09/04/2013 - 09h15
L'Agence de l'alimentation et de l'environnement a lancé mardi une mise en garde sur les effets pour la santé du bisphénol A, produit chimique couramment utilisé, en particulier chez les femmes enceintes et les caissières, appelant aussi à la prudence pour les produits de substitution.
Dans une "évaluation des risques sanitaires associés au bisphénol A", l'Anses "confirme" les effets potentiellement néfastes du BPA --produit classé comme "perturbateur endocrinien"-- déjà pointés en septembre 2011 par cette même Agence nationale de sécurité sanitaire de l' alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).
Cet avis tient compte "pour la première fois" des expositions réelles de la population au bisphénol A par l'alimentation, l'air respiré ou par contact cutané et montre "un risque potentiel pour l'enfant à naître des femmes enceintes exposées".
"Les effets identifiés portent sur une modification de la structure de la glande mammaire chez l'enfant à naître qui pourrait favoriser un développement tumoral ultérieur", indique l'Anses dans un communiqué.
L'Agence a passé en revue les articles scientifiques publiés sur le sujet pour rendre cet avis et précise que le niveau de fiabilité attaché par une majorité d'experts à ce risque sanitaire demeure "modéré" en raison "d'incertitudes" et du niveau limité des connaissances dans le domaine.
Gare aux bonbonnes
La population est principalement exposée au BPA par le biais de son alimentation (80% de la contamination) avec principalement les boîtes de conserve qui contiennent souvent un vernis intérieur avec du BPA.
L'Anses attire aussi l'attention sur les bonbonnes en plastique de type "polycarbonate" des fontaines à eau comme on en trouve dans les entreprises. Celles-ci constituent "une source conséquente d'exposition au bisphénol A".
Certaines professions sont plus exposées que d'autres: c'est le cas en particulier des personnes qui manient du papier thermique comportant du BPA utilisé pour les tickets de caisse, comme les caissières des magasins.
Pour ces deux cas précis, la préoccupation va essentiellement aux femmes enceintes, en raison des risques pour les futurs bébés. L'Agence parle pour celles-ci de "situations à risque spécifiques associées à la manipulation de papiers thermiques et à la consommation d'eaux conditionnées dans des bonbonnes en polycarbonate".
Chez l'enfant à naître, outre un éventuel risque accru de cancer du sein, le bisphénol A pourrait avoir des effets sur "le cerveau et le comportement, le métabolisme et l'obésité ou encore l'appareil reproducteur féminin", indique l'Anses dans son avis.
A la suite du premier avis de l'Anses, la France avait décidé de bannir le BPA des contenants alimentaires, à commencer par ceux utilisés pour les nourrissons en 2013, puis ceux destinés à l'ensemble de la population en 2015.
"Cette nouvelle législation devrait conduire à une baisse très significative du niveau d'exposition au bisphénol A, dont il conviendra d'évaluer l'impact dans le temps" souligne l'Agence.
Mais cette dernière s'inquiète des produits substitutifs utilisés par l'industrie pour remplacer le BPA. "En particulier, en l'absence de données scientifiques complémentaires, l'Agence n'encourage pas à utiliser d'autres bisphénols comme solution de substitution au bisphénol A", indique-t-elle
Les données toxicologiques concernant les bisphénols M, S, B, AP, AF, F et BADGE sont insuffisantes et il n'est pas possible d'évaluer les risques sanitaires de ces produits relativement proches du BPA et qui sont de potentiels "perturbateurs endocriniens".
"Toutes ces substances partagent une structure chimique commune aux composés de la famille des bisphénols qui leur confère des propriétés ostrogéniques, c'est-à-dire similaire aux oestrogènes" rappelle l'Agence.
09/04/2013 - 07h20
Le déficit de l'Etat français s'est creusé de 2,9 milliards d'euros fin février sur un an, à 27,1 milliards, essentiellement en raison du contrecoup d'une recette exceptionnelle perçue en 2012, affirme mardi le ministère du Budget dans un communiqué.
