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10/04/2013 - 06h59

La Chine enregistre un déficit commercial surprise en mars

La Chine a annoncé mercredi un déficit de son commerce extérieur pour le mois de mars, une situation inhabituelle pour le premier exportateur mondial qui sème un doute sur la solidité du rebond de la croissance dans la deuxième économie mondiale, selon les analystes.

Ce déficit reste modéré, à seulement 880 millions de dollars, avec des importations en augmentation de 14,1% sur un an à 183,07 milliards de dollars et des exportations en progression de 10% à 182,19 milliards de USD, ont rapporté les douanes chinoises.

Ce déficit constitue une "surprise" pour l'agence financière Dow Jones, qui avait interrogé un panel d'analystes prédisant en moyenne un excédent commercial de 14,7 milliards de dollars pour mars.

Sur l'ensemble du premier trimestre 2013, le commerce extérieur chinois reste toutefois excédentaire de 43,07 milliards de dollars, avec des exportations en hausse de 18,4% sur un an et des importations en progression de seulement de 8,4%.

Durant le premier trimestre, "le commerce avec l'UE et le Japon a décliné tandis que celui avec les Etats-Unis et l'ASEAN (Asie du Sud-Est) a fortement augmenté", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole des douanes chinoises, Zheng Yuesheng.

En 2012, le volume du commerce extérieur chinois avait progressé bien plus lentement que les années précédentes, les exportations augmentant de 7,9% pour atteindre environ 2.050 milliards de dollars tandis que les importations progressaient de 4,3% à environ 1.820 milliards de USD.

"J'ai pleinement confiance que nous atteindrons l'objectif de 8% (de croissance) du commerce extérieur cette année", a déclaré M. Zheng. Cet objectif, fixé autour de 10% l'an dernier, n'avait pas été atteint pour 2012 alors que la deuxième économie mondiale enregistrait sa plus faible croissance économique en 13 ans, à 7,8%.

A vu des résultats du commerce extérieur pour le premier trimestre, "la croissance au premier trimestre va très probablement s'établir en-dessous de 8%", estime dans une note d'analyse Lu Ting, un économiste de Merril Lynch - Bank of America.

Ces chiffres jettent le doute sur la "solidité de la reprise" de la croissance économique en Chine, qui a connu un rebond au quatrième trimestre de l'année dernière, à 7,9% en rythme annuel, après sept trimestres consécutifs de ralentissement, juge pour sa part Alistair Thornton, économiste chez IHS Global Insight à Pékin.

Lu Ting relève aussi que la consommation d'électricité n'a augmenté que d'environ 1% en mars et estime que la production industrielle devrait avoir augmenté légèrement moins le mois dernier qu'en janvier et février, lorsqu'elle avait progressé de 9,9%.

Le gouvernement doit publier lundi les chiffres de la production industrielle et de la croissance pour le premier trimestre.

Cet analyste s'attend néanmoins à une accélération de la croissance au deuxième trimestre, soulignant que la hausse des importations est un signe d'augmentation de la demande intérieure.

10/04/2013 - 06h48

Ligue des champions: le PSG rêve d'exploit à Barcelone

Le Paris SG, après avoir contenu 2-2 le grand Barcelone à l'aller, se rend mercredi en Catalogne pour le quart de finale retour de la Ligue des champions avec une petite idée derrière la tête même si éliminer l'un des favoris, avec ou sans Messi, resterait un monumental exploit.

Satisfait au tirage au sort d'être tombé sur l'ambitieux nouveau riche du football européen, qu'en pense désormais le Barça?

Certes, en ramenant du Parc des Princes un résultat qui leur donne 80% de chances de se qualifier, les Blaugranas sont bien placés.

Mais il y a une semaine, l'enthousiasme des Parisiens, dont l'objectif minimal pour leur retour en C1 a déjà été atteint, a pu ébranler parfois leurs belles certitudes.

