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08/04/2013 - 10h24

A l'école des petits rats de l'Opéra, exigence mais pas souffrance

A l'ombre des tours de la Défense, les petits rats de l'Opéra de Paris peaufinent entrechats, arabesques et pirouettes à une semaine du spectacle qui célébrera le tricentenaire de la prestigieuse école de danse, école de l'exigence "mais pas de la souffrance".

Leur centre de formation est un lieu à part situé en bordure d'un parc, non loin de la préfecture de Nanterre (Hauts-de-Seine). A l'intérieur de ce bâtiment blanc conçu en 1987 par l'architecte Christian de Portzamparc, chaque jeune fille vous accueille par une demi-révérence. Les garçons, par un salut de la tête.

A la mi-journée, entre la fin des cours et le début des leçons de danse, les plus jeunes s'échauffent en jouant au badminton. D'autres s'étirent sous des portraits de Vaslav Nijinski ou Ghislaine Thesmar, ou multiplient dégagés et fouettés près du grand escalier. "Ici, les élèves vivent cet art dans la joie et la bonne humeur", assure la directrice, Elisabeth Platel. "C'est un choix librement consenti. Ils sont réunis par une même passion, pas un sacerdoce", insiste celle qui fut l'une des étoiles de Rudolf Noureev, pour tordre le cou à un "lieu commun".

Gratuite, l'école se veut "de qualité et d'exception", à l'instar du Bolchoï ou du Royal Ballet de Londres. Des tests de souplesse, de cambrure de pied et d'ouverture de hanche déterminent la sélection à partir de 8 ans. Chaque candidat doit respecter des critères référents de poids et de taille en fonction de son âge.

"Pour devenir ballerine, il faut être mince avec de longues et jolies jambes. Ni trop grande, ni trop petite", souligne Carole Arbo, enseignante et ex-danseuse étoile. Un examen décide chaque année de l'accès à la division supérieure. Ceux qui échouent doivent quitter l'école.

Une hygiène de vie

Ida et Roxane, 17 ans et demi, rêvent de marcher sur les traces de leurs aînées danseuses étoiles Aurélie Dupont et Laëtitia Pujol. Dans deux à trois mois, elles se présenteront au concours de promotion au corps de ballet de l'Opéra de Paris. Les places sont limitées: de deux à huit en fonction des années et des départ en retraite (à 42 ans) pour une vingtaine de candidats.

Repérée lors d'un stage estival, Ida a quitté la banlieue d'Helsinki pour rejoindre celle de Paris il y a un peu moins d'un an. "On bosse plus ici. C'est beaucoup plus dur qu'en Finlande", confie la jeune femme au visage de poupée et aux cheveux blonds ondulés.

Danseuse "depuis toute petite", Roxane, elle, est arrivée à Nanterre à l'âge de 11 ans après un passage à Bruxelles et plusieurs années passées en Macédoine d'où son père est originaire. "Il faut que nous soyons très réguliers dans le travail. On ne peut pas se laisser aller, on sent tout de suite que c'est pour nous amener à être professionnels", explique-t-elle.

En cas d'échec, les deux jeunes femmes pourront toujours tenter d'intégrer une autre compagnie, et pourquoi pas, repasser le concours plus tard.

La soeur de Simon l'a réussi. C'est pour lui montrer qu'il en est "aussi capable" que le jeune Parisien de 15 ans a intégré l'école des petits rats. "C'est devenu une passion. Je me demande aujourd'hui comment on fait sans", affirme ce garçon aux cuisses sculptées dans un collant gris.

Comme beaucoup, il est arrivé à 8 ans à Nanterre, en tant que stagiaire. Un apprentissage qui implique d'être en internat. En grandissant, les élèves peuvent choisir de rentrer dans leur famille le soir comme Simon. "Cela permet d'évacuer la journée, d'y repenser et d'analyser avec plus de recul ce qui s'est bien ou mal passé", explique-t-il.

L'entraînement est difficile et marqué par la crainte de la blessure. C'est la rançon du succès comme dans d'autres disciplines, tels la musique et le sport de haut niveau, fait valoir la directrice. "C'est une hygiène de vie mais rien n'est imposé, conclut-elle. On n'est pas dans le drame."

08/04/2013 - 10h07

Grèce: inquiétudes sur la nationalisation de deux banques

Les actions de la Banque Nationale de Grèce (BNG), première banque commerciale grecque et d'Eurobank ont chuté de 30% à l'ouverture de la Bourse d'Athènes lundi matin, après le gel de leur fusion programmée, et sur fond d'inquiétudes sur leur nationalisation.