Cet écart "résulte, pour l'essentiel, d'une recette exceptionnelle enregistrée en janvier 2012 par le budget général, liée à l'attribution d'autorisations d'utilisation de fréquences dans la bande 800 MHz en France métropolitaine pour établir et exploiter un réseau radioélectrique mobile ouvert au public (fréquences dites 4G)", explique Bercy.
Cette recette s'élevait à 2,6 milliards l'an dernier et peut donc expliquer en grande partie le déficit plus lourd à ce stade de l'année.
Le gouvernement vient de ramener son objectif de déficit public (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales) à 3,7% du produit intérieur brut (PIB) pour cette année, après avoir reconnu il y a près de deux mois que la cible de 3% conforme aux traités européens ne serait pas atteinte en raison d'une croissance atone.
Il doit détailler ses objectifs dans les prochains jours.
Dans le détail, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) ont atteint 64,4 milliards d'euros au 28 février 2013 contre 63,6 milliards un an plus tôt. "Ce montant est conforme à la prévision de dépenses", assure Bercy.
La charge de la dette est "en baisse significative par rapport à 2012, compte tenu du niveau très faible des taux d'intérêt", et les dépenses de personnel sont "globalement stables", explique le ministère.
En revanche, comme prévu, le prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne est plus important qu'en 2012 (7,2 milliards contre 6,2 milliards) "en raison notamment du versement en début d'année de la contribution de la France au financement des budgets rectificatifs de fin d'année 2012 de l'UE".
Côté recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements), elles s'établissent à 44,1 milliards fin février contre 45,4 milliards un an plus tôt.
"A fin février, l'évolution des recettes fiscales nettes est en faible progression (+0,2%) compte tenu de la faiblesse de la croissance, qui impacte tout particulièrement les recettes de TVA", selon Bercy. "L'évolution des autres recettes fiscales n'est pas significative à ce stade de l'année", souligne le ministère.
09/04/2013 - 07h00
Le directeur du quotidien Libération, Nicolas Demorand, estime mardi que la rumeur sur un compte en Suisse de Laurent Fabius était "un fait politique majeur" qui justifiait de faire sa une dessus.
La direction de Libération a essuyé lundi de sévères critiques, y compris au sein de sa rédaction, pour avoir placé en une de simples rumeurs sur l'existence d'un compte suisse de Laurent Fabius, démentie par le ministre des Affaires étrangères.
"Comment une rumeur a pu devenir, l'espace d'un week-end, un motif d'affolement pour l'exécutif et, à ce titre, un fait politique majeur ? C'est la seule question à laquelle Libération entendait répondre dans son édition d'hier", écrit Nicolas Demorand dans la rubrique "A nos lecteurs".
"Si Libération a donc fait le choix de publier le nom de Laurent Fabius et donné la parole à son avocat, c'est tout simplement pour partager avec ses lecteurs les informations en notre possession à l'instant où le journal part à l'imprimerie", ajoute M. Demorand.
Le directeur du quotidien constate que "de l'incompréhension a pourtant accueilli notre travail, que ce soit à l'intérieur du journal ou à l'extérieur. Nous en prenons évidemment notre part : un message mal reçu pose à son émetteur des questions auxquelles il se doit de répondre, afin de lever doutes et ambiguïtés sur sa démarche. C'est chose faite", conclut-il.
09/04/2013 - 06h59
La Banque de France a confirmé sa prévision d'une croissance quasi nulle, à 0,1% du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre 2013, dans sa troisième estimation pour cette période publiée mardi.
Cette estimation est identique à celle publiée le 8 mars par la Banque de France mais légèrement supérieure à celle établie depuis par l'Insee, à 0,0% au premier trimestre.
Le gouvernement a annoncé dimanche qu'il tablait sur une croissance annuelle de 0,1% en 2013, conforme aux prévisions de la Commission européenne.
L'Insee a confirmé fin mars un repli de 0,3% de la croissance au quatrième trimestre 2012 et une croissance nulle sur l'ensemble de l'année écoulée.
Dans son enquête de conjoncture dans l'industrie et les services pour mars, la BdF observe que "la production industrielle est globalement stable", en hausse pour l'agroalimentaire et le matériel de transport mais en repli en ce qui concerne les machines et équipements et les produits métalliques et plastiques.
La BdF prévoit un maintien de l'activité en avril.