Paris, dont la devise de la ville est "fluctuat nec mergitur" ("il flotte sans être submergé"), a souvent tangué mais, par sa combativité qui lui a permis d'égaliser deux fois, dont la deuxième à la dernière seconde, a aussi montré qu'on pouvait rivaliser avec un Barça étouffant au niveau de la possession de balle.

iA condition toutefois de bien vivre la suspension du "Marathon Man" Matuidi, celui qui met de l'huile dans les rouages et accepte de se sacrifier

Comme le groupe d'Ancelotti est au complet, cela signifie qu'il peut compter sur Beckham, surprenant titulaire à l'aller et peu en réussite, Verratti, jeune et impulsif, Chantôme, l'habituel roue de secours... mais aussi Motta pour le remplacer.

Trop souvent blessé cette saison, l'Italien semble rétabli. Alors qu'il est "bichonné" depuis mercredi, sa présence semble indiquer que "Carletto" veut tenter un coup avec lui. Car s'il est apte, il a le poids, l'expérience et le talent pour contrarier son ancien club.

Avec Maxwell et Ibrahimovic, toujours revanchard contre une institution qui lui a préféré Messi lors de son unique saison en Catalogne, le PSG peut en effet compter sur trois ex-Barcelonais.

Derrière, la défense devrait raisonnablement être menée par le "monstre" Silva, malgré la tentative d'Ancelotti de brouiller les cartes.

Vilanova, en face, doit gérer le cas Messi, buteur à l'aller mais sorti au bout de 45 minutes. Son adjoint Roura a dit mardi qu'une "décision" serait prise mercredi avant le match concernant l'Argentin.

Son absence serait un évident coup dur pour son équipe, qui attend son 60e but en C1, le 9e cette saison. Heureusement que, pour atténuer cette crainte, Pedro revient de suspension et que Fabregas a inscrit dimanche contre Majorque le premier triplé d'un Espagnol en Liga depuis 2001!

L'autre chantier pour Barcelone est de rebâtir une défense puisque ni Puyol ni Mascherano ne sont présents. Dominé par Ibra à l'aller, Piqué ne sait pas qui l'accompagnera, le jeune Bartra ayant tout de même une longueur d'avance sur les habituels milieux Busquets et Song.

Leaders souverains de leur championnat respectif, les deux camps ont cependant pu reposer leurs cadres ce week-end sans ralentir le rythme, ni oublier de fourbir leur plan.

Celui du PSG qui n'a pas grand-chose à perdre face à l'ogre, sera de résister, faire douter et piquer. En revanche, quelle attitude doit adopter son adversaire adorateur du beau jeu mais échaudé par la bousculade d'il y a une semaine? Contre Milan, au tour précédent, la donne était simple: battu en Lombardie, il fallait renverser la vapeur ensuite. Mais là?

Surtout que, si le dernier club français à être venu au Camp Nou est reparti plombé en 2009 (Lyon, 5-2), Paris, qui s'est imposé à Valence en 8e, aime les Espagnols en général. Et d'ailleurs, son bilan avec Barcelone est parfaitement équilibré avec une victoire, deux nuls, une défaite, cinq buts marqués et autant encaissés.

Enfin, le Barça, "optimiste" selon Xavi, a disputé 14 quarts de C1 et s'est qualifié 12 fois. Mais sa dernière élimination à ce niveau, en 1995, lui a justement été infligée par le PSG qui, à l'occasion de son 2e quart de C1 seulement, peut récidiver 18 ans après.

10/04/2013 - 05h28

Le gouvernement s'attèle à la moralisation de la vie publique

Encore sous le choc de l'affaire Cahuzac, le gouvernement dévoile mercredi en Conseil des ministres de premières pistes pour moraliser la vie publique, avec une lutte accrue contre les conflits d'intérêts et paradis fiscaux, ou des sanctions renforcées contre les fraudeurs.

