Toutes les dépêches AFP

08/04/2013 - 21h26

Angleterre: City retarde l'échéance en battant United

Manchester City a retardé l'échéance dans la course au titre de champion d'Angleterre en l'emportant dans le derby, 2 à 1, sur le terrain du leader Manchester United, lundi à Old Trafford.

City s'est imposé grâce à des buts de Milner (52) et d'Agüero (79). United avait égalisé sur un but contre son camp de Kompany (59). Il s'agit de la première défaite de Manchester United en championnat depuis novembre.

Avec douze points d'avance, "ManU" reste toutefois en position idéale pour soulever le trophée pour la vingtième fois. Il faudrait un effondrement total des "Red Devils" lors des sept matches restant à jouer aux deux équipes pour que les tenants du titre conservent leur bien. Mais les joueurs d'Alex Ferguson devront probablement attendre quelques semaines supplémentaires pour fêter leur victoire.

Les plus optimistes des supporteurs de City pourront continuer à rêver d'un deuxième miracle après celui de l'an passé, lorsque leur équipe avait remonté un déficit de huit points en six journées.

Ayant concédé la victoire finale à son rival, l'entraîneur Roberto Mancini avait pour but de montrer que l'écart au classement ne reflétait pas la différence de valeur entre les deux équipes. Ses hommes y sont parfaitement parvenus en attaquant le match avec une évidente envie de vaincre, alors qu'il leur reste encore un autre objectif majeur à atteindre: City jouera la demi-finale de la Coupe d'Angleterre dimanche contre Chelsea à Wembley.

ManU a échoué à effacer le souvenir de l'humiliante défaite 6 à 1 de l'an passé, et a montré au contraire une certaine usure. C'était sa deuxième défaite en sept jours, après l'élimination en quart de finale de la Coupe d'Angleterre sur le terrain de Chelsea (1-0) lundi dernier.

Exploit d'Agüero

Les "Citizens" ont nettement dominé la première période avec un Tevez très actif en pointe de l'attaque. Ils se sont toutefois heurtés à une défense bien organisée autour de Ferdinand et Jones et ne se sont pas créés beaucoup d'occasions franches.

Bousculés, les joueurs d'Alex Ferguson ont dû se contenter de procéder par contres. Mais ni Rooney, qui revenait après avoir manqué deux matches sur blessure, ni Van Persie, incapable de marquer pour la dixième rencontre d'affilée en club, n'ont été assez tranchants.

City a logiquement ouvert la marque peu après la pause. A la suite d'un ballon perdu par Giggs en milieu de terrain, Nasri a bien servi Milner en retrait. Le tir de l'Anglais a fait mouche avec l'aide de la jambe de Jones.

Malheureux sur cette action, le défenseur de MU a eu au contraire de la chance sur l'égalisation, survenue sept minutes plus tard (59). Sur un coup franc, sa tête a rebondi sur le dos de Kompany, sans recours pour le gardien Joe Hart.

C'est un exploit personnel d'Agüero qui a permis à City de faire la différence. Entré quelques minutes auparavant, l'Argentin a trompé De Gea d'un tir puissant dans la lucarne après une superbe percée. C'était seulement son deuxième match depuis son retour de blessure.

Résultats de la 32e journée du Championnat d'Angleterre de football:

Samedi

Reading - Southampton 0 - 2

Norwich City - Swansea City 2 - 2

Stoke City - Aston Villa 1 - 3

West Bromwich - Arsenal 1 - 2

Dimanche

Liverpool - West Ham 0 - 0

Tottenham - Everton 2 - 2

Chelsea - Sunderland 2 - 1

Newcastle - Fulham 1 - 0

Queens Park R. - Wigan 1 - 1

Lundi

Manchester United - Manchester City 1 - 2

08/04/2013 - 20h50

Crise de confiance à Libération après sa une très critiquée

La direction de Libération a essuyé lundi de sévères critiques au sein de sa rédaction pour avoir placé en une de simples rumeurs sur l'existence d'un compte suisse de Laurent Fabius, démentie par le ministre des Affaires étrangères.

Le quotidien a publié trois pages sur les conséquences d'une "possible affaire Fabius (qui) tétanise l'Elysée", écrivant qu'un "scénario noir circule dans tous les ministères: Mediapart aurait les preuves que Laurent Fabius détient un ou plusieurs comptes en Suisse".

La réunion quotidienne de la rédaction lundi matin a été houleuse et son affluence inhabituelle. "Seule la direction et ceux qui ont participé à ces trois pages défendaient leur travail, il y avait une quasi-unanimité contre ce qui a été fait", a dit un participant évoquant "une réelle crise de confiance".