Cette chute fait suite au gel de la fusion des deux établissements annoncé dimanche soir par la Banque de Grèce, afin de permettre leur recapitalisation rapide et séparée d'ici la fin du mois, une décision prise en coordination avec le gouvernement grec et la troïka des bailleurs de fonds UE, BCE et FMI.

"Cette chute est normale", a commenté auprès de l'AFP une source bancaire, en soulignant que les deux établissements seraient certainement placés "sous contrôle du Fonds hellénique de stabilité financière (FHSF) et de la troïka", ce qui signifie une nationalisation de facto.

Dans la foulée, BNG et Eurobank ont annoncé lundi la convocation mardi d'une assemblée générale de leurs actionnaires pour lancer l'augmentation de capital, qui doit s'achever "d'ici fin avril", selon le ministère grec des Finances.

Les dépots bancaires dans ces établissements sont garantis, a affirmé le porte-parole du gouvernement Simos Kedikoglou lundi matin à la télévision Antenna.

Les deux autres banques grecques en cours de recapitalisation, Alpha Bank et Banque du Pirée doivent aussi convoquer leurs actionnaires, jeudi pour la première, et vendredi pour la deuxième.

Les quatre banques ont déjà reçu une avance de près de 50 milliards d'euros de l'UE et du FMI, via le Fonds héllénique de stabilité financière, pour assurer leur recapitalisation.

Pour garantir leur autonomie de direction, les banques s'étaient engagées en décembre auprès des prêteurs du pays à lever elle-mêmes auprès d'investisseurs privés, 10% du capital final des établissements.

C'est cette condition qui a peu de chances d'être remplie par la BNG et Eurobank, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.

"La BNG et Eurobank ont admis qu'elles seront incapables de réunir cet argent," a encore affirmé cette source.

En revanche Alpha et Banque du Pirée vont tenter de lever les fonds auprès d'investisseurs privés, nécessaires au maintien de leur indépendance.

A la mi-journée, l'indice de la Bourse d'Athènes perdait lundi 1,68%, à 809 points, et l'indice des banques 15,82%. Le titre de la BNG chutait de 30% et celui d'Eurobank de 16,67% après un recul de 30% en ouverture. L'action d'Alpha chutait de 7,02% tandis que celle la Banque du Pirée reculait de 13,3%.

Depuis plusieurs jours, la troïka aurait exprimé des inquiétudes sur la fusion programmée, BNG-Eurobank selon la presse. Elle s'inquiéterait en particulier de la position dominante sur le marché grec de la nouvelle entité dont les actifs serait équivalents au PIB du pays.

"(Les bailleurs de fonds) sont réticents à l'idée de voir naître un acteur aussi important, doté d'une part de marché de l'ordre de 40%," a déclaré le gouverneur de la Banque de Grèce, George Provopoulos la semaine dernière.

"La troïka dit, et je peux dire aussi, que les difficultés seront plus grandes une fois créée l'entité BNG-Eurobank, dont les besoins en capitaux seront de l'ordre de 1,5 milliard d'euros ou un peu plus, une somme très importante dans les circonstances actuelles. Nous nous inquiétons du fait que si l'on ne trouve pas d'investisseurs privés, elle doive passer sous contrôle public", a déclaré le gouverneur de la Banque de Grèce sur la chaîne de télévision publique NET.

La Banque de Grèce a confirmé que le processus de recapitalisation des quatre banques dites systémiques "se poursuit normalement et prendra fin au mois d'avril".

Selon une source bancaire proche du dossier, le processus de consolidation des banques grecques ne s'arrête pas malgré le gel de ce que la presse grecque a surnommé la mega-fusion, des rumeurs de marché faisant état d'un rapprochement entre Eurobank et Postbank et d'une reprise de la petite banque en difficulé Proton par BNG.

08/04/2013 - 09h15

Coupe Davis: Simon craque, la France éliminée par une Argentine survoltée

La France a été éliminée de la Coupe Davis par une équipe d'Argentine survoltée: Gilles Simon a craqué dans le dernier simple alors que Jo-Wilfried Tsonga avait remis les deux équipes à égalité, dimanche en quart de finale à Buenos Aires.

Les Argentins se sont imposés 3 victoires à 2 sur la terre battue du Parque Roca, en fusion avec ses joueurs.

En demi-finale, l'Argentine se déplacera en République tchèque, tenante du titre et victorieuse du Kazakhstan (3-1) en quarts.

C'est la troisième défaite de l'équipe de France sur terre battue en trois ans, après des revers contre l'Espagne (2011) et les Etats-Unis (2012).