Huit jours après les aveux de Jérôme Cahuzac, c'est le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui tentera de mettre un terme à cette séquence désastreuse en présentant devant le chef de l'Etat et l'ensemble des membres du gouvernement les grandes lignes de ce futur texte. Le projet gouvernemental abouti sera examiné au Conseil des ministres du 24 avril.

Dans un climat politique délétère, sur fond de crise économique et sociale, le gouvernement veut à tout prix éviter que les turpitudes de l'ex-ministre du Budget, exclu mardi du PS, éclaboussent l'ensemble de la classe politique.

"Les mesures que je suis en train de préparer n'ont pas pour but de stigmatiser mais de garantir aux citoyens la transparence et le contrôle, et pas seulement pour les élus", a ainsi assuré mardi M. Ayrault, qui a toutefois imposé à ses ministres la publication avant le 15 avril de leur patrimoine.

Pour préparer ces mesures, l'exécutif a "avancé très vite", se réjouit-on à Matignon. Mais le dispositif ne devrait pas encore être finalisé dès mercredi. "Le Premier ministre fixera en Conseil des ministres les têtes de chapitre" du futur texte, explique son entourage.

Le lendemain, il consultera à Matignon les présidents des deux chambres ainsi que les chefs de file des groupes parlementaires.

Mais avant même ces consultations, de premiers objectifs ont été évoqués. Les ministres et élus devraient ainsi avoir l'obligation à l'avenir de signaler leur patrimoine, une mesure critiquée à droite comme à gauche où l'on redoute un grand déballage et où beaucoup ont relevé qu'il faut aussi prévoir les moyens de vérifier la véracité de ce qui est avancé. Cette mesure est appliquée aux Etats-Unis depuis 1978 après le scandale du Watergate.

"Il y a une hésitation légitime à avoir car ce sont des éléments privés qui seront rendus publics. Mais dans toute une série de pays, cette transparence existe déjà et est entrée dans les moeurs", relève une source gouvernementale.

Sans attendre la date du 15 avril, des ministres comme Marie-Arlette Carlotti (Exclusion), Cécile Duflot (Logement) ou encore Arnaud Montebourg (Redressement productif) ont déjà franchi le pas et publié leur déclaration, comme à droite François Fillon ou Laurent Wauquiez. D'autres préfèrent attendre que la loi soit votée, à l'instar d'Elisabeth Guigou (PS) ou du président de l'UMP, Jean-François Copé.

Si ces déclarations ne peuvent à elles seule empêcher les "fraudes" comme celle de M. Cahuzac, elles doivent permettre, selon Matignon, de fournir des informations qui ensuite faciliteront les contrôles et les "recoupements".

Mais quitte à conduire une "opération de transparence absolue", il faudrait étendre cette obligation, plaide M. Copé, "aux collaborateurs de cabinets ministériels ou de cabinet du président de la République, peut-être aussi aux directeurs d'administration centrale, d'autres corps de l'Etat, aux journalistes, syndicalistes".

Le texte gouvernemental viserait aussi à mettre fin aux conflits d'intérêts, autrement dit au cumul de certaines activités professionnelles, comme celle d'avocat d'affaires, avec l'exercice d'un mandat de parlementaire. Il devrait s'appuyer pour y parvenir sur les conclusions des rapports remis en 2011 par Jean-Marc Sauvé, puis en 2012 par Lionel Jospin.

Autre front ouvert par le gouvernement, la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux, dont Nicolas Sarkozy avait proclamé la disparition en 2009. "Il faut battre le fer tant qu'il est chaud", estime-t-on à Matignon, où l'on a noté avec intérêt "l'esquisse d'un mouvement" au Luxembourg. Le Grand-Duché s'est en effet dit prêt à réduire partiellement son secret bancaire. Paris milite en outre pour la mise en place au niveau européen d'échanges automatiques d'informations.

Arnaud Montebourg veut aller plus loin et faire "pression" pour obtenir "les noms" de titulaires français de comptes offshore en Suisse ou ailleurs, déclare-t-il dans un entretien au Monde daté de mercredi.