"Ce qui a été publié, tant sur la méthode, que sur la forme et sur le fond, est aux antipodes de l'idée que se fait la rédaction de Libé de son travail de journaliste", rapporte un autre.

Dans un communiqué, particulièrement ciselé, titré "La Faute", la Société civile des personnels de Libération (SCPL), "déplore que Libération ait relayé ce matin une rumeur sans fondement sur un prétendu compte en Suisse de Laurent Fabius, avec pour effet de l'accréditer".

"Notre travail de journaliste ne consiste pas à rendre publique une rumeur, mais à enquêter pour savoir si elle correspond à des faits. Ce travail élémentaire n'a pas été fait. Il s'agit là d'une faute déontologique grave", souligne la SCPL, désormais en "conflit ouvert" avec la direction du journal, selon un de ses responsables.

"Il était impensable de ne pas donner ces informations à nos lecteurs", s'est défendu Sylvain Bourmeau, directeur adjoint de la rédaction de Libération, répondant à l'AFP.

Pour Nicolas Demorand, directeur du journal, "il s'agissait d'une décision éditoriale collégiale". "Quand la rumeur est devenue un fait politique, fallait-il réserver cette information aux seuls initiés, non, on a tenu à la partager avec nos lecteurs", a-t-il dit à l'AFP. Le choix éditorial de Libération fera l'objet d'une explication aux lecteurs dans le journal de mardi.

Interrogé sur la position ferme de la SCPL, M. Demorand répond que "cette affaire intervient alors que la SCPL souhaite ouvrir un débat statutaire sur la gouvernance de Libération, ce débat aura lieu lors du conseil de surveillance qui se réunit la semaine prochaine".

Edwy Plenel s'insurge

En février, la direction avait subi les foudres de la SCPL pour avoir consacré sa Une au livre choc de Marcela Iacub sur sa liaison avec DSK. En avril 2012, la Société avait critiqué la politique "de Unes racoleuses qui, tantôt défigurent Libération, tantôt vont à l'encontre des valeurs qui toujours été les siennes".

Mediapart étant cité par Libération, son patron Edwy Plenel s'était insurgé via twitter dès dimanche.

"Libération perd la tête: demain, il transforme en information une rumeur sur Fabius en prétendant démentir une non-information de Mediapart", a-t-il écrit sur son compte qui affiche près de 150.000 "followers".

"Si l'avocat de M. Fabius ne nous avait pas appelés, sans doute n'aurions-nous pas cité son nom", a dit M. Bourmeau.

"Certains médias perdraient-ils tout repère? Après ne pas avoir accordé suffisamment de crédit aux informations documentées et recoupées de Mediapart sur le compte suisse de Jérôme Cahuzac, voici qu'ils officialisent et relayent une rumeur concernant Laurent Fabius, pour les mêmes faits", ironisait Edwy Plenel sur son blog.

Il dénonce la "une sidérante mettant en scène comme s'il s'agissait d'une information, une rumeur qui agite Paris depuis trois jours".

Il avait pourtant attisé les curiosités en annonçant en fin de semaine dernière un "scandale républicain à venir" et de nouvelles révélations sur son site.

Sans toutefois démentir que Mediapart enquêterait actuellement sur M. Fabius, Edwy Plenel défend le secret qui doit couvrir le travail des journalistes: "Ce que nous faisons en amont ne regarde personne d'autre que nous".

08/04/2013 - 20h49

Mali: vaste opération militaire française pour traquer les islamistes

Une vaste opération de l'armée française pour traquer les islamistes, entamée à l'aube dimanche au Mali, était en cours lundi et devrait se poursuivre plusieurs jours dans une vallée au nord de la ville de Gao, selon un journaliste de l'AFP qui l'accompagne.

Cette opération baptisée "Gustav", l'une des plus importantes en termes d'effectifs engagés depuis le début du conflit au Mali en janvier, mobilise un millier d'hommes, plusieurs dizaines de blindés, des hélicoptères, de l'artillerie, des drones et de l'aviation, a précisé à la presse le général Bernard Barrera, commandant de la composante terrestre de la force Serval.

Gao, plus grande ville du nord du Mali, située à 1.200 kilomètres de Bamako, était un fief du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du pays l'an dernier avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), jusqu'à ce que l'opération militaire franco-africaine lancée le 11 janvier les en déloge en grande partie.

La ville a cependant subi en février des attentats-suicides - les premiers de l'histoire du Mali - et a été le théâtre de violents accrochages entre les forces franco-maliennes et les jihadistes, dont le dernier en date il y a deux semaines a fait sept morts.