Tsonga a tenu son rang de N.8 mondial et de pilier de l'équipe de France (13 victoires et 3 défaites) en remportant ses deux simples, alors que Simon, pourtant 13e mondial, a concédé deux défaites face à des joueurs classés 19e et 71e à l'ATP, mais transcendés par la Coupe Davis. Initialement remplaçant, il avait été appelé à suppléer Richard Gasquet, forfait sur blessure.

Samedi, c'est le double Llodra/Benneteau qui avait plié face à la paire argentine Nalbandian/Zeballos.

A 30 ans, Carlos Berlocq a été le héros de la rencontre. Alors que sa meilleure performance sur le circuit ATP est une finale au tournoi de Vina del Mar en 2012, il a eu les nerfs assez solides pour remporter le dernier simple, décisif. Ironie de l'histoire, c'est un Argentin d'origine française.

Spécialiste de la terre battue, Berlocq a gagné 6-4, 5-7, 6-4, 6-4 contre Simon, qui a sauvé 5 balles de match avant de céder.

Simon et Berlocq ont souvent fait jeu égal lors d'une bataille de fond de court de près de 4 heures, au cours de laquelle les retourneurs ont souvent pris le dessus sur les serveurs.

Une ambiance de stade de football

Quand Berlocq a enlevé le 3e set, moment charnière, le public s'est mis à sauter et à chanter, y compris Monaco et le staff argentin au bord du terrain. Une heure plus tard, le stade chavirait de bonheur.

Déjà vendredi, Berlocq avait mis Tsonga en difficulté. Mais le Français avait fini par s'imposer en cinq sets, apportant le premier point à l'équipe de France.

La France menée 2-1 après la défaite du double samedi, Tsonga avait remis les deux équipes à égalité (2-2) dimanche matin, en signant un match parfait contre Monaco. Vite entré dans la partie contrairement à vendredi, il prenait dès le 2e jeu le service de l'Argentin et la suite était une promenade de santé (6-3, 6-3, 6-0 en 1h42).

Face à Monaco, Tsonga a su imposer son jeu porté vers l'attaque. Le 19e mondial s'est accroché mais "n'avait pas les armes" pour le contrarier, dira le Manceau après le match.

Lors de leur 6e opposition, l'Argentine a donc renversé la vapeur contre la France, qui menait jusque là 5 victoires à 0.

Le Parque Roca, rempli aux trois-quarts dimanche, avait des allures de stade de football tout au long du week-end, tant les supporteurs argentins sifflaient et chambraient l'adversaire, tout en soutenant Juan "Pico" Monaco et Carlos "Charlie" Berlocq.

Les Argentins, qui étaient pourtant privés de leur meilleur joueur Juan Martin Del Potro (N.7 mondial), fâché avec le capitaine Martin Jaite et David Nalbandian, ont démontré qu'ils avaient la Coupe Davis dans le sang et que le classement ATP n'était pas la référence dans cette compétition.

La France, qui avait perdu 28 fois sur 33 rencontres après avoir été menée 2-1, a donné raison aux statistiques. D'autant plus qu'avant d'affronter les Bleus, l'Argentine avait remporté 18 de ses 20 dernières rencontres de Coupe Davis à domicile.

En plus des drapeaux bleu et blanc de l'Argentine, un drapeau du Vatican avait même été déployé dans les tribunes, comme pour solliciter l'aide du pape argentin François.

08/04/2013 - 09h03

Egypte: retour au calme près de la cathédrale copte

Le calme était revenu lundi matin aux alentours de la cathédrale copte du Caire, devant laquelle des violences confessionnelles ont fait deux morts et 89 blessés après des funérailles dimanche, a annoncé un responsable des services de sécurité.

La police s'est massivement déployée autour de la cathédrale Saint-Marc, dans laquelle des Coptes étaient toujours rassemblés. Des groupes de civils allaient et venaient derrière les policiers, a-t-il ajouté.

Des violences sporadiques, à coups de jets de pierres et de tirs de chevrotine, se sont poursuivies toute la nuit entre des civils, apparemment des habitants du quartier d'Abbassiya, et des Coptes postés sur le toit de bâtiments situés dans l'enceinte de la cathédrale.

Dimanche dans la journée, la police avait tiré des grenades sur le lieu de culte tandis que des groupes de civils échangeaient des projectiles, ont rapporté des journalistes de l'AFP.

Le ministre de l'Intérieur, Mohamed Ibrahim, s'est rendu sur place dans la nuit et le président islamiste Mohamed Morsi a condamné les violences, affirmant à Tawadros II, le patriarche des Coptes orthodoxes d'Egypte, qu'il considérait "toute attaque contre l'église comme une attaque personnelle".