Le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve a lui assuré que le gouvernement ne mettrait pas en place de "cellule de régularisation", ni de plan d'"amnistie" pour ceux qui ont fraudé le fisc. Il a même "demandé à la presse" de transmettre à la justice les fichiers "offshore leaks" qu'elle a en sa possession.

10/04/2013 - 05h25

Syrie: l'opposition rencontre des ministres avant une réunion du G8

Plusieurs ministres des Affaires étrangères de pays du G8 dont l'Américain John Kerry vont rencontrer mercredi à Londres l'opposition syrienne avant une réunion jeudi des pays les plus riches qui s'annonce chargée avec la Corée du Nord, l'Iran ou la Birmanie au programme.

Le Premier ministre rebelle syrien Ghassan Hitto et les vice-présidents de la coalition nationale syrienne George Sabra et Souheir Atassi devraient renouveler mercredi la demande de l'opposition syrienne d'obtenir des armes pour faire tomber le régime de Bachar al-Assad.

"La priorité de notre agenda sera la situation en Syrie qui sera le premier sujet dont nous discuterons", a annoncé mardi le chef de la diplomatie britannique William Hague concernant l'ordre du jour de la réunion du G8.

Mardi à Tel Aviv, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a indiqué qu'il allait "rencontrer l'opposition syrienne à Londres". "Nous allons discuter des différents moyens d'avoir un effet sur les manigances du président Assad quant à l'évolution du champ de bataille", a-t-il ajouté.

William Hague a indiqué s'être entretenu mardi avec les trois Syriens de la question d'armer l'opposition et a ajouté que le Royaume-Uni et la France allaient continuer de défendre une levée de l'embargo de l'Union européenne sur la livraison d'armes à l'opposition syrienne.

"Nous sommes convaincus qu'il est nécessaire, si la situation continue de se détériorer, d'accroître l'aide pratique que nous donnons à l'opposition syrienne", a dit M. Hague.

Interrogé sur l'éventualité de l'octroi d'une aide militaire américaine à l'opposition, M. Kerry a quant à lui dit "qu'il revenait à la Maison Blanche de faire ce genre d'annonce". Pour l'heure, Washington refuse de fournir des armes par peur que l'arsenal ne tombe aux mains d'extrémistes.

M. Kerry a réitéré préférer une solution diplomatique en Syrie.

Pendant les rencontres entre certains ministres de pays du G8 et les membres de l'opposition syrienne, "les besoins humanitaires urgents et la nécessité urgente d'une percée politique et diplomatique en Syrie" seront discutés, selon M. Hague.

Le conflit en Syrie, qui a fait plus de 70.000 morts selon l'ONU depuis son déclenchement en mars 2011, côtoiera d'autres sujets brûlants lors de la réunion du G8 des ministres des Affaires étrangères du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne, du Canada, d'Italie, du Japon, de la Russie et des Etats-Unis.

L'Iran sera ainsi au centre des discussions, après que les deux dernières rencontres entre l'Iran et le groupe des 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) à Almaty, n'eurent pas permis de lever les inquiétudes des puissances occidentales et d'Israël. Ceux-ci soupçonnent Téhéran de chercher à enrichir de l'uranium pour fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que dément la République islamique.

"Nous ne suggérons pas aujourd'hui l'imposition de nouvelles sanctions à l'Iran", a dit M. Hague.

Non moins préoccupantes, les menaces de la Corée du Nord de lancer une guerre "thermo-nucléaire" seront également un sujet central.

"Nous allons devoir discuter de la rhétorique de la Corée du Nord et des actions qu'ils conduisent. Nous avons été très clair que si elle procédait à de nouvelles provocations, elles seraient accueillies par une réponse internationale robuste", a souligné M. Hague.