Lors de la première journée de l'opération Gustav le long d'un oued (rivière) asséché, aucun combattant jihadiste n'a été découvert et aucun coup de feu tiré, mais les hommes du Génie ont trouvé et neutralisé environ 340 obus et roquettes de gros calibre, sommairement cachés sous des acacias, dans des ravins creusés par l'érosion.

"Nous avons encerclé cette vallée au nord de Gao, dont nous pensons qu'elle sert de base logistique aux groupes jihadistes, et nous avons commencé à la fouiller méthodiquement", a précisé le général, basé à Gao mais qui est venu auprès de ses troupes en hélicoptère dimanche en fin d'après-midi.

Tous les accès à la vallée ont été bouclés et ses crêtes contrôlées à 06H00 (locales et GMT) dimanche. A 08H00 les hommes de la 3e brigade mécanisée, commandés sur le terrain par le colonel Bruno Bert, ont entrepris la fouille d'un bois touffu, où les renseignements militaires estimaient que pouvait être cachée une base jihadiste.

L'opération, dans cette vallée de vingt kilomètres de long sur deux de large, va se poursuivre au cours des prochains jours. Elle va être passée au peigne fin, en collaboration avec des soldats et des gendarmes maliens qui vont pénétrer en premier dans les campements de nomades ou des maisons de terre des habitants.

"C'est le quatrième oued que nous fouillons dans la région de Gao, il y aura sans doute d'autres opérations de ce genre, mais peut-être pas de la même ampleur", a précisé le général Barrera.

Quelque 4.000 soldats français sont actuellement engagés au Mali pour lutter contre les groupes islamistes armés. Mais à compter de fin avril, ils vont entamer leur retrait jusqu'à la fin de l'année. Il n'y en aura alors plus qu'un millier, selon Paris.

08/04/2013 - 20h30

Le Royaume-Uni perd sa "Dame de fer", mythique mais controversée

L'ex-Premier ministre britannique Margaret Thatcher, qui a transfiguré mais aussi profondément divisé son pays entre 1979 et 1990, est morte lundi à 87 ans, une nouvelle qui a suscité un flot d'hommages d'inconditionnels de cette figure majeure du XXe siècle et des réactions virulentes des victimes de sa politique ultralibérale.

Celle que le monde entier appelait la "Dame de fer" pour son intransigeance pendant la guerre froide et sa dureté en politique, est morte "paisiblement à la suite d'un accident vasculaire-cérébral" à l'hôtel Ritz où elle séjournait, selon son porte-parole. Elle avait passé ces dix dernières années dans l'ombre, diminuée par la maladie.

Ses funérailles seront organisées la semaine prochaine à la cathédrale St-Paul à Londres, théâtre des grandes cérémonies du royaume, et les honneurs militaires lui seront rendus, avant une "crémation en privé", selon Downing Street.

Chaque fois qu'elle a été évoquée, la perspective d'un tel honneur a réveillé les passions.

Les drapeaux de nombreux édifices publics dont Downing Street, ont été abaissés lundi à mi-mât et le Parlement en vacances sera rappelé mercredi pour lui rendre hommage.

La reine Elizabeth II --avec qui elle avait des relations difficiles, selon les historiens-- s'est dite "attristée" dans un message public. Quelques bouquets de fleurs ont été déposés devant sa maison.

Les émissions spéciales consacrées à la trajectoire hors du commun de cette fille d'épicier devenue l'une des femmes les plus puissantes du monde se sont succédées toute la journée à la télévision.

Les Britanniques ont pu revoir en boucle les images de cette femme de tête, déterminée jusqu'à l'obstination sous son impeccable permanente laquée et maintes fois caricaturée avec ses sempiternels chemisiers à lavallière, ses boucles d'oreille en perle et son incontournable petit sac à main.

Twitter est immédiatement entré en ébullition, charriant quantité d'hommages appuyés de responsables politiques. A commencer par celui du Premier ministre David Cameron, conservateur comme "Lady Thatcher", qui selon lui "n'a pas seulement dirigé" la Grande-Bretagne, mais "l'a sauvée". Le chef du gouvernement a d'ailleurs écourté un déplacement sur le continent pour regagner Londres.

Mais la toile s'est aussi faite l'écho de la rancoeur de nombre de ses concitoyens, opposants, syndicalistes, responsables nord-irlandais ou victimes de sa politique, qui l'exécraient.

"Je bois un verre en ce moment précis. C'est un jour merveilleux. Je suis ravi", a lancé David Hopper, responsable régional du syndicat des mineurs dans le nord-est de l'Angleterre ajoutant "elle a décimé l'industrie, détruit nos communautés".

