heures. Vous entendrez ceci à partir de 2’33 :

- Vous avez dit beaucoup de bêtise sur mon salaire, M. Mélenchon, susurre Mlle Ferrari

- Je les retire si vous voulez, répond M. Mélenchon.

- Merci beaucoup, ressusure la journaliste

- Si cela doit faciliter notre dialogue, précise l’homme politique

- J’apprécie beaucoup, termine la journaliste

Que faut-il retenir de cet échange ? Bien sûr l’analyse matérialiste du Front de gauche sur la nocivité des journalistes demeure puisqu’elle est le produit dialectique d’un raisonnement raisonné. Mais voilà, on peut être un vrai révolutionnaire, on n’en est pas moins un homme. Quand on a devant soi le titulaire d’un gros salaire, il n’est pas si facile de lui dire qu’on va le lui piquer. Et puis, c’est si bon, si doux, si agréable, de passer sur TF1 pour porter le message de la révolution.

Si Paris vaut bien une messe, la conquête du peuple de France ne vaut-il pas une contrition publique, devant le sourire charmeur de Laurence Ferrari en plus ? A part quelques pisse vinaigre dont on pourrait à l’avance écrire la prose tant ils sont prévisibles, qui donc s’offusquera de ce demi-tour droit dans ses bottes du "terrible" M. Mélenchon ? Personne. J’ai dit des conneries sur le salaire de Mamzlle Ferrari ? Je les retire. Illico presto. Mais je maintiens le reste. Au nom de la lutte des classes. Et de la Révolution.     


Si vous avez le temps, peut-être ne l’aurez-vous pas, je comprends, allez donc à 18’58 sur cet entretien d’anthologie. Laurence « perruche » Ferrari pose une question d’apparence anodine :

- Regrettez-vous certains de vos excès verbaux ou de vos coups de gueule ?

Téléspectateur ordinaire de l’échange, on croit connaître d’avance la réponse. Un tribun du peuple, « je suis le bruit et la fureur » avait dit un jour de lui-même Jean-Luc Mélenchon, ne regrette rien de ce qu’il dit, jamais, car il le pense, son esprit sans cesse préoccupé par le bien du peuple, et donc inspiré par l’ardent souci d’en exprimer les attentes dans des diatribes susceptibles de faire avancer sa cause en faisant trembler les puissants.

Or, surprise, hier soir, Jean-Luc Mélenchon, a abaissé la grand-voile, ramené le foc et replié le spi (suis pas voileux). Voici, au mot près, la déclaration du candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle :

- Il m’est arrivé dans la taquinerie, des fois peut-être, d’aller un peu au-delà de ce qui aurait été nécessaire. Par exemple avec vous.

Laurence « perruche » Ferrari a doucement cligné des yeux. Clap de fin. Vive la Révolution, camarades!



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3803commentaires
Signaler un abus top InternetDev le 31/10/2011 à 19h58 Face à Estrosi J.M. Apathie n'est pas meilleur que la journaliste qu'il dénonce:
Sur Canal+, J-M Apathie met Estrosi face aux 10 Millions € de sondage de l'Elysée.
Là, Estrosi lui réproche qu'il n'aurait pas dénoncé, lui, les sondages fait par le P.S..

L'un multiplie les sondage avec les frais de la république, peu repprocher à l'autre (le P.S.) de se payer des sondage avec l'argent de son parti, sans que monsieur Aphatie ne le relance et tourve cela annormal ?
Besoin de vacances Apathie ?
Signaler un abus top De Savonarole le 31/10/2011 à 11h48 Le PS sort de cellule de dégrisement :

"Le programme PS ne pourra être appliqué totalement, dit Cahuzac" ( Reuters).
Signaler un abus top juju88 le 31/10/2011 à 11h24 11h18 - Foucade - 31/10/11
10h10 - juju88 - 31/10/11
Foucade va bien ?( je suis allée faire un coucou à côté.)

°°°°°°°°°°°
Bjr juju (du 88)
Pas le temps de répondre plus et pas le temps d'aller de l'autre côté (ce sera cet APM)... j'ai mon épouse qui insiste pour que j'aille au pain, maintenant !!!

------------
on ne discute pas les ordre de son épouse!!
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