Deux personnes ont été tuées --un Copte de 30 ans et un homme qui n'a pas été identifié-- et 89 autres blessées dans ces violences, a annoncé un responsable du ministère de la Santé, Khaled al-Khatib.

Les affrontements se sont produits après les funérailles de quatre Coptes, pendant lesquelles des slogans contre le président Morsi et son mouvement, les Frères musulmans, ont été lancés.

Les quatre chrétiens ainsi qu'un musulman avaient été tués dans des violences vendredi soir à Al-Khoussous, une région déshéritée du gouvernorat de Qalioubiya, au nord du Caire, après qu'un quinquagénaire musulman se fût opposé à des enfants qui dessinaient une croix gammée sur un institut religieux.

Les Coptes, qui représentent de 6 à 10% des 84 millions d'Egyptiens, sont la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient. Des affrontements surviennent régulièrement entre Coptes et musulmans en Egypte. Depuis la chute du régime de Hosni Moubarak en février 2011, ces heurts ont tué une cinquantaine de chrétiens et plusieurs musulmans.

08/04/2013 - 08h49

Egypte: un mort dans des violences après les funérailles de Coptes

Une personne a été tuée dimanche devant la cathédrale Saint-Marc du Caire dans les violences qui ont suivi les funérailles de quatre Coptes (chrétiens d'Egypte), pendant lesquelles des slogans contre le président islamiste Mohamed Morsi ont été lancés.

De nouveaux affrontements ont en outre éclaté dans la soirée entre musulmans et chrétiens à Al-Khoussous, au nord du Caire, où les quatre chrétiens ainsi qu'un musulman avaient été tués il y a deux jours, selon la police.

Au Caire, la police anti-émeutes, déployée devant le portail principal de la cathédrale Saint-Marc, a tiré des grenades lacrymogènes sur le lieu de culte, ont rapporté des journalistes de l'AFP.

Des civils, en majorité des habitants du quartier, étaient postés derrière les policiers et échangeaient pierres, bouteilles et bombes incendiaires avec des jeunes positionnés sur le toit de bâtiments situés dans l'enceinte de la cathédrale.

Une personne a été tuée par des tirs de chevrotine au visage pendant ces heurts qui ont suivi les funérailles des quatre Coptes, a indiqué Mohammed Soltane, le chef des services de secours.

De nombreux fidèles étaient retranchés à l'intérieur de l'église en raison des violences. Plusieurs témoins ont indiqué à l'AFP que le cortège funèbre avait été attaqué peu après sa sortie de l'église, alors que fusaient des slogans contre le pouvoir islamiste.

"Pendant les obsèques, à l'intérieur de la cathédrale, on a scandé +A bas le pouvoir du Guide+ (des Frères musulmans, ndlr) et ça a été retransmis en direct à la télévision. A la sortie, les gens étaient prêts et nous attendaient", a dit à l'AFP Hani Sobhi, un jeune Copte, devant la porte arrière de la cathédrale.

"La police a tiré du gaz lacrymogène sur le siège du patriarcat copte. Quel genre d'Etat permet cela? Les Coptes ne vont pas laisser passer ça", a-t-il ajouté avec émotion.

"C'est le gouvernement qui veut ça. La seule solution, c'est que l'armée intervienne", a lancé avec colère un quinquagénaire chrétien.

Dans la soirée, malgré la persistance des gaz lacrymogènes, des dizaines de personnes, dont des musulmans, étaient rassemblées devant la porte arrière de la cathédrale "par solidarité et pour aider".

Le ministère de l'Intérieur a affirmé de son côté dans un communiqué que des participants aux funérailles avaient endommagé des voitures à leur sortie, "ce qui a provoqué des heurts avec les résidents du quartier".

Des milliers de personnes s'étaient pressées plus tôt dans la cathédrale pour les funérailles.

"Dégage! Dégage!", ont crié les fidèles à l'attention du président Morsi.

Le président Morsi a assuré par téléphone à Tawadros II, patriarche des Coptes orthodoxes d'Egypte, qu'il considérait "toute attaque contre l'église comme une attaque personnelle", a indiqué la télévision d'Etat dimanche soir.

"La protection des citoyens, musulmans et chrétiens, est la responsabilité de l'Etat", a-t-il ajouté selon la même source.

Dans un communiqué, le président islamiste a confirmé dans la soirée sa condamnation des violences et a annoncé avoir demandé "une enquête immédiate".

Les violences de vendredi soir à Al-Khoussous, une région déshéritée du gouvernorat de Qalioubiya, au nord du Caire, avaient éclaté après qu'un quinquagénaire musulman se fût opposé à des enfants qui dessinaient une croix gammée sur un institut religieux.

