07/04/2013 - 22h26
Le Sidaction 2013, commencé vendredi et qui a pris fin dimanche soir, a franchi la barre des 5 millions d'euros (5,1 millions) de promesses de dons au profit de la recherche contre le sida, soit 900.000 euros de plus qu'en 2012, selon les organisateurs.
Le Sidaction 2013 affiche une collecte en hausse de 25% par rapport au Sidaction 2012, qui avait enregistré une baisse de 20% des dons par rapport à 2011, retrouvant ainsi le niveau des résultats des années antérieures, précisent les organisateurs.
Dans un communiqué, ces derniers se disent "heureux de constater qu'après une année 2012 difficile, due, entre autres, à un attentisme liée à une échéance électorale majeure en France, les Français sont attachés à la lutte contre le sida".
Si le Sidaction, relayé par une vingtaine de télévisions et plusieurs radios, a pris fin dimanche soir, les promesses de dons peuvent être faites jusqu'au 18 avril en appelant le 110.
Quelque 34 millions de personnes vivent avec le virus du sida (VIH) dans le monde, dont 150.000 en France.
Environ 2,5 millions de personnes sont contaminées chaque année, dont plus de 6.000 cas en France.
Quelque 8 millions de personnes infectées n'ont toujours pas accès à un traitement. Pour les autres, grâce aux trithérapies, l'infection par le VIH est devenue une maladie chronique, qui nécessite un traitement tout au long de la vie.
Sidaction est la seule association de lutte contre le sida à financer la recherche, rappellent les organisateurs.
07/04/2013 - 22h05
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabuis, a "démenti formellement" dimanche auprès de l'AFP une "rumeur, relayée par Libération" dans son édition datée de lundi lui "attribuant un compte en Suisse", ajoutant qu'il engageait des poursuites judiciaires.
"Je démens formellement la rumeur, relayée par Libération dans son édition du lundi 8 avril, m'attribuant un compte en Suisse. Elle ne repose sur aucun élément matériel et est dénuée de tout fondement" écrit M. Fabius dans un communiqué, en annonçant avoir mandaté son avocat "pour qu'il engage les procédures juridiques permettant de le démontrer et de faire cesser la diffusion de ces informations fausses et calomnieuses".
En Une, le quotidien titre: "Affaire Cahuzac, le cauchemar continue", et écrit que Laurent Fabius a démenti auprès de lui "détenir un compte en Suisse".
Libé en fait son "évènement" sous le titre: "une possible affaire Fabius tétanise l'Elysée". S'en suit un long article qui ne produit aucun élément donnant à penser que le ministre des Affaires étrangères détiendrait un tel compte non déclaré, soulignant simplement que Mediapart "explore (cette) piste".
"Il n'existe à Mediapart que ce qui est publié sur notre site", prend soin de souligner à Libération le journaliste du site d'information Fabrice Arfi.
07/04/2013 - 21h55
Le référendum sur un projet de fusion inédite des collectivités départementales et régionale d'Alsace s'est soldé dimanche par un cuisant échec, du fait de son rejet massif par les électeurs du Haut-Rhin et d'une très forte abstention dans toute l'Alsace, selon des résultats définitifs.
Pour être validé, le projet de collectivité unique d'Alsace (CTA) aurait dû non seulement recueillir 50% des suffrages exprimés, mais aussi au moins 25% des inscrits, et ce dans chacun des deux départements.
Or 55,74% des votants ont rejeté le projet dans le Haut-Rhin, selon des résultats définitifs. Et si, dans le Bas-Rhin, le oui a recueilli 67,53% des voix, l'abstention a été si forte qu'il n'a rassemblé que 22,90% des inscrits, selon des résultats définitifs.
L'abstention a été forte dans les deux départements: seuls 37,18% des électeurs se sont déplacés dans le Haut-Rhin, et 35,11% dans le Bas-Rhin.
Censé, selon ses partisans, renforcer le poids de l'Alsace, le "oui" partait pourtant favori. Un sondage publié début mars donnait près de trois-quarts de "oui" pour un quart de "non", même si le camp des opposants était déjà plus fort dans le sud de l'Alsace.
Principal initiateur du projet, le président du conseil régional Philippe Richert (UMP) a confié à l'AFP éprouver "le sentiment d'un grand gâchis".