Le milieu de terrain anglais de Marseille Joey Barton a vu en elle une "vieille sorcière" qui n'avait pas sa place "au paradis".

Sur Facebook, plus de cinq cents personnes se disaient prêtes à participer à une fête de rue en fin d'après-midi dans le quartier de Brixton, théâtre d'émeutes en 1981 et 1985.

Les tributs ont aussi afflué du monde entier, notamment ceux des grands dirigeants qui l'ont côtoyée.

Le dernier leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev, a salué une "grande personnalité qui restera dans l'histoire".

En Pologne, Lech Walesa, chef historique du syndicat Solidarité, a rendu hommage à celle "qui a contribué à la chute du communisme" en Europe.

L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger a vu en elle "une personnalité courageuse". Et le président Barack Obama a estimé que les Etats-Unis avaient perdu une "vraie amie".

D'autres, plus circonspects, insistaient surtout sur sa formidable détermination politique.

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a ainsi estimé qu'elle resterait dans l'histoire comme une "grande femme d'Etat", mais aussi "une actrice circonspecte du projet européen".

Le propos était mesuré étant donnée l'âpreté de Mme Thatcher dans les négociations européennes et sa lutte acharnée pour obtenir un rabais sur le budget européen, symbolisée par sa fameuse réplique: "Qu'on me rende mon argent".

L'ancien Premier ministre socialiste français Pierre Mauroy a évoqué "l'adversaire redoutable" qu'il avait dû convaincre de construire le tunnel sous la Manche.

"Maggie", qui a exercé trois mandats entre 1979 et 1990, avait pris la tête du parti conservateur en 1975, puis celle du gouvernement quatre ans plus tard.

Elle avait relancé l'économie du pays, considéré à son accession au pouvoir comme "l'homme malade de l'Europe". Mais elle avait aussi mené des batailles homériques contre les syndicats, les mineurs en grève ou les prisonniers de l'IRA.

Après plus d'une décennie passée au pouvoir, durant laquelle elle n'a pas hésité à envoyer une armada reprendre l'archipel des Malouines à l'Argentine, elle s'était progressivement éclipsée de la scène publique.

Sa fille Carol avait révélé en 2008 que sa mère souffrait de démence sénile depuis sept ans.

Affaiblie, Mme Thatcher ne s'exprimait plus en public depuis 2002, après avoir été victime de plusieurs attaques cérébrales.

Récemment, le film "La Dame de fer" avec Meryl Streep avait relancé le débat sur l'héritage du thatchérisme.

08/04/2013 - 20h27

Deux otages français libérés en Afghanistan

Deux Français, un ancien humanitaire passionné de photographie et un salarié de l'ONG Acted, ont été libérés après respectivement quatre et deux mois de captivité en Afghanistan, en proie à une recrudescence des enlèvements d'Occidentaux, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

"Deux de nos compatriotes enlevés en Afghanistan ont été libérés. Nous nous réjouissons de leur libération", a déclaré à l'AFP Philippe Lalliot, porte-parole du Quai d'Orsay.

Les deux rapts, survenus à deux mois d'intervalle, n'étaient pas liés, pas plus que les deux libérations, pourtant survenues à moins de 24 heures l'une de l'autre, ont expliqué des connaisseurs du dossier.

Aucune information n'avait filtré dans les médias pour accroître les chances des deux otages.

Pierre Borghi, 29 ans, ancien employé de l'ONG française "Solidarités International", pour laquelle il avait travaillé notamment en 2011-2012 en Afghanistan, était revenu à Kaboul en novembre dernier pour réaliser un projet photographique.

Les conditions et le lieu de sa capture ne sont pas connus, pas plus que l'identité de ses ravisseurs.

"Nos gardes l'ont retrouvé près d'un de nos postes de sécurité à Maydan Shar vers 21H00 (16H30 GMT) dimanche. Apparemment, il avait échappé à ses ravisseurs. Nous l'avons ramené à Kaboul", a raconté à l'AFP Shoaib Sharifi, le directeur de la Force de protection publique afghane (APPF).

Sur son site internet, Pierre Borghi, 29 ans, indique avoir une formation de "sociologue" et de "planificateur urbain" et "s'être dédié plusieurs années à du travail humanitaire".

"Tout ce que j'ai vu m'a beaucoup marqué et m'a fait penser que je pouvais changer les choses plus efficacement en partageant ma vision du monde. Logiquement, je suis devenu photographe", écrit-il.

Maydan Shar est la capitale de la province du Wardak, un territoire très instable et infiltré par les talibans, que les autorités afghanes peinent à contrôler.