L'homme a ensuite insulté les chrétiens et la croix, puis s'est disputé avec un jeune passant chrétien avant que l'affaire ne dégénère en échange de tirs d'armes automatiques entre musulmans et chrétiens, selon les services de sécurité.

Les Coptes, qui représentent de 6 à 10% des 84 millions d'Egyptiens, sont la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient.

Des affrontements surviennent régulièrement entre Coptes et musulmans en Egypte. Depuis la chute du régime de Hosni Moubarak en février 2011, ces heurts ont tué une cinquantaine de chrétiens et plusieurs musulmans.

L'arrivée d'un islamiste à la tête de l'Egypte a aggravé le sentiment d'insécurité et de marginalisation des Coptes. Bien que M. Morsi assure être le "président de tous les Egyptiens", ses opposants l'accusent de se comporter comme le représentant des Frères musulmans.

08/04/2013 - 08h48

Afghanistan: 9 passagers d'un bus tués par une bombe artisanale

Au moins 9 passagers d'un bus ont été tués et 22 autres blessés lorsque le véhicule dans lequel ils voyageaient a sauté sur une bombe artisanale dans la province très instable du Wardak, au sud-ouest de Kaboul, ont indiqué lundi des responsables afghans.

L'explosion s'est produite vers 8H00 locales (3H30 GMT), a déclaré à l'AFP Attaullah Khogyani, porte-parole de la province du Wardak, précisant que 15 personnes étaient blessées grièvement et accusant les talibans d'être à l'origine de ces violences.

"Qui d'autre place des bombes artisanales sur les routes publiques ?", s'est-il indigné.

Ghulam Farouq Wardak, le directeur de la santé publique pour le Wardak, a indiqué qu'une femme faisait partie des 9 tués et qu'il y avait trois enfants parmi les 22 blessés.

"J'ai aidé à évacuer plusieurs morts et blessés. Il y avait beaucoup de gens dans le bus. Seulement quelques uns sont indemnes", a raconté Mohammad Sarwar, un témoin.

Le Wardak est un territoire très instable situé au sud-ouest de Kaboul. Stratégique car sur la route reliant la capitale à Kandahar, cette province est fortement infiltrée par les talibans, qui y mènent des attaques meurtrières.

C'est le quatrième incident d'envergure en Afghanistan en moins d'une semaine, alors que la "saison des combats" a repris dans le pays après un hiver plus calme.

Mercredi, les talibans, que onze années de présence internationale n'ont pu mater, ont fait irruption dans un tribunal provincial de l'ouest afghan, tuant 46 personnes.

Samedi, un attentat contre une délégation américaine dans le sud a tué trois militaires et deux civils américains dans le sud.

Le même jour, un bombardement de la coalition dans l'est a tué 11 enfants, selon le président Hamid Karzaï. Le tir était survenu à la suite d'intenses combats entre les insurgés et des troupes afghanes et américaines, dans lesquels un civil américain avait perdu la vie.

Les talibans, chassés du pouvoir par la coalition de l'Otan à la fin 2001, poursuivent leur guérilla contre les troupes internationales et les forces gouvernementales, principalement dans le sud et l'est du pays. Les attentats suicide et les bombes artisanales sont leur mode opératoire de prédilection.

08/04/2013 - 07h13

40 ans après sa mort, Picasso toujours au firmament mondial de la peinture

Rarement un artiste aura à ce point fécondé son siècle : peintre, sculpteur, céramiste, décorateur, écrivain même, la liste est longue des talents de Pablo Ruiz Picasso, mort le 8 avril 1973 à l'âge de 91 ans d'une embolie pulmonaire, dans sa propriété de Mougins (Alpes-Maritimes).

Ce prodigieux inventeur de formes, qui a réalisé plus de 60.000 oeuvres, n'était pas grand, mais avait un beau visage aux traits réguliers, des yeux immenses, un corps musclé, à l'énergie inépuisable. Des photos l'ont fixé à jamais dans l'imaginaire collectif : l'été, travaillant torse nu, une ceinture autour d'un maillot de bain, pieds nus dans des sandales, l'hiver, en pull et pantalon rayé.

La vie de cette personnalité irradiante fut rythmée par la création mais aussi par les passions amoureuses : "pour mon malheur, et ma joie peut-être, je place les choses selon mes amours", disait-il. Les plus connues de ses compagnes furent Marie-Thérèse Walter qui se pendit quatre ans après sa mort, la photographe Dora Maar et la peintre Françoise Gilot, aujourd'hui âgée de 91 ans. Et il se maria avec la danseuse des ballets russes Olga Khokhlova (1918-1955) et Jacqueline Roque (1961-1973), qui se suicida par arme à feu en 1986. Il eut deux garçons et deux filles: Paulo avec Olga, Maya avec Marie-Thérèse, Claude et Paloma - en souvenir de la colombe de la paix que le peintre réalisa pour l'ONU - avec Françoise.