Le ministre britannique a également précisé qu'il avait comme "priorité personnelle" que la rencontre permette un nouvel accord afin de lutter contre les violences sexuelles en zone de guerre. La Birmanie, où des violences entre bouddhistes et musulmans ont fait plus de 43 morts, la Somalie et la cyber-sécurité viendront compléter le programme chargé de cette réunion du G8 qui s'ouvre mercredi soir par un dîner avant les discussions officielles jeudi.

09/04/2013 - 22h08

Le Sénat adopte l'article qui ouvre le mariage aux homosexuels

Le Sénat a adopté mardi soir par 179 voix contre 157 le premier article du projet de loi sur le mariage homosexuel, le plus important, celui qui ouvre le mariage aux personnes de même sexe.

Cet article a été adopté "conforme", c'est-à-dire sans modification par rapport au vote en première lecture de l'Assemblée nationale. Ce vote devient donc définitif sauf si l'ensemble du projet de loi était rejeté à l'issue de son examen par le Sénat.

Il ne sera pas soumis à une deuxième lecture de l'Assemblée nationale ni à la CMP (Commission mixte paritaire).

Ce vote est intervenu après plus de 10 heures de discussion sur cet article au cours desquelles la droite a ferraillé contre le texte en multipliant les prises de paroles dans une atmosphère électrique.

"Malgré les tentatives d'obstruction de la droite, le Sénat vient d'adopter l'article 1 qui autorise les couples de même sexe à se marier", a déclaré le président du groupe PS François Rebsamen, dans un communiqué après le vote.

"L'adoption de cet article par le vote de l'ensemble de la majorité sénatoriale, met un terme à la discrimination qui résultait des choix sexuels des citoyens", a-t-il ajouté.

"Compte tenu des dérives qui ont eu lieu soit par des manifestations de violences dans la rue, soit par des débordements verbaux dans l'hémicycle, le vote de cet article marque une victoire de la lutte contre l'homophobie, celle de la tolérance et de la démocratie", a-t-il conclu.

09/04/2013 - 22h01

Ligue des champions: vent de folie en quarts, Dortmund et Real en demies

Dortmund a renversé la situation dans les arrêts de jeu contre Malaga (3-2) en quart retour et s'est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions en compagnie du Real Madrid, battu par Galatasaray 3-2 dans un petit vent de folie, moins grave avec l'avance madrilène à l'aller (3-0).

Dans l'affiche entre Dortmund et Malaga, le suspense avait été préservé à l'aller en Andalousie (0-0) et il a perduré au retour en Allemagne. A l'ouverture du score de Joaquin (25e), Lewandowski a répondu en première période (40e). Et les Andalous croyaient avoir fait le plus dur avec le but d'Eliseu à la 82e minute (2-1). Mais il ne fallait pas quitter le stade: Reus et Santana ont marqué dans les arrêts de jeu pour envoyer Dortmund en demi-finale dans une fin renversante !

Dans l'autre match, les fans turcs comptaient chez eux sur les Drogba, Sneijder et Bulut pour renverser la situation mal embarquée depuis l'aller à Santiago Bernabeu (3-0). L'inévitable Cristiano Ronaldo a rapidement ouvert le score (8e). Mais un vent de folie a bien soufflé quand les Turcs ont marqué trois buts en 15 minutes en 2e période par Eboué (57e), Sneijder (70e) et Drogba (72e) . Mais cela n'a pas suffi. Et Ronaldo, dans les arrêts de jeu, a rajouté un but au final (3-2).

Madrid peut pousser un ouf de soulagement. Avec ces 10e et 11e but en C1 cette saison, Ronaldo reste en tête du classement des buteurs de l'exercice et se hisse seul en 5e place du classement des meilleurs buteurs de l'histoire de la C1 (49 buts) devant le retraité Schevchenko (48 buts), 6e. Et pour Galatasaray, la suspension de son meilleur buteur, Yilmaz (8 buts en C1 cette saison) s'est fait durement sentir mardi.