Charles, 30 ans, salarié d'Acted, pour qui il occupait la fonction de directeur financier, a également recouvré la liberté, dont il avait été privé le 27 janvier, alors qu'il se rendait en voiture sur son lieu de travail en plein centre de Kaboul. Les modalités de sa libération de sont pas connues.

"Acted est très heureux de la libération d'un de ses collaborateurs en Afghanistan. Il va bien", s'est réjoui Adrien Tomarchio, le porte-parole de cette ONG, dans une courte conversation avec l'AFP.

Quatre hommes armés avaient bloqué le 4X4 d'Acted, menacé son chauffeur, avant de s'emparer d'un des deux expatriés présents dans le véhicule, d'après un rapport d'Anso, une organisation chargée de la sécurité des ONG en Afghanistan.

Ce rapt avait particulièrement choqué la communauté expatriée de Kaboul car il s'était produit dans un quartier relativement tranquille de la capitale, dans lequel nombre d'organisations étrangères ont leur siège et où résident leurs salariés.

Les derniers Français à avoir été kidnappés en Afghanistan étaient jusqu'alors Stéphane Taponier et Hervé Guesquière, deux journalistes de la télévision publique France 3 libérés en juin 2011 après 18 mois de détention aux mains des talibans.

Quinze Français sont toujours otages dans le monde, tous en Afrique, dont 7 au Sahel.

Si les enlèvements avaient diminué après 2010 en Afghanistan, ils semblent croître à nouveau depuis la mi-2012, sans toutefois devenir un phénomène massif.

La plupart sont crapuleux et leurs victimes de riches Afghans ou des membres de leur famille, à qui les ravisseurs soutirent d'importantes rançons.

Plusieurs étrangers ont aussi été kidnappés ces derniers mois, avant d'être libérés.

Le dernier en date est un coopérant allemand capturé quelques jours à peine dans la province montagneuse du Badakhshan (nord).

L'homme, qui travaillait dans le milieu médical pour l'organisation de coopération allemande GIZ, a été libéré fin mars dans un village du district d'Argo, proche de la capitale provinciale Faizabad, selon un communiqué du ministère.

Contactée, GIZ avait confirmé par e-mail à l'AFP que l'un de ses "experts", qui avait été "porté disparu" samedi, avait été "retrouvé indemne dans les 24 heures suivant sa disparition" "grâce aux efforts intensifs" de son employeur et à "l'aide de la population locale".

En juin 2012, également dans le Badakhshan, les forces de l'Otan étaient parvenues à récupérer une Britannique et une Kényane, employées par une ONG suisse, lors d'une opération au cours de laquelle cinq de leurs ravisseurs avaient été tués.

L'armée américaine avait aussi employé la manière forte pour reprendre le docteur Dilip Joseph, capturé début décembre dans la province de Kaboul. Un membre des forces spéciales américaines et sept de ses ravisseurs talibans avaient péri dans l'opération.

08/04/2013 - 20h16

Chypre peine à trouver les fonds pour payer fonctionnaires et retraites

Les autorités chypriotes ont annoncé lundi avoir des difficultés à rassembler les fonds nécessaires pour verser fin avril les retraites et les salaires des fonctionnaires de l'île plongée dans une profonde crise financière.

Chypre, qui attend le versement de la première tranche d'un plan de sauvetage international en mai, a besoin de 75 millions d'euros pour éviter un défaut de paiement en avril, a annoncé le trésorier général de la République.

Le trésorier général, Mme Rea Georgiou, a expliqué que "le déficit en liquidités pour avril s'élève à 160 millions d'euros". "Les 85 millions en réserve ne suffisent pas et nous avons besoin d'un montant équivalent pour éviter un défaut" de paiement, a-t-elle précisé devant la commission des Finances du Parlement.

Le ministre des Finances, Haris Georgiades, s'est lui montré plus optimiste: selon lui, Chypre est dans une situation très délicate mais peut s'en sortir si le prêt international de 10 milliards d'euros commence à être versé dans les délais prévus.

"Il n'est pas question d'être en défaut de paiement si tout se passe comme prévu", a-t-il déclaré à la presse.

"Il y aura un risque (de défaut NDLR) si pour une raison ou un autre, soit à Chypre soit dans la zone euro, l'accord (sur le plan de sauvetage international) n'est pas ratifié", a-t-il précisé.

"Nous devons faire face à cette difficulté dans les jours et les semaines à venir, il y a des moyens de s'en sortir pour quelques jours, quelques semaines. Cependant, nous ne pourrons tenir plus longtemps sans accord sur ce prêt, sans le premier versement", a-t-il martelé.

Le porte-parole du gouvernement, Christos Stylianides, a indiqué à la presse que les autorités tentaient dans l'urgence de trouver les moyens de verser les salaires et les retraites fin avril.