Ses proches soulignaient sa simplicité, sa générosité et, en dépit de tout, une forme de modestie: "j'ai passé ma vie à peindre comme un enfant", assurait-il. D'autres - comme Françoise Gilot ou Marina, sa petite-fille - ont mis en avant sa cruauté psychologique, son côté irascible, sa personnalité d'ogre.

Il est né le 25 octobre 1881 à Malaga, dans le sud de l'Espagne. Il aurait adopté le nom d'origine italienne de sa mère. Entré aux Beaux-arts de Barcelone où son père enseignait, puis passé à ceux de Madrid, sa prodigieuse virtuosité ne passe pas inaperçue.

Bohème et cubisme

Au tout début du siècle, alors qu'il est installé à Paris, débute sa "période bleue", peuplée le plus souvent de pauvres hères. S'ensuit la "période rose" (1905-1907) et ses premières sculptures. Avec ses copains, Max Jacob, Paul Fort, Henri Matisse et tant d'autres, c'est la vie de bohème.

1907 marque l'année de sa première consécration : il peint ses fameuses "Demoiselles d'Avignon". Le cubisme est né. Picasso lui reste fidèle pendant dix ans. Il invente également avec Georges Braque les "papiers collés". Durant les années 20, il peint des portraits inspirés d'Ingres mais abandonne bientôt le style antique pour le surréalisme (1925-1929).

La guerre d'Espagne lui inspire sa célèbre fresque "Guernica" (1937), destinée au pavillon espagnol de l'exposition internationale de Paris et formidable synthèse entre cubisme, expressionnisme et surréalisme.

Picasso passe la Seconde Guerre mondiale à Paris. A la Libération, il adhère au Parti communiste, à cause de la situation espagnole. Il ne sera pas un membre actif du PC. Le Salon d'automne où il a exposé en 1944 peintures et sculptures est un triomphe, à l'instar de la grande rétrospective organisée en 1945 à Londres. Le marché américain s'arrache ses tableaux à prix d'or.

A partir de 1953, il vit essentiellement dans le midi. A Vallauris (Alpes-Maritimes) qui s'étiolait, il apporte la prospérité. Durant sa dernière décennie de vie, il va dessiner et peindre à un rythme échevelé.

En 1971, les cérémonies du 90ème anniversaire tournent à l'apothéose : la grande galerie du Louvre expose pour la première fois l'oeuvre d'un artiste vivant.

Quarante ans après sa mort, "La Célestine", "Dora Maar au chat", "Le garçon à la pipe", "Les noces de Pierrette", "Maya à la poupée", "Nu au plateau de sculpteur", "Le vieux Guitariste aveugle", et tant d'autres toiles restent au firmament de la peinture mondiale.

Il existe pas moins de sept musées en Europe qui portent son nom : Paris, Antibes, Vallauris, Barcelone, deux à Malaga, un à Münster en Allemagne.

08/04/2013 - 06h26

Corées: le Nord prépare un double essai missile/bombe nucléaire, selon le Sud

La Corée du Nord semble se préparer à effectuer dans les tout prochains jours un tir d'essai de missile balistique et un 4e test nucléaire, deux mois après le précédent qui lui avait valu une nouvelle série de sanctions internationales, a indiqué Séoul lundi.

Le ministre sud-coréen de la Réunification, Ryoo Kihl-Jae, a fait état de "signes" d'une activité inhabituelle autour du principal site d'essai nucléaire nord-coréen, refusant d'en dire plus.

Selon le quotidien JoongAng Ilbo, ces mouvements sur le site de Punggye-ri sont de même nature que ceux observés avant le troisième essai atomique du 12 février dernier, sanctionné par le Conseil de sécurité des Nations unies et source des tensions actuelles sur la péninsule coréenne.

"Nous surveillons de près la situation qui ressemble énormément à ce que nous avons vu avant le troisième essai", a précisé une source officielle citée par le journal.

La Corée du Nord, qui a récemment installé deux missiles de moyenne portée sur sa côte est, pourrait également effectuer un tir d'essai cette semaine dans une surenchère destinée à obtenir des concessions de Washington, par exemple sur une reprise sans condition des négociations sur le nucléaire civil.

"Nous tentons d'établir s'il s'agit d'une véritable préparation en vue d'un essai nucléaire ou d'un stratagème pour accentuer la pression sur nous (la Corée du Sud) et les Etats-Unis", a souligné la même source.