Le président de l'UMP Jean-François Copé s'est dit "déçu", estimant qu'il fallait "continuer le travail de persuasion car cette réforme était bonne pour l'Alsace et pourrait l'être aussi pour toute la France".
Le PS a mis le rejet sur le compte d'un "manque de dialogue" et des "querelles personnelles des responsables de la droite locale". L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement (MRC) s'est pour sa part félicité du "grand bon sens" des Alsaciens.
Plus petite région de France, l'Alsace était la première à utiliser une possibilité ouverte par la loi de réforme des collectivités territoriales de décembre 2010. Déjà en 2003, les électeurs corses avaient rejeté par référendum un projet comparable.
Désormais, "la question du millefeuille (administratif) reste ouverte. Nous avons raté le coche pour dix, quinze ou vingt ans", a regretté Philippe Richert.
L'ancien ministre des Collectivités territoriales de Nicolas Sarkozy avançait comme exemples la possibilité future de mieux coordonner la gestion des transports publics régionaux, celle des collèges et lycées, ou de prestations sociales.
"Effet Cahuzac" et peurs du Haut-Rhin
"En Alsace, le peuple s'est levé face à la caste qui voulait lui vendre à la-va-vite un projet conçu dans les couloirs de Bruxelles au bénéfice de l'Europe anti-nationale des régions", s'est réjouie la présidente du Front national Marine Le Pen.
"C'est une immense gifle pour les partisans d'une France à plusieurs vitesses, fascinés par le prétendu +modèle allemand+", a commenté le Parti de Gauche, qui agitait avec des syndicats comme FO et la CGT le risque d'une possible remise en cause du droit du travail national.
"Ce résultat est aussi à mettre en relation avec le climat général, la crise, et l'affaire Cahuzac a indiscutablement eu un effet", a estimé M. Richert.
Les retombées de l'affaire de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, qui a reconnu détenir un compte non déclaré à l'étranger après des mois de mensonge, sont également citées par le président du conseil général du Haut-Rhin Guy-Dominique Kennel. "Aujourd'hui, c'est incroyable le nombre de fois où on m'a parlé de l'affaire Cahuzac", a-t-il confié à l'AFP.
"Si la méthode de la fusion a été rejetée, les élus départementaux et régionaux devront continuer à travailler ensemble pour l'Alsace", a estimé le président du conseil général du Haut-Rhin, l'UMP Charles Buttner.
Au niveau local, Philippe Richert avance aussi comme explication "un discours d'inquiétude, de peur sur l'avenir du département du Haut-Rhin", nourri notamment par le maire UMP de Colmar Gilbert Meyer, qui avait brandi le risque d'une suppression de la préfecture, pourtant pas à l'ordre du jour. Colmar a d'ailleurs voté non à 60%. Mulhouse en revanche a voté oui à 50,17%.
Les socialistes de Strasbourg, îlot de gauche dans une région très majoritairement de droite, regrettaient pour leur part qu'au terme de tractations visant à ménager les susceptibilités du Haut-Rhin le siège du futur exécutif régional soit projeté dans le chef-lieu de ce département, Colmar, au lieu de la capitale régionale historique.
A Strasbourg, où le oui l'a emporté avec 70,96% des suffrages exprimés, le maire Roland Ries (PS) a révélé sur son compte Facebook qu'il avait voté blanc. Tout en se disant favorable au principe, il a expliqué l'échec du référendum par le caractère "flou et confus" du projet.
07/04/2013 - 21h22
Saint-Étienne est monté sur le podium de la Ligue 1 grâce à sa victoire 1-0 contre Evian-Thonon et à la défaite de Lyon à Reims sur le même score, dimanche lors de la 31e journée, qui a vu les positions se resserrer dans la course à la Ligue des champions.
C'est la troisième défaite consécutive pour Lyon, qui n'a pris que deux points lors de ses cinq derniers matches. Les Lyonnais, qui étaient sur le podium depuis la 2e journée, ont livré une prestation d'une immense pauvreté au stade Auguste-Delaune et ont été très logiquement battus.
Le but rémois a été inscrit à la 53e minute par Krychowiak sur un penalty provoqué par Bisevac, exclu sur le coup pour des insultes à l'arbitre.