Dans les services, "l'activité est stable", avec une progression des services informatiques et une contraction du travail temporaire, ainsi que de l'hébergement restauration. "Les prix continuent de se contracter et les effectifs se maintiennent", note la BdF pour qui, "selon les chefs d'entreprise, une légère amélioration est prévue en avril".
09/04/2013 - 06h28
Zlatan Ibrahimovic, qui a quitté Barcelone en 2010 en claquant la porte et en conflit ouvert avec l'entraîneur Pep Guardiola un an seulement après avoir rejoint l'institution catalane, revient mercredi au Camp Nou avec le Paris SG, sur les lieux de son crime de lèse-majesté.
L'histoire avait pourtant tout de l'idylle à venir quand elle commence à l'été 2009, tant l'attaquant suédois rêvait depuis toujours de rejoindre les Blaugranas. Sa passion se renforce même au fur et à mesure que les discussions traînent entre l'Inter Milan et le Barça, comme il l'a raconté dans son autobiographie.
Les débuts d'"Ibra" en Catalogne sont mêmes idéaux, avec sept buts lors des huit premières journées. Mais rapidement, le caractériel avant-centre va déchanter, accusant son entraîneur, qui lui avait demandé lors de leur premier entretien de "garder les pieds sur terre", de préférer l'éclosion de Messi à l'expression de son propre talent.
"Guardiola préférait chouchouter Messi, il ne me regardait même pas. J'étais une Ferrari conduite comme une Fiat. A un moment, j'ai même pensé à arrêter ma carrière", a-t-il même écrit alors qu'il s'apprête à retrouver la majestueuse enceinte en quart de finale retour de cette Ligue des champions qu'il n'a jamais remportée.
"Tu n'as pas de couilles. Tu te chies dessus devant Mourinho. Va te faire f..... !", envoie-t-il encore à son entraîneur après l'élimination en C1 face à l'Inter.
Le divorce est alors consommé et "Ibra", qui reproche également aux gentils Xavi et Iniesta d'être "sages comme des bons élèves", ne va commencer que deux des huit derniers matches de Liga.
Comble de malchance, il a choisi le mauvais club le mauvaise année, car c'est l'Inter qu'il venait de quitter qui a été sacrée cette année-là alors que le Barça, champion d'Europe en 2009, a attendu qu'il parte pour récidiver en 2011.
"Individualiste dans son jeu"
Buteur lors du 2-2 du match aller la semaine dernière (son 5e but seulement en match à élimination directe en C1) "Ibra" nourrira mercredi autant un sentiment de revanche qu'un espoir de qualification.
Statistiquement, son passage à Barcelone n'est pourtant pas une infamie avec 21 buts marqués en 45 matches toutes compétitions confondues, dont 16 en 29 matches de championnat.
"Il avait marqué beaucoup en première partie de saison, s'est souvenu son ex-coéquipier Piqué sur Canal+ avant le match aller. Après, ce sont des décisions de l'entraîneur. Guardiola a préféré faire confiance à d'autres joueurs et Zlatan s'est vu dans un second rôle, pas dans le premier rôle qui lui plaît. Et il n'a pas obtenu ce qu'il voulait".
"Nous savons qu'il est individualiste dans son jeu, qu'il a besoin d'être au coeur de l'équipe et au Barça, ce rôle était déjà pris par Messi", a-t-il aussi déclaré sur Terra.es.
Si "Ibra" est déjà revenu au Camp Nou en 2012 avec l'AC Milan, c'est en revanche la première fois qu'il n'aura pas à y recroiser son ancien entraîneur puisque celui-ci s'est accordé une année sabbatique.
Tout miel, le Suédois avait d'ailleurs changé de tonalité avant les retrouvailles la semaine dernière, animant avec humour la conférence de presse d'avant-match.
"Le Barça est sans doute la meilleure équipe actuelle et probablement la meilleure équipe à avoir jamais joué sur cette planète", avait-il d'abord dit à propos de son ancien club avant de répondre à la question de savoir si Messi était le meilleur joueur du monde.