Furieuse du nouveau train de sanctions adopté par l'ONU après son nouvel essai nucléaire début février et des manoeuvres militaires conjointes en cours entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, la Corée du Nord a multiplié ces dernières semaines les déclarations belliqueuses.

Par mesure d'apaisement et afin de laisser à Pyongyang la seule responsabilité de l'escalade, Washington avait annoncé samedi le report d'un essai de Minuteman 3, missile balistique intercontinental à capacité nucléaire, qui devait être tiré cette semaine depuis la base aérienne de Vandenberg en Californie.

Pékin, seul allié de poids du régime nord-coréen, a implicitement adressé une sévère mise en garde à son voisin dont l'économie exsangue vit sous perfusion chinoise.

"Personne ne devrait être autorisé à précipiter dans le chaos une région, et à plus forte raison le monde entier, par égoïsme", a lancé dimanche le président chinois Xi Jinping, sans toutefois nommer ni la Corée du Nord, ni du reste les Etats-Unis.

"Aucun signe de guerre à grande échelle"

Pyongyang a par ailleurs transporté en train, en début de semaine dernière, deux missiles Musudan et les a installés sur des véhicules équipés d'un dispositif de tir, selon Séoul.

Le Musudan, montré publiquement pour la première fois à l'occasion d'un défilé militaire en octobre 2010, aurait une portée théorique de 3.000 kilomètres, soit la capacité d'atteindre la Corée du Sud ou le Japon.

L'engin pourrait toucher des cibles à 4.000 km en cas de charge légère, et donc, en principe, frapper Guam, île du Pacifique située à 3.380 km de la Corée du Nord et où se trouvent 6.000 soldats américains.

D'après Kim Jang-Soo, conseiller pour la sécurité nationale de la présidente Park Geun-Hye, Pyongyang pourrait effectuer cet essai autour du 10 avril, date à laquelle le régime communiste a indiqué ne plus pouvoir garantir la sécurité des missions diplomatiques étrangères.

"Il n'y a aucun signe (de préparatifs pour) une guerre à grande échelle pour l'instant mais le Nord doit s'attendre à des représailles en cas de guerre localisée", a prévenu Kim Jang-Soo.

Les deux essais pourraient survenir avant le 15 avril, anniversaire de la naissance du défunt fondateur du régime communiste, Kim Il-Sung. C'est également peu avant cette date que la Corée du Nord avait effectué un tir -- raté -- de fusée en 2012, considéré par Washington comme un tir de missile balistique.

Selon le New York Times, Washington et Séoul ont établi une stratégie de représailles proportionnées aux actions de Pyongyang, afin de prévenir une escalade vers une guerre ouverte.

Selon ce plan, la réponse à une attaque nord-coréenne se ferait avec des armes identiques, précise le quotidien.

Le Japon a ordonné dimanche à ses forces armées d'abattre tout missile nord-coréen qui viserait son territoire, a annoncé lundi le ministère de la Défense. L'ordre va se traduire notamment par le déploiement en mer du Japon de destroyers équipés du système d'interception Aegis.

"Il n'existe pas une grande probabilité que ce missile vise le Japon, mais nous avons décidé de nous préparer à toute éventualité", a indiqué une source gouvernementale.

Kaesong, le complexe industriel intercoréen situé côté Corée du Nord, était fermé lundi pour le 6e jour consécutif.

08/04/2013 - 05h26

Chili: la dépouille du poète Pablo Neruda exhumée pour élucider sa mort

Les opérations d'exhumation de la dépouille du poète chilien Pablo Neruda, décédé en septembre 1973 quelques jours après le coup d'Etat d'Augusto Pinochet, ont débuté dimanche à Isla Negra (côte centrale du Chili), pour tenter d'élucider les circonstances de son décès, attribué officiellement à un cancer.

Afin de travailler à l'abri des regards, les experts du service médico-légal ainsi que des membres de la police, arrivés sur les lieux vers 17H00 (20H00 GMT), ont installé une tente autour de la crypte où est enterré Neruda aux côtés de sa troisième et dernière épouse, Matilde Urrutia, dans le jardin de la maison qu'il possédait à Isla Negra, face au Pacifique.

Après les premiers travaux d'excavation, une équipe de médecins légistes chiliens et internationaux procédera lundi matin aux prélèvements des restes du poète sous la supervision du juge Mario Carroza, qui instruit l'affaire.

Selon Patricio Bustos, directeur du Service médico-légal, l'extraction des restes du poète commencera lundi à 08H00 locales (11H00 GMT).