Une sortie de la zone euro exclue

"Ce gouvernement fera tout son possible dans les jours à venir pour faire adopter les lois (concernant le plan de sauvetage) pour que nous n'ayons pas de problème avec les salaires et les retraites à la fin du mois", a-t-il ajouté.

"Je veux croire que dès aujourd'hui, chacun fera preuve de la prudence nécessaire pour donner les moyens et les garanties afin que que l'Etat ait la possibilité de réunir les fonds", a-t-il ajouté.

Chypre a conclu un plan de sauvetage avec l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international pour recevoir un prêt de 10 mds d'euros destiné à empêcher la faillite de l'île.

Dans le cadre de ce plan, le pays s'est engagé à une réduction drastique de son secteur bancaire, une baisse des effectifs du secteur public et une augmentation des impôts.

Le gouverneur de la Banque centrale, Panicos Demetriades, fortement remis en cause depuis le début de la crise, a estimé que les dirigeants politiques étaient responsables des contreparties du plan, pointant notamment du doigt les ministres de l'Eurogroupe avec qui Chypre a négocié cette aide.

La Banque centrale doit "faire face à une situation pénible" résultant d'une "décision politique", a-t-il déploré.

Le ministre des Finances a martelé qu'il n'y avait pas d'alternative au plan de sauvetage international assorti de contreparties draconiennes, car quitter la zone euro ramènerait le pays "des siècles" en arrière.

Une éventuelle sortie de l'euro "n'est pas à l'ordre du jour", a déclaré M. Georgiades devant la commission des Finances du Parlement.

"Il est temps de corriger les erreurs du passé. Il est temps de payer la facture. Nous ne pouvons dépenser que ce que nous avons dans les poches. Il n'y a pas d'autre option", a martelé le ministre, invitant chaque ministère à "reprendre à peu près à zéro (leur) budget (...) Chaque ligne, chaque programme devront être expliqués et justifiés".

08/04/2013 - 19h34

Plusieurs ministres et députés publient leurs déclarations de patrimoine

Dans la foulée de l'affaire Cahuzac, plusieurs ministres et députés, à gauche et à droite, ont rendu public lundi, ou s'apprêtaient à le faire, l'état de leur patrimoine, anticipant, pour les membres du gouvernement, ce qui sera une obligation à compter du 15 avril.

"Les déclarations de patrimoine de tous les membres du gouvernement seront publiées d'ici le 15 avril, à l'instar des déclarations d'intérêts qui sont déjà disponibles sur le site internet du gouvernement", ont indiqué les services du Premier ministre dans un communiqué.

Marie-Arlette Carlotti a été la première ministre (déléguée aux personnes handicapées et à l'exclusion), à publier lundi sa déclaration, sur son blog. En fin d'après-midi, les deux ministres écologistes, Cécile Duflot et Pascal Canfin, ainsi que les trois présidents de groupes parlementaires EELV (Jean-Vincent Placé au Sénat, François de Rugy et Barbara Pompili à l'Assemblée nationale) ont fait de même sur le site internet de EELV.

A droite, François Fillon a dévoilé son patrimoine lundi au journal télévisé de 20h00 sur France 2. Il a jugé cependant qu'"a priori" il n'y avait "pas besoin d'un projet de loi pour moraliser la vie politique".

L'ancien ministre et député UMP Laurent Wauquiez avait fait le même choix de transparence dimanche, dans Le JDD, en publiant le montant de son patrimoine.

Xavier Bertrand, lui aussi ancien ministre et député UMP de l'Aisne, s'est déclaré lundi "totalement favorable" à la transparence, même s'il n'a pas abordé la question sur un terrain personnel.

Parmi les députés socialistes, Christophe Castaner a été l'un des premiers à ouvrir le bal.

"Personne ne doit pouvoir croire que l'on s'enrichit en étant élu. Parce que nous devons être exemplaires, j'ai fait le choix d'assumer cette transparence", écrit ainsi cet élu des Alpes-de-Haute-Provence sur son blog qui détaille, par le menu, le montant de son IRFM (indemnité de représentation de frais de mandat) attribuée mensuellement à chaque député, ainsi que son patrimoine.

De même, Vincent Feltesse, député PS de Gironde et président de la communauté urbaine de Bordeaux, a décidé de "rendre des comptes" sur ses indemnités et son patrimoine, tout au long de la semaine, sur sa page Facebook.

A l'instar de leurs ministres et chefs de files, l'ensemble des parlementaires écologistes devraient publier leurs déclarations, certains, comme la députée du Val-de-Marne Laurence Abeille, l'ayant déjà fait lundi.