"Il a gagné tous ces Ballons d'Or. Peut-être qu'ils devraient lui donner le nom de Messi et ne plus l'appeler Ballon d'Or parce que je pense qu'il va encore le gagner quelques fois. Il bat tous les records qui existent. Le meilleur de tous les temps, je ne sais pas. C'est dur à dire. Il faut qu'il prenne sa retraite avant d'en parler. Tant qu'il sera en activité, ce sera dur à dire".
09/04/2013 - 05h55
Dix-sept élèves, rescapés de l'accident de car français dans lequel une jeune fille a été tuée et 41 personnes blessées lundi en République tchèque, ont atteri mardi à 00H35 à l'aéroport de Vatry (Marne) avant de retrouver leur famille.
Les enfants, "marqués mais en bonne santé ont pu retrouver leur famille, seuls trois parmi eux doivent être acheminés vers le CHU de Reims pour des examens complémentaires", a précisé Pierre Dartout, le préfet de la Marne.
L'autocar accidenté transportait 36 enfants âgés de 12 et 13 ans, élèves du collège catholique Notre-Dame à Reims, dans le nord de la France, et quatre accompagnateurs, a annoncé en France la préfecture de la Marne.Cinq des blessés sont grièvement touchés, a précisé le ministère français des Affaires étrangères.
L'accident est survenu sur une autoroute à Rokycany, à environ 80 km à l'ouest de Prague, à 04H30 GMT (06H30 à Paris), selon la police.
"Le car, pour une raison indéterminée, a brusquement quitté l'autoroute, coupé quelques arbres, traversé une autre route, avant de s'écraser contre un remblai", a précisé à l'AFP Pavla Jakoubkova une porte-parole des sapeurs pompiers. Les élèves étaient partis dimanche à destination de Prague pour un voyage scolaire dans un autocar de la compagnie Champagne Mobilités du groupe RATP.
"Il y a un décès et au moins cinq blessés graves", a confirmé à Paris le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot, ajoutant que les causes de l'accident étaient encore inconnues et que l'ambassadeur français à Prague se rendait sur les lieux du drame. Il n'a pas précisé l'identité de la personne tuée.
"Tous les blessés, des adultes et des enfants, ont été transportés dans des hôpitaux à Rokycany et Plzen", a déclaré Mme Ptackova. Les plus grièvement touchés, comme le chauffeur du bus, ont été transportés par hélicoptère.
Le président de la République, François Hollande, a présenté dans un communiqué ses condoléances à la famille et aux proches de l'élève tuée et "remercié les autorités tchèques pour toute l'aide apportée pour faire face à ce drame".
Selon le ministre français des Transports, Frédéric Cuvillier, le car avait subi des contrôles le 11 mars et le chauffeur, qui fait partie des personnes gravement blessées, a 13 ans d'expérience.
09/04/2013 - 05h10
Après avoir approuvé lundi une profonde réforme des règles encadrant les licenciements et des recours judiciaires, l'Assemblée va voter mardi le projet de loi sur l'emploi, contre lequel manifesteront au même moment les syndicats opposés à ce texte.
Malgré un appel lundi du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, à "suspendre immédiatement le débat", le vote aura bien lieu mardi sur l'ensemble du texte transcrivant l'accord sur l'emploi entre le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) accordant plus de flexibilité aux entreprises tout en créant de nouveaux droits pour les salariés. Le Sénat, où le PS n'a pas seul la majorité, s'emparera ensuite de ce projet de loi examiné au Parlement en procédure accélérée (une seule lecture par chambre).
Pour marquer le coup, une nouvelle journée de protestation contre cet accord qui "veut du mal" aux salariés est prévue mardi à l'appel de la CGT et FO, qui ont refusé de le signer, ainsi que les syndicats SUD et la FSU, qui n'ont pas participé à la négociation car non représentatifs dans le secteur privé. Une première mobilisation, le 5 mars, avait réuni 200.000 manifestants dans toute la France, selon ces syndicats.
"Le débat fut long, une semaine, mais ça le valait" autour d'un texte "éminent de progrès", et "il n'y a pas eu de photocopiage mais un vrai travail parlementaire", a estimé le ministre du Travail Michel Sapin une fois achevé, peu après minuit, l'examen de tous les articles et amendements.