Reims est 15e, alors que Lyon glisse à la quatrième place, à 11 points du leader, le Paris SG, et à quatre longueurs de Marseille (2e). L'OL compte le même nombre de points (53) que Saint-Etienne (3e) mais est nettement devancé à la différence de buts (+16 contre +26).
"Il y a urgence. Il faut se serrer les coudes, retrouver beaucoup d'humilité et se mettre au travail", a reconnu l'entraîneur lyonnais Rémi Garde après le match.
Auparavant, Saint-Etienne avait péniblement battu Evian-Thonon 1-0 au stade Geoffroy-Guichard. Le but des Verts a été inscrit à la 78e minute par Laquait contre son camp. Les joueurs d'Evian-Thonon ont contesté ce but, mais le ballon était bien entré, de quelques centimètres, ce qu'a reconnu leur entraîneur Pascal Dupraz.
Avant ce but, les Stéphanois avaient été nettement dominateurs mais étaient tombés sur un excellent Laquait dans les buts adverses. Evian-Thonon se retrouve 17e, avec un point de marge seulement sur la zone rouge.
Les Verts montent eux sur le podium, à quatre points de Marseille, vainqueur vendredi de Bordeaux sur son score favori, 1-0.
Lille revient très fort
Samedi, le Paris SG, leader, avait assez tranquillement dominé Rennes (2-0) grâce à des buts de Ménez et Ibrahimovic (qui en compte désormais 26) au stade de la Route de Lorient. A sept journées de la fin, le club de la capitale compte sept longueurs d'avance sur Marseille.
Mais derrière le leader, bien parti pour le titre, la course s'est resserrée pour les places européennes. Entre Saint-Etienne (3e) et Nice (6e), il n'y a en effet que deux points.
Dimanche soir, Lille a écrasé une équipe de Lorient submergée (5-0) et a confirmé ses ambitions pour la fin de saison. Le Losc (5e) n'a qu'un point de retard sur le podium et arrive lancé avec sept victoires lors des huit derniers matches.
Face à Lorient, Kalou a inscrit un doublé et les autres buts ont été marqués par Payet, excellent, Digne sur penalty, et Rodelin.
Nice ne compte qu'un point de moins que Lille après être allé s'imposer 4-3 dans un match fou à Toulouse.
Le champion en titre Montpellier (7e) a battu Valenciennes 3-1 et peut aussi espérer quelque chose de cette fin de saison. Sochaux et Ajaccio ont fait match nul 0-0.
En bas de tableau, Nancy (18e) a obtenu un succès 1-0 très important contre Troyes (20e), qui semble condamné. Et ça va très mal à Brest, qui a limogé en début de semaine l'entraîneur Landry Chauvin, remplacé par Corentin Martins. Les Bretons sont désormais relégable (19e) après la correction infligée par d'enthousiasmants Bastiais (4-0).
Résultats de la 31e journée du Championnat de France de football:
vendredi
Marseille - Bordeaux 1 - 0
samedi
Rennes - Paris SG 0 - 2
Bastia - Brest 4 - 0
Toulouse - Nice 3 - 4
Nancy - Troyes 1 - 0
Montpellier - Valenciennes 3 - 1
Sochaux - Ajaccio 0 - 0
dimanche
Saint-Etienne - Evian/Thonon 1 - 0
Reims - Lyon 1 - 0
Lille - Lorient 5 - 0
NDLR : Ajaccio a été pénalisé de 2 points (plus 1 avec sursis) en raison des incidents survenus à la fin du match contre Lyon, le 13 mai dernier.
07/04/2013 - 20h11
Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a annoncé dimanche des coupes dans les dépenses publiques et confirmé sa politique de rigueur après le rejet par la Cour constitutionnelle de plusieurs mesures d'austérité recommandées par les créanciers du pays, sous assistance financière depuis mai 2011.
Dans une déclaration solennelle à la Nation le chef du gouvernement a souligné qu'il n'y aurait pas de nouvelles augmentations d'impôts mais que des mesures seraient prises pour "contenir la dépense publique dans les domaines de la Sécurité sociale, la Santé et l'Education".