Neruda, selon la version officielle, est mort d'une aggravation d'un cancer de la prostate le 23 septembre 1973, 12 jours après le putsch du général Pinochet contre le président socialiste Salvador Allende, grand ami du poète communiste.

Mais de récents témoignages ont remis en cause cette thèse, évoquant un assassinat commandité par la dictature, pour éviter que Neruda ne devienne, de l'exil où il s'apprêtait à partir, un opposant de prestige.

La thèse du meurtre évoquée par certains de ses proches dès le début, et appuyée par d'autres témoignages et des rapports médicaux, a été finalement entendue par la justice chilienne qui a ordonné l'exhumation des restes du poète.

Le Parti communiste du Chili, également convaincu de son assassinat, a saisi la justice en décembre dernier pour qu'elle fasse exhumer les restes du poète.

"Neruda a été assassiné", a affirmé pour sa part à l'AFP Manuel Araya, 65 ans, à l'époque jeune militant que le parti communiste chilien avait désigné comme assistant et chauffeur de l'écrivain.

Selon lui, Pablo Neruda est décédé quelques heures après avoir reçu une mystérieuse injection alors qu'il était hospitalisé à la clinique Santa Maria à Santiago.

Lauréat du Nobel de littérature deux ans auparavant, Pablo Neruda se sentait menacé depuis le coup d'Etat et voulait quitter le pays. C'est l'ambassadeur mexicain de l'époque à Santiago, Gonzalo Martinez, qui finalement lui fournira un sauf-conduit et un avion qui se tenait prêt à décoller pour Mexico le 24 septembre. Selon le certificat de décès vu par l'AFP, Neruda est mort de "cachexie cancéreuse", un état de malnutrition extrême et de grande faiblesse.

Les personnes ayant vu Pablo Neruda les jours précédant sa mort s'accordent à dire qu'il ne semblait nullement en danger. "Lorsque je l'ai connu c'était déjà un homme malade, mais il n'était pas squelettique ni catatonique. Autrement je n'aurais pas envisagé de le mettre dans un avion pendant neuf heures", rappelait l'ancien ambassadeur mexicain Gonzalo Martinez à l'AFP en juin 2011.

L'exhumation pourrait donner les clés du mystère de la mort du poète.

"Elle pourra déterminer si, avec l'aide des nouvelles technologies et malgré le temps passé et la proximité de la mer, nous pouvons trouver des traces de substances nocives, de toxines, de bactéries" prouvant l'intervention d'un tiers, a indiqué Eduardo Contreras, avocat du PCC . "Il n'étais pas dans "un état de cachexie", a-t-il assuré à l'AFP. "Nous avons la conviction, la certitude la plus absolue que Neruda n'est pas mort de mort naturelle", a affirmé l'avocat.

La justice chilienne a récemment revisité les circonstances de morts survenues sous la dictature: elle a exhumé la dépouille d'Allende en mai, pour déterminer s'il s'était suicidé ou avait été assassiné au cours du coup d'Etat du 11 septembre 1973. Une expertise médicale a conclu au suicide.

Une autre enquête vise à examiner les circonstances de la mort d'un autre opposant, l'ancien président (1964-70) Eduardo Frei Montalva, qui s'est éteint en 1982 après une opération bénigne dans la même clinique où est décédé Pablo Neruda et où il avait été confié au même médecin.

08/04/2013 - 05h07

Compte en Suisse: Fabius "dément" la "rumeur" relayée par Libération

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a "démenti formellement" dimanche auprès de l'AFP une "rumeur, relayée par Libération" dans son édition datée de lundi lui "attribuant un compte en Suisse", ajoutant qu'il engageait des poursuites judiciaires.

"Je démens formellement la rumeur, relayée par Libération dans son édition du lundi 8 avril, m'attribuant un compte en Suisse. Elle ne repose sur aucun élément matériel et est dénuée de tout fondement" écrit M. Fabius dans un communiqué, en annonçant avoir mandaté son avocat "pour qu'il engage les procédures juridiques permettant de le démontrer et de faire cesser la diffusion de ces informations fausses et calomnieuses".

En Une, le quotidien titre: "Affaire Cahuzac, le cauchemar continue", et écrit que Laurent Fabius a démenti auprès de lui "détenir un compte en Suisse".

Libé en fait son "évènement" sous le titre: "une possible affaire Fabius tétanise l'Elysée". S'en suit un long article qui ne produit aucun élément donnant à penser que le ministre des Affaires étrangères détiendrait un tel compte non déclaré, soulignant simplement que Mediapart "explore (cette) piste".

"Il n'existe à Mediapart que ce qui est publié sur notre site", prend soin de souligner à Libération le journaliste du site d'information Fabrice Arfi.

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