L'un d'entre eux pourtant, Noël Mamère, s'est déclaré lundi "pas d'accord avec cette course à la vertu".

"Attention à ce prurit de transparence", a-t-il dit, "ce n'est pas avec des initiatives individuelles que l'on va répondre" au problème de l'affaire Cahuzac. "On est dans un Etat de droit et le président de la République a deux outils sous la main: le rapport Sauvé (ndlr: Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'Etat qui avait remis un rapport au chef de l'Etat en janvier 2011 sur les conflits d'intérêts) et les prescriptions de Lionel Jospin", a souligné M. Mamère.

08/04/2013 - 19h06

Otages: libération d'un deuxième Français enlevé en Afghanistan

Un deuxième Français, enlevé en Afghanistan, a été libéré, a annoncé lundi le ministère français des Affaires étrangères, quelques heures après l'annonce de la libération de Pierre Borghi, un ancien humanitaire passionné de photographie, après quatre mois de captivité tenue secrète.

"Deux de nos compatriotes enlevés en Afghanistan ont été libérés. Nous nous réjouissons de leur libération", a déclaré à l'AFP Philippe Lalliot, porte-parole du Quai d'Orsay.

M. Lalliot n'a pas donné de précision sur cette nouvelle libération qui n'est pas liée à la première, selon plusieurs sources.

Le deuxième ex-otage, prénommé Charles et âgé de 30 ans, un salarié de l'ONG française Acted, avait été kidnappé le 27 janvier alors qu'il se rendait en voiture sur son lieu de travail en plein centre de Kaboul.

"Acted est très heureux de la libération d'un de ses collaborateurs en Afghanistan. Il va bien", s'est réjoui Adrien Tomarchio, le porte-parole de cette ONG, dans une courte conversation avec l'AFP.

Quatre hommes armés avaient bloqué le 4X4 d'Acted, menacé son chauffeur, avant de s'emparer d'un des deux expatriés présents dans le véhicule, d'après un rapport d'Anso, une organisation chargée de la sécurité des ONG en Afghanistan.

Ce rapt avait particulièrement choqué la communauté expatriée de Kaboul car il s'était produit dans un quartier relativement tranquille de la capitale, dans lequel nombre d'organisations étrangères ont leur siège et où résident leurs salariés.

Auparavant, un porte-parole de l'ambassade de France à Kaboul avait confirmé la libération de Pierre Borghi, 29 ans, kidnappé dans des conditions encore inconnues.

08/04/2013 - 17h59

Quinze grands chefs lancent une appellation couronnant le "fait maison"

Quinze des plus grands chefs français, emmenés par Alain Ducasse et Joël Robuchon, ont lancé lundi une appellation pour distinguer "les restaurants de qualité", ceux où, quel que soit le tarif, un restaurateur passionné résiste à l'industriel et s'attache au "fait maison" et à l'hospitalité.

"Sur les 150.000 restaurants français, les trois quarts ne font que de l'industriel. Les autres se battent pour cuisiner des produits frais. C'est à eux que nous nous adressons", a expliqué à l'AFP Alain Ducasse, le chef trois étoiles du Plaza Athénée, à Paris, et du Louis XV, à Monaco.

Le chef oppose les "commerçants restaurateurs" aux "artisans restaurateurs" et veut faire de ces derniers des "militants de la qualité". Il peut s'agir de restaurants, d'auberges, de bistrots, situés dans les grandes villes comme à la campagne.

Une plaque millésimée, "comme les licences d'autrefois en émail", sera installée devant chez eux, car, déplore Alain Ducasse, "aujourd'hui, le commun des mortels ne sait pas sur quoi il va tomber quand il pousse la porte d'un restaurant".

Les critères pour entrer dans ce "club"? Les restaurateurs devront faire preuve de transparence quant à l'origine des produits et au mode de préparation sur place. Il faudra un chef en cuisine, et non "quelqu'un qui fait réchauffer un sachet surgelé". L'hospitalité est également importante. "Il y a trop de restaurants en France où quand vous entrez, on vous fait la gueule", lâche le célèbre chef.

De la transparence en cuisine

L'initiative vient du Collège culinaire de France, qu'il copréside avec Joël Robuchon, et qui compte quinze chefs dont Yannick Alléno, Gérald Passédat, Anne-Sophie Pic et Guy Savoy. Ils se sont défendus lundi, lors d'une conférence de presse, de présenter "un label de plus".

Et les "maîtres-restaurateurs", lancé en 2008 par le gouvernement, "ça ne marche pas" critique Alain Ducasse. "Le grand public ne connaît pas" ce label, qui "s'attache moins au produit", qui est accordé à "des restaurants faisant de l'industriel", renchérissent d'autres chefs.