Le Premier ministre n'est pas entré dans le détail des mesures prévues mais, dans le cadre d'une réforme de l'Etat, le gouvernement s'est déjà engagé à réduire les dépenses publiques de 4 milliards d'euros d'ici 2015.
La Cour constitutionnelle a considéré vendredi dernier comme discriminatoire et donc contraire à la Constitution, la suppression des 14e mois de salaires versés aux fonctionnaire et de pensions aux retraités, de même qu'une réduction des allocations chômage et maladie.
Cette décision, qui a privé le gouvernement d'économies allant, selon les estimations, de 900 millions à 1,3 milliard d'euros, a compliqué singulièrement la réalisation de ses objectifs budgétaires, définis en accord avec les créanciers internationaux du pays dans le cadre du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011 par l'UE et le FMI.
Le Premier ministre, critiqué de toutes parts pour une politique de rigueur, jugée excessive, a souligné qu'il n'y renoncerait pas. "Le gouvernement respectera tous les objectifs du programme d'aide et réaffirme le respect des engagements intérieurs et extérieurs de l'Etat portugais", a assuré M. Passos Coelho.
Le Premier ministre a également souligné qu'il n'était pas question pour lui de demander un second plan de sauvetage. "Nous ferons tout pour l'éviter", a-t-il dit en précisant qu'il s'agissait d'un "impératif politique fondamental".
N'hésitant pas à dramatiser la situation le chef du gouvernement a estimé que le verdict de la Cour aura "des sérieuses conséquences pour le pays". Sa position est désormais "plus fragile" vis à vis de ses bailleurs de fonds et des investisseurs, a-t-il expliqué, alors que le Portugal espère revenir dès cette année sur les marchés de la dette et envisage une émission d'obligations à 10 ans, la première depuis sa demande d'aide internationale.
La décision de la Cour est d'autant plus regrettable, selon M. Passos Coelho, que le pays souhaite négocier dès la semaine prochaine lors d'une réunion à Dublin des ministres des finances de la zone euro, un allongement des délais de remboursement des prêts qui lui ont été accordés.
Le Premier ministre a également souligné que désormais le Portugal n'était pas assuré de recevoir de ses bailleurs de fonds un nouvelle tranche d'aide, dans le cadre du prêt global de 78 milliards d'euros, comme prévu à l'issue, début mars, de leur dernier examen des comptes du pays.
Le Parti socialiste, principale formation d'opposition, a qualifié de "lamentable" la déclaration de M. Passos Coelho. "Nous avons entendu un Premier ministre faire du chantage. Son unique désir est de châtier les Portugais", a déclaré Joao Ribeiro, porte parole du PS.
Le Parti socialiste réclame désormais une renégociation du plan d'aide qu'il avait pourtant lui même sollicité en avril 2011 alors qu'il était au pouvoir.
Pour marquer sa rupture définitive avec la politique d'austérité, il a déposé mercredi sa première motion de censure contre le gouvernement, qui l'a surmontée grâce à la confortable majorité dont il dispose à l'Assemblée.
Le climat politique s'est considérablement tendu au cours des derniers jours les médias échafaudant des scénarios catastrophes allant d'une démission du Premier ministre à un profond remaniement ministériel, en passant par la formation d'un gouvernement de "salut national"
La situation pour le gouvernement est d'autant plus délicate que les mesures d'austérité ont aggravé la récession et le chômage. L'économie doit cette année reculer de 2,3% et le chômage atteindre le taux record de 18,2%.
07/04/2013 - 20h06
La France a été éliminée dimanche en quarts de finale de la Coupe Davis par l'Argentine, 3 victoires à 2, après la défaite lors du dernier match de Gilles Simon face à Carlos Berlocq, dans l'ambiance hostile du Parque Roca de Buenos Aires.
Berlocq, modeste 71e mondial mais spécialiste de la terre battue, a donné la victoire à l'Argentine en dominant Simon (13e mondial) 6-4, 5-7, 6-4, 6-4.
Le Français, qui a été appelé à jouer deux simples après le forfait de Richard Gasquet, a sauvé 5 balles de match avant de céder.
Auparavant, Jo-Wilfried Tsonga avait redonné espoir aux Bleus au terme d'un match à sens unique contre Juan Monaco, défait 6-3, 6-3, 6-0.