Le rapporteur du projet de loi, Jean-Marc Germain (PS) a tenu à souligner "les avancées" obtenues par les députés et le "dialogue très constructif" avec le gouvernement. "Certains trous dans la raquette ont pu être comblés, mais je reste sur ma faim sur plusieurs points", a déclaré Jérôme Guedj, membre de l'aile gauche du PS.
Lundi, au sixième et dernier jour du débat, environ cinq députés du Front de Gauche, quasi tous communistes, ont continué la bataille avec des salves d'amendements notamment contre "l'une des mesures les plus catastrophiques" à leurs yeux: une nouvelle procédure qui "permet de boucler les plans sociaux en un délai record de 21 jours".
Le texte bouleverse la législation sur les plans de suppressions d'emplois, rebaptisés depuis 2002 Plans de sauvegarde de l'emploi.
Pour être valide, un PSE devra avoir été validé par un accord conclu avec des syndicats, ou des représentants du personnel, majoritaires dans l'entreprise, ou à défaut, avoir été homologué par l'administration du Travail.
Le "retour de l'Etat dans le contrôle des plans sociaux" est l'une des "avancées" du texte sur lesquelles le rapporteur n'a cessé d'insister.
Le juge administratif se prononcera sur le respect des règles, mais pas sur l'existence d'un motif économique réel et sérieux, au grand dam du Front de gauche mais aussi des radicaux de gauche notamment.
Par rapport au projet initial, l'Assemblée a allongé de huit à quinze jours le délai laissé à l'administration pour se prononcer, via un amendement PS.
Un salarié licencié pour motif économique pourra continuer de contester cette décision devant le juge civil.
Rejetés en revanche les amendements du Front de gauche notamment contre "le choix d'évincer le juge civil de la procédure de contrôle du plan".
Le remboursement des aides publiques lorsque le licenciement pour motif économique aura été jugé sans cause réelle et sérieuse a aussi été repoussé, malgré le soutien des écologistes, des radicaux et de l'UDI à cette demande du Front de gauche.
A l'inverse, l'unanimité a prévalu dans l'hémicycle pour voter l'obligation pour une entreprise de plus de 1.000 salariés qui envisage la fermeture d'un de ses établissements de rechercher un repreneur.
Une modification du Code du travail dont Jean-Marc Germain a souligné la "charge symbolique" vu les "traumatismes" de situations comme Florange mais aussi l'articulation avec la proposition de loi PS pour la reprise de sites rentables attendue avant l'été.
"Purement incantatoire", a objecté Marc Dolez (Front de gauche).
Autre long débat, la controversée réforme des recours judiciaires, qui comprend notamment des délais réduits pour réclamer des dommages et intérêts à son employeur, a été votée quasiment sans changement, avec notamment les suffrages de l'UMP.
Le Front de Gauche a voté contre cet article "scandaleux", expliquant qu'il aboutirait à "abréger l'action prud'homale".
Assurant que "ce que les organisations syndicales ont signé préserve très largement les intérêts des salariés", le ministre a souligné qu'il n'était "plus possible d'aller plus loin" dans les dérogations aux délais de prescription réduits "sans remettre en cause l'équilibre de l'accord".
09/04/2013 - 05h04
Damas a été frappée lundi par un puissant attentat suicide à la voiture piégée ayant fait au moins 15 morts et 53 blessés selon les médias officiels, la première attaque du genre en plein centre de la capitale.
Selon la télévision d'Etat, il s'agit d'un "attentat suicide commis par un terroriste" entre la place Sabee Bahrat et la rue Chahbandar, en plein centre-ville.
La chaîne a diffusé des images de restes humains, de civils sous le choc criant et pleurant, ainsi que de plusieurs carcasses de voiture calcinées. Des hommes tentaient désespérément de dégager un corps d'un taxi, tandis qu'un homme serrait dans ses bras une fillette terrorisée.
"J'étais dans la rue avec ma collègue quand la terre a tremblé sous nos pieds", a raconté Anana, 32 ans, qui se trouvait non loin de la place Sabee Bahrat. "Les gens ont commencé a crier +explosion! explosion!+ et on a vu une épaisse fumée noire se dégager du lieu de l'attentat comme si c'était un tourbillon".