Cette appellation n'a "rien à voir" non plus avec les blogs ou guides culinaires qui "donnent des notes", insiste Alain Ducasse, soulignant que ce secteur est un "vecteur d'emplois non délocalisables" et attire le tourisme.

Pour obtenir l'appellation "Restaurant de qualité", le restaurateur candidat doit faire l'unanimité au Collège. Il doit payer 1 euro par jour. Puis il conservera sa plaque s'il obtient au minimum 75% de satisfaction des clients, qui pourront voter sur internet, ainsi que l'approbation des quinze chefs fondateurs du Collège culinaire.

Les clients pourront répondre sur le site à des questions comme: "Avez-vous reçu un bon accueil?" ou "Avez-vous eu des renseignements sur l'origine des produits?".

Les chefs estiment qu'environ 10.000 restaurants pourraient recevoir l'appellation. Gérald Passédat, chef trois étoiles du "Petit Nice" à Marseille, a déjà repéré dans sa région trente restaurateurs susceptibles d'entrer dans le club.

Pour David Lely, dont le restaurant "Les Garçons" à Paris est l'un des premiers à recevoir la plaque "Restaurant de qualité", cette appellation "fédère les gens qui respectent le métier" et va "nous pousser à faire encore mieux".

Cette mobilisation signifie-t-elle que la cuisine française est en péril? "Non, mais il n'y a pas la nécessité d'attendre que ça se dégrade", souligne Alain Ducasse. "On ne peut pas continuer à se laisser dire par les médias anglo-saxons que +la France n'est plus ce qu'elle était+" en termes de cuisine.

Les professionnels de l'hôtellerie-restauration ont accueilli favorablement cette initiative des 15 grands chefs, mais le premier syndicat du secteur, la branche restauration de l'Umih, a toutefois plaidé pour l'instauration d'un "instrument de contrôle".

08/04/2013 - 17h57

Foot: Manchester United peut tuer le suspense contre City

Manchester United peut tuer le suspense dans la course au titre lors du derby face à Manchester City, ce soir (19h00 GMT) à Old Trafford, tout en effaçant le souvenir de l'humiliation subie l'an passé.

Les futurs champions étaient venus s'imposer 6 à 1 chez leur voisin alors que les deux rivaux étaient au coude à coude. Alex Ferguson avait parlé de "la pire défaite" de toute sa carrière.

Il n'y a plus guère d'incertitude cette saison. Avec quinze points d'avance à huit matches de la fin, ManU tient fermement en main son vingtième titre national.

En cas de victoire, les "Red Devils" pourraient même être définitivement sacrés dès la semaine prochaine, soit après leur match à Stoke (dimanche) soit après celui à West Ham (mercredi), plus d'un mois avant la fin du Championnat.

S'ils perdaient, les joueurs de Sir Alex pourraient néanmoins aborder la dernière ligne droite avec sérénité, dix points leur suffisant dans les sept dernières journées même en cas de sans-faute de City.

United n'a plus perdu en championnat depuis le mois de novembre et possède avec 25 victoires en 30 matches le meilleur temps de passage de l'histoire de la Premier League. On voit donc mal comment le trophée pourrait lui échapper, malgré le précédent de l'an passé.

City n'y croit plus

Distancé de huit points, City avait alors réussi à refaire son retard dans les six dernières journées pour coiffer son rival au goal-average. Mais Roberto Mancini a depuis longtemps admis que le miracle n'allait pas se reproduire et c'est surtout pour l'honneur que ses hommes chercheront la victoire à Old Trafford.

"Ils jouent bien, ils gagnent beaucoup de matches et méritent d'être en tête, mais le classement ne reflète pas la réalité", a estimé l'entraîneur italien, soucieux de rétablir un peu l'équilibre.

"Gagner de nouveau 6 à 1, c'est impossible. Ce sont des choses qui n'arrivent qu'une fois tous les cent ans. Mais nous ne méritons pas d'être à quinze points de United", a-t-il dit.

Malgré les déclarations d'intention, il est probable que les "Citizens" penseront déjà à leur match de dimanche prochain à Wembley contre Chelsea, en demi-finale de la Coupe d'Angleterre, car seule une seconde "Cup" en trois ans permettrait d'atténuer un peu la déception d'un championnat où l'enjeu est désormais très limité.

Avec sept points d'avance sur la cinquième place et un calendrier relativement facile jusqu'à la fin du championnat, à part un déplacement à Tottenham, City n'a pas de raison de craindre pour sa qualification en Ligue des champions.

Publicité

Publicité

Publicité