Vendredi, Tsonga avait apporté le premier point à la France contre Berlocq, en 5 manches, avant que Simon sombre face à Monaco. Samedi, c'est le double Llodra/Benneteau qui avait plié face à la paire argentine Nalbandian/Zeballos.
Lors de leur 6e opposition, l'Argentine a donc renversé la vapeur contre la France, qui menait jusque là 5 victoires à 0.
Le Parque Roca, rempli aux trois-quarts, avait des allures de stade de football, tant les supporteurs argentins sifflaient et chambraient l'adversaire, tout en soutenant Juan "Pico" Monaco et Carlos "Charlie" Berlocq.
Berlocq aura été le héros de la rencontre côté argentin. A 30 ans, son meilleur résultat sur le circuit ATP est une finale au tournoi de Vina del Mar (Chili), mais contre Simon, il a été transcendé par l'enjeu.
En demi-finale, l'Argentine se déplacera en République tchèque, tenante du titre et victorieuse du Kazakhstan en quarts.
07/04/2013 - 19h13
Pressé de toutes parts de prendre une initiative forte après le séisme de l'affaire Cahuzac, François Hollande prépare activement des mesures-chocs de moralisation de la vie politique pour tenter de sortir par le haut du premier scandale de son quinquennat.
Un scandale qui pourrait prendre une plus grande ampleur, alors que la télévision publique helvétique (RTS) a assuré dimanche que l'ex-ministre délégué au Budget avait cherché à placer 15 millions d'euros en Suisse en 2009, une "thèse" toutefois immédiatement réfutée par son avocat, Jean Veil.
Hormis son déplacement de quelques heures samedi dans son fief de Tulle, le président de la République a passé le week-end à travailler et à consulter tous azimuts, en contact étroit avec les équipes de Matignon et du ministre chargé des Relations avec le Parlement Alain Vidalies.
Cinq jours après les aveux de l'ancien ministre délégué au Budget, la droite n'a pas baissé la garde, poursuivant ses attaques à l'encontre de l'exécutif. "Les jours du gouvernement sont comptés" a lâché l'ancien ministre UMP Xavier Bertrand, qui avec le président du mouvement Jean-François Copé a demandé une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire, comme l'avait fait auparavant l'UDI.
Face à l'urgence, l'objectif du gouvernement est d'élaborer le plus rapidement possible un projet de loi sur la base des mesures qu'il avait annoncées mercredi au lendemain de la mise en examen de son ex-ministre du Budget: réforme du Conseil supérieur de la magistrature pour "renforcer l'indépendance de la justice", lutte "impitoyable" contre les conflits entre intérêts publics et privés avec la "publication et le contrôle" du patrimoine des ministres et parlementaires, "interdiction de tout mandat public" pour les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale et corruption.
"Je prépare sous l'autorité du président de la République des mesures sévères pour garantir la transparence, le respect de la loi et la probité", a déclaré Jean-Marc Ayrault dans une interview à paraître lundi dans la Nouvelle République du Centre-Ouest. "La fin du cumul des mandats, la transparence totale sur les patrimoines, la traque des conflits d'intérêts, la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux. Nous ferons tout ceci", assure-t-il.
"L'idée c'est de sortir un texte de loi très fort pour juguler" la crise provoquée par cette affaire, affirmait dimanche l'Elysée indiquant sans plus de précisions que "plusieurs pistes sont à l'étude".
"On n'est pas en cellule de crise du matin au soir" mais "le président est déterminé à ce que des mesures radicales soient prises rapidement", précisait un conseiller du chef de l'Etat.
A Matignon, "tout le monde est à fond pour produire un texte le plus rapidement possible", indiquait un autre conseiller sans être en mesure de préciser si le texte pourrait être présenté dès cette semaine.
Les propositions vont bon train dans la majorité pour tenter de réparer les dégâts de l'affaire Cahuzac. Parfois dans la cacophonie. Ainsi le premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir a proposé vendredi un référendum pour moraliser la vie politique, mais une de ses porte-parole, Frédérique Espagnac, a elle jugé que le Parlement avait déjà "les instruments" pour le faire.
L'aile gauche de la majorité et les écologistes continuent eux à être très sévères sur les responsabilités de l'exécutif, alors que selon un sondage paru dimanche 60% des Français sont favorables à un remaniement du gouvernement et que dans un autre plus du tiers se prononcent pour une dissolution de l'Assemblée nationale.