"Il faut arrêter ce bain de sang. Quand on sort de chez soi, on ne sait plus si on rentrera vivant", s'écrie Mayssa, fonctionnaire qui travaille près du lieu de l'attentat.
"Nous disons à ceux qui sont derrière ces attentats que le peuple syrien (...) va aller de l'avant pour écraser ces bandes terroristes armées", a réagi le Premier ministre Waël al-Halaqi qui s'est rendu sur place.
"Votre terrorisme ne servira à rien, les Syriens lutteront ensemble avec l'armée contre ces groupes terroristes", a-t-il ajouté, qualifiant l'attaque de "lâche".
Le dernier attentat suicide à Damas remonte au 21 mars: 49 personnes, dont cheikh Bouti, célèbre dignitaire sunnite proche du pouvoir, avaient été tuées. Un mois plus tôt, quatre attentats avaient fait au moins 83 morts le 21 février, le bilan le plus lourd à Damas depuis le début du conflit.
Le régime avait alors accusé des "terroristes", terme par lequel les autorités syriennes désignent les rebelles aidés dans leur combat contre l'armée par des jihadistes qui ont revendiqué de nombreux attentats suicide, en particulier à Damas.
La chaîne officielle d'informations en continu, Al-Ikhbariya, a affirmé que des enfants se trouvaient parmi les victimes, expliquant que l'explosion s'était produite dans une zone résidentielle, près d'une école qui a été endommagée.
Toutes les vitres du bureau de l'AFP, situé sur la place Sabee Bahrat à environ 200 mètres du lieu de l'explosion, ont été brisées par le souffle de l'explosion. Les employés de l'AFP sont sains et saufs.
Les vitrines de la majorité des commerces, ainsi que les fenêtres de la Banque centrale, ont également volé en éclats et des balcons se sont complètement effondrés.
Une journaliste de l'AFP a entendu une puissante explosion suivie de tirs intenses et vu des flammes se dégager de voitures sur la place, près de la Banque centrale. La puissance de l'attentat était telle que des palmiers ont pris feu aux alentours.
Dans le même temps, le conflit ne connaissait pas de répit: les violences ont fait au moins 157 morts dimanche, en majorité des civils, selon un bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales.
S'attaquant à un autre aspect du conflit, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé lundi que les enquêteurs des Nations unies chargés de déterminer, à la demande de Damas, si des armes chimiques sont utilisées dans le pays, étaient "prêts" à être déployés.
Quelques heures plus tard Damas a rejeté cette mission, estimant qu'elle était contraire à la demande qu'a faite la Syrie aux Nations unies. Selon un responsable du ministère des Affaires étrangères cité par l'agence officielle SANA, la demande portait uniquement sur "l'envoi d'une mission technique neutre et honnête au village de Khan Aassal dans la province d'Alep (nord) pour enquêter sur ce qui s'est passé après que le village eut été la cible d'un missile doté de matières chimiques toxiques tiré par les bandes terroristes".
Le régime et la rébellion s'accusent mutuellement d'avoir employé des armes chimiques dans les régions d'Alep (nord) et de Damas dans le cadre du conflit qui ravage le pays et qui a fait selon l'ONU plus de 70.000 morts, 1,2 million de réfugiés et 4 millions de déplacés.
09/04/2013 - 04h55
Aucun employé nord-coréen n'était présent mardi sur le site intercoréen de Kaesong, au lendemain de l'annonce par Pyongyang du retrait de ses 53.000 citoyens de la zone et de la fermeture de ce complexe industriel sur fond de tensions croissantes avec Séoul et Washington.
Souvent présenté comme une expérience modèle de rapprochement intercoréen, la "région administrative spéciale de Corée du Nord" créée en 2004 à Kaesong est devenue une pièce stratégique sur l'échiquier coréen où se joue une partie à haut risque.
"Jusqu'à présent, aucun employé nord-coréen ne s'est présenté au travail ce matin", a déclaré une porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification.
Quelque 53.000 Nord-Coréens travaillent pour 123 entreprises sud-coréennes présentes sur le site qui se trouve à 10 kilomètres de la frontière, en territoire nord-coréen.