Dans l'entourage du chef de l'Etat, certains voient mal comment sortir de l'impasse. "Ce ne sont pas les mesures de moralisation qui vont changer quoi que ce soit. La population a été ébranlée dans ses profondeurs, il y a aujourd'hui une rupture de confiance avec le monde politique", affirme ainsi un de ses conseillers.
"Je me souviens du temps où on rêvait d'un quinquennat sans affaires... c'est raté", se lamente un autre, rappelant avec amertume les déclarations de campagne du candidat socialiste.
En particulier celles du grand meeting du Bourget le 22 janvier 2012 où il proclamait "j'aime les gens quand d'autres sont fascinés par l'argent", faisant du monde de la finance son "adversaire".
Alors que le chef de l'exécutif est passé en dessous de la barre des 30% dans deux récentes enquêtes d'opinion, son deuxième déplacement de 48 heures, qui était prévu cette semaine dans l'Ardèche et la Drôme, est remis "à plus tard", a indiqué l'Elysée.
07/04/2013 - 19h12
Le président Hamid Karzaï a "fermement condamné" dimanche un bombardement de l'Otan samedi dans l'est de l'Afghanistan qui a tué onze enfants afghans, malgré de multiples injonctions de sa part à cesser les attaques aériennes sur des zones d'habitations.
"Tout en condamnant l'utilisation de civils comme boucliers, le président a dénoncé toute opération qui cause la mort de civils", peut-on lire dans un communiqué de la présidence afghane, ajoutant qu'une "délégation" se rendrait sur les lieux pour enquêter.
L'Isaf, la force de l'Otan en Afghanistan, qui indiquait jusqu'alors que "jusqu'à dix femmes et enfants avaient été blessés mais non pas tués", selon l'un de ses porte-parole dimanche après-midi, a déclaré quelques heures plus tard qu'elle "prenait acte des informations sur la mort de dix enfants", selon un autre de ses communicants.
"Nous rassemblons les faits pour comprendre ce qui s'est produit. Nous prenons chaque perte civile très au sérieux", a poursuivi cet autre porte-parole.
Un premier bilan, confirmé par trois responsables de la province du Kunar, l'un des bastions talibans de l'Est du pays où l'incident s'est produit, faisait état de 10 enfants morts, auxquels s'ajoutait la mort d'une femme, selon d'une de ces sources.
Le bombardement s'est produit alors qu'un combat intense opposait des troupes afghanes et américaines à des insurgés talibans dans le district de Shigal, selon plusieurs sources afghanes et l'Isaf.
"Avant le bombardement, un Américain a été tué et quatre membres des forces de sécurité afghanes ont été blessés dans une attaque des insurgés", a commenté Wasifullah Wasifi, le porte-parole du gouvernement provincial du Kunar.
La mort d'un civil américain dans l'Est afghan a été annoncée samedi par les forces armées américaines par communiqué, sans plus de précisions. Le porte-parole de l'Isaf a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait bien du même incident.
"On nous tirait dessus depuis plusieurs maisons de la zone. Un Américain a été tué et plusieurs de nos hommes blessés. La force de la coalition a répondu par un bombardement", a expliqué une source sécuritaire afghane présente pendant l'opération.
"Nous ne savions pas qu'il y avait des femmes et des enfants dans la maison. Les talibans les ont utilisés comme des boucliers", a poursuivi cet homme sous couvert d'anonymat.
Selon Abdul Zahir, le gouverneur du district de Shigal, où les combats ont eu lieu, les villageois à Asa Abad, capitale du Kunar, ont fait état de dix cadavres d'enfants, alors que six femmes ont été prises en charge à l'hôpital provincial.
Selon Sayed Rahman, reponsable de la sécurité de Shigal, une femme aurait également péri dans le bombardement.
Abdulqahar Balkhi, un porte-parole des talibans, a regretté sur twitter la mort de "22 civils innocents devenus martyrs à cause d'un bombardement des terroristes américains et de l'Otan", dont "15 membres d'une même famille".
Les bombardements sont un motif de colère constant d'Hamid Karzaï à l'égard de la force internationale, qui porte son gouvernement à bout de bras.
Début février, le chef de l'Etat afghan avait interdit à ses forces armées de solliciter l'appui aérien de l'Otan, après que dix femmes et enfants eurent trouvé la mort dans le Kunar.
Malgré onze années de présence de la coalition de l'Otan, qui les a chassés du pouvoir, les talibans n'ont toujours pas été mis hors de combat. Ils poursuivent leur guérilla contre les forces internationales et contre les forces gouvernementales afghanes, principalement dans le sud et l'est du pays.
Avril marque le début de la "saison des combats" en Afghanistan, après un hiver rigoureux généralement plus calme.
Samedi, cinq autres membres de la coalition, trois militaires et deux civils, sont également morts au cours d'une attaque à la voiture piégée dans le sud du pays, faisant de cette journée la plus meurtrière pour la coalition internationale en près de huit mois.
07/04/2013 - 19h07
La chancelière allemande Angela Merkel a interpellé Vladimir Poutine sur les problèmes rencontrés par plusieurs organisations internationales en Russie, en inaugurant dimanche soir le salon industriel d'Hanovre (nord) avec le président russe.
Dans son discours d'inauguration, elle a plaidé pour "donner leur chance aux organisations non-gouvernementales, aux multiples associations dont nous savons en Allemagne qu'elles sont un moteur d'innovation".
L'innovation sera un élément essentiel de la modernisation et la diversification de l'économie russe, a-t-elle dit, et "nous sommes convaincus que cela réussit particulièrement bien quand il y a une société civile active".
Ses propos, très applaudis, étaient une allusion directe aux enquêtes menées en Russie contre plusieurs organisations internationales, dont des fondations politiques allemandes, enquêtes qui ont provoqué le courroux des partenaires de Moscou.
Dans un entretien à la télévision allemande ARD diffusé dimanche le président russe avait à nouveau défendu ces inspections, estimant que le peuple russe avait "le droit" de savoir quelles organisations installées dans le pays recevaient un financement étranger "et dans quel but".
Devant le centre des congrès de Hanovre, qui accueillait la cérémonie d'inauguration, une centaine de personnes manifestait pacifiquement, à l'appel d'Amnesty International et Human Rights Watch, demandant notamment à "laisser tranquille les ONG".
Sur la question des espaces de liberté laissés à la société civile, "il nous faut poursuivre la discussion", a dit Mme Merkel, qui devait à l'issue de la cérémonie dîner avec M. Poutine pour évoquer entre autres spécifiquement le cas des ONG contrôlées. La chancelière, ancienne citoyenne de RDA, maîtrise le russe, tandis que Poutine, qui a travaillé pour le KGB à Dresde (est), parle allemand.
C'est la deuxième fois en six mois que Mme Merkel égratigne M. Poutine en public: en novembre 2012, Mme Merkel, lors d'un forum à Moscou rassemblant des représentants de la société civile des deux pays, elle s'était interrogée sur la condamnation de deux des membres du groupe Pussy Riot à deux ans de camp pour une "prière punk" anti-Poutine chantée dans la cathédrale de Moscou.
De son côté, à Hanovre, M. Poutine, prenant la parole avant elle, a fait l'éloge des relations commerciales solides les deux pays. Le commerce bilatéral a atteint un plus haut historique de 74 milliards d'euros l'an dernier, a-t-il rappelé, et "je suis sûr que nous atteindrons 100 milliards bientôt", selon lui.
Après son dîner avec Mme Merkel, M. Poutine doit rejoindre l'ancien chancelier allemand, le social-démocrate Gerhard Schröder, qui célèbre ce dimanche ses 69 ans à Hanovre.
La Russie était déjà partenaire officiel de la Foire de Hanovre, qui se targue d'être le plus grand salon industriel du monde, en 2005, à une époque plus faste des relations germano-russes. De nombreux contrats avaient alors été signés en marge du salon, mais rien de tel n'est prévu cette année.
Outre la question des ONG, d'autres sujets de tension empoisonnent Berlin et Moscou, tels le sauvetage de Chypre, où l'Allemagne a joué un rôle déterminant, alors que nombre de ressortissants russes y laisseront des plumes.