"Nous allons retirer tous nos employés de la zone" de Kaesong, avait annoncé lundi Kim Yang-gon, un haut responsable du parti communiste, dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.
Depuis mercredi dernier, le Nord interdit l'accès de Kaesong au personnel sud-coréen et aux camions de livraison.
Pour l'heure, 13 des 123 entreprises sud-coréennes présentes sur le site ont interrompu leur production faute de matières premières mais le retrait des ouvriers nord-coréens devrait paralyser très vite l'ensemble du site.
Plus de 300 cadres sud-coréens ont quitté le complexe depuis le milieu de la semaine dernière, mais 475 y demeuraient lundi soir pour veiller au bon fonctionnement des activités, selon Séoul.
Précieuse source de devises étrangères dont la Corée du Nord a grand besoin, Kaesong est toujours resté ouvert à de rares et brèves exceptions près.
Le site est né dans le sillage de "la diplomatie du rayon de soleil", menée par la Corée du Sud de 1998 à 2008 aux fins d'encourager les contacts entre les deux frères ennemis qui restent techniquement en guerre puisque la Guerre de Corée (1950-53) s'est terminée par un armistice et non par un traité de paix.
Le complexe constitue l'unique reliquat des efforts de rapprochement intercoréen, après le gel des relations bilatérales en 2010. Il a généré en 2012 un chiffre d'affaires de 469,5 millions de dollars US (366 millions d'euros), une manne en termes d'emploi, de taxes et d'apport en devises étrangères.
"La population n'aura plus à se serrer la ceinture"
La présidente Park Geun-Hye s'est déclarée mardi "très déçue" et le ministère de l'Unification s'est engagé à "garantir la sécurité de ses citoyens et la protection de sa propriété".
Washington, qui a décidé de jouer l'apaisement en renonçant à un tir d'essai de missile balistique intercontinental prévu cette semaine en Californie, a de son côté jugé la mesure "regrettable".
"Ca ne va pas aider (la Corée du Nord) à atteindre son objectif affiché d'améliorer l'économie et la vie de sa population", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Patrick Ventrell.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, propulsé à la tête du régime après la mort de son père Kim Jong-Il en décembre 2011, avait annoncé début janvier un "virage radical" pour redresser l'économie exsangue du pays tout en réaffirmant les ambitions militaires du régime.
"Nous devons effectuer un virage radical afin de construire un géant économique dans l'esprit et avec le courage qui furent les nôtres pour conquérir l'espace", avait-il déclaré, ajoutant: "La population n'aura plus à se serrer la ceinture".
La Chine, qui maintient le Nord sous perfusion, l'a poussé ces dernières années à s'ouvrir économiquement, sans résultats significatifs autres que la création de zones d'activité le long de leur frontière commune.
De timides réformes avaient été engagées en 2002 pour tenter de limiter les effets de l'effondrement des subventions et de l'aide après le démantèlement de l'Union soviétique dans les années 90.
Mais le pouvoir, hyper-centralisateur, avait pris peur devant l'essor du petit commerce et annulé la plupart des réformes trois ans plus tard.
La Corée du Nord connaît des pénuries alimentaires chroniques en raison d'une très mauvaise gestion agricole, des intempéries, d'un ralentissement de l'aide internationale et des dépenses militaires.
Au milieu des années 90, une famine avait causé la mort de jusqu'à deux millions de personnes, selon les ONG et l'ONU.
08/04/2013 - 21h57
L'actrice française Audrey Tautou a été choisie pour présenter les cérémonies d'ouverture et de clôture de l'édition 2013 du festival de Cannes, qui aura lieu du 15 au 26 mai, a-t-on appris lundi soir dans un communiqué.
Audrey Tautou sera à l'affiche le 24 avril dans L'Ecume des jours de Michel Gondry, au côté de Romain Duris.
La cérémonie d'ouverture du 66e festival de Cannes, dont le jury sera présidé par Steven Spielberg, aura lieu le 15 mai à partir de 19H15, et la cérémonie de clôture le 26 mai à partir de 19H00.
Audrey Tautou succède à l'actrice Bérénice Béjo, maîtresse de cérémonie du festival de Cannes en 2012.
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