Il n'en reste pas moins que les liens économiques entre les deux pays sont forts et appelés à se renforcer. Le gaz russe est crucial pour l'approvisionnement en énergie de la première économie européenne.
07/04/2013 - 17h54
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est retourné dimanche au Proche-Orient afin d'"écouter" les dirigeants israéliens et palestiniens et explorer les moyens de relancer des négociations de paix bloquées depuis septembre 2010.
Venant de Turquie, M. Kerry est arrivé à l'aéroport Ben Gourion vers 14H50 GMT. Il s'est directement rendu à Ramallah (Cisjordanie) pour des entretiens dans la soirée avec le président palestinien Mahmoud Abbas.
Washington a averti par avance qu'il n'apportait aucun plan de paix dans ses bagages. M. Kerry souhaite avant tout "écouter" les deux parties et "voir ce qu'il est possible" de faire pour relancer les négociations.
A Istanbul, le secrétaire d'Etat américain a pressé Israël et la Turquie d'accélérer la normalisation de leur relations en insistant sur le rôle "clé" qu'Ankara pouvait jouer dans l'éventualité d'une relance du processus de paix.
"Ce n'est pas aux Etats-Unis d'en poser les conditions ou les termes (mais) nous voulons que cette relation, qui est importante pour la stabilité du Moyen-Orient et même cruciale pour le processus de paix lui-même, revienne à la normale", a jugé M. Kerry devant la presse à l'issue d'un entretien avec son homologue turc Ahmet Davutoglu.
"La Turquie peut de nombreuses façons jouer un rôle clé, apporter une importante contribution au processus de paix (...) un pays aussi dynamique et énergique que la Turquie peut avoir un impact profond sur le processus de paix", a-t-il plaidé.
Mais la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, chargée du dossier des négociations avec les Palestiniens, a exclu que la Turquie joue un rôle actif dans l'immédiat dans la relance du dialogue entre Israéliens et Palestiniens.
"Le processus politique doit se dérouler de façon directe entre nous et les Palestiniens", a dit Mme Livni à la radio publique, répondant à une question sur le rôle que pourrait jouer la Turquie dans la relance du processus de paix.
Pas de médiation turque dans l'immédiat
"Les dirigeants de la région sont importants. Tout dirigeant palestinien qui souhaite négocier doit bien entendu obtenir le soutien des pays de la région, mais pour le moment nous sommes totalement impliqués dans les efforts en vue de la reprise des négociations directes, tandis que les Américains tentent d'aider à cette relance", a expliqué Mme Livni au moment de l'arrivée de M. Kerry.
"Nous pourrons sous peu évaluer la contribution des pays de la région. L'idée est intéressante, mais cela prendra du temps", a souligné l'ancien chef de la diplomatie israélienne.
Sous la pression des Etats-Unis, à la fin de la visite historique du président Barack Obama en Israël, M. Netanyahu a présenté le 22 mars les excuses de son pays pour la mort de neuf ressortissants turcs, tués par l'armée israélienne lors de l'assaut en 2010 d'une flottille humanitaire en route pour Gaza.
Ce geste a relancé les relations entre les deux pays, suspendues de fait depuis cet incident. Des discussions sur le versement de dommages et intérêts aux familles des victimes turques doivent débuter la semaine prochaine.
M. Kerry a notamment insisté dimanche sur la nécessité pour Israël de tenir ses promesses en matière de "compensations" et souhaité le retour rapide d'ambassadeurs dans les deux pays. "J'ai confiance en la bonne volonté des deux parties", a-t-il dit.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui avait accepté les excuses d'Israël "au nom du peuple turc", a d'ores et déjà prévenu que la qualité de la relation entre les deux pays dépendrait largement de l'attitude d'Israël.
M. Erdogan, qui réclame la levée du blocus israélien de la bande de Gaza, a annoncé le mois dernier qu'il envisageait d'ici fin avril une visite dans les Territoires palestiniens, y compris à Gaza, une initiative qui ne manquerait pas d'être très critiquée en Israël.
Sur le dossier nucléaire iranien, qui sera au menu de ses discussions avec Benjamin Netanyahu, le secrétaire d'Etat américain a profité de son étape stambouliote pour mettre en garde les Iraniens contre toute volonté de gagner du temps dans les négociations engagées avec les grandes puissances.
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