Mercredi, le Paris SG, le nouveau riche du vieux continent, jouera son quart de finale retour au Nou Camp après avoir arraché le nul à l'aller à Paris (2-2).

La donnée qui pourrait changer le match sera sans doute la présence ou non de Messi dans le onze catalan. Blessé à une cuisse, le quadruple ballon d'or prendra sûrement sa décision au dernier moment en consultation avec les médecins du Barça.

Dans le dernier quart de finale retour, mercredi, la Juve aura fort à faire pour remontrer son handicap contre le Bayern Munich (2-0).

Le tirage au sort des demi-finales aura lieu ce vendredi. Les demi-finales auront lieu pour l'aller les 23 et 24 avril, pour le retour les 30 avril et 1er mai. La finale se tiendra le 25 mai à Londres dans le stade de Wembley.

Résultats des quarts de finale retour de la Ligue des champions de football disputés mardi:

Mardi : Retour Aller

(+) Borussia Dortmund (GER) - Malaga (ESP) 3-2 0-0

Galatasaray (TUR) - (+) Real Madrid (ESP) 3-2 0-3

Mercredi(tous les matches à 18h45 GMT ): Aller

FC Barcelone (ESP) - Paris SG (FRA) 2-2

Juventus Turin (ITA) - Bayern Munich (GER) 0-2

09/04/2013 - 21h12

Ligue des champions: Dortmund arrache sa place dans le carré final

Dortmund, grâce à deux buts de Reus et Santana dans le temps additionnel, a arraché son billet pour le carré final de la Ligue des champions en battant 3-2 Malaga en quart retour (0-0 à l'aller), mardi à l'Iduna Park.

Quel final! Mené deux fois au score, Dortmund a vu s'entrouvrir la porte de sortie mais n'a jamais renoncé pour finalement trouver celle des demi-finales durant les trois premières minutes du temps additionnel, faisant exploser de joie ses 80.000 fans.

Seule équipe invaincue depuis le début du tournoi, la jeune bande de Jürgen Klopp a rejoint dans les annales le cru 1997-98 qui avait chuté dans le carré final face au Real Madrid.

Malaga avait réussi le pari d'ouvrir la marque puis de mener au score (2-1) avant de s'effondrer et de voir stopper sa première aventure en C1. Et manquer d'offrir le cadeau espéré à son coach Pellegrini, de retour des obsèques de son père au Chili.

La gestion des émotions, pour des joueurs pas habitués à ce stade de la compétition, semblait peser en début de match, sur le Borussia, fébrile et maladroit face à une formation andalouse s'appliquant a empêcher l'adversaire de jouer dans les espaces.

Décalé par Götze, Lewandowski allumait la première mèche d'une balle piquée qui passait au-dessus (16). Une première occasion que ne manquait pas Joaquin qui enchainait crochet-frappe pour ouvrir la marque (25, 0-1) et mettre Dortmund dans une situation inconnue depuis le début du tournoi.

Servi par Götze, Reus servait d'une talonnade Lewandowski qui ajustait Caballero pour égaliser, le 6e but du Polonais dans la compétition (40, 1-1). De la tête, Joaquin manquait le doublé (45+2) mais Malaga retournait aux vestiaires avec un pied en demi-finale.

Pas de round d'observation en seconde période. Götze combinait avec Lewandowski mais c'est leur gardien Weidenfeller qui, d'une claquette sauvait la mise sur une tête piquée de Joaquin (48), étrangement seul dans la surface.

Porté par leur public, les joueurs de la Ruhr se ruaient à l'attaque confondant parfois vitesse et précipitation et s'exposant aux coups de patte des expérimentés Duda, de retour après deux mois d'absence, et Baptista, monté d'un cran en pointe.

Après deux beaux arrêts de Caballero devant Götze (76) et Reus (79), Baptista servait Eliseu (entré à la 72e) qui doublait la mise pour Malaga sur un hors-jeu échappant à l'arbitre (82, 1-2).

La messe était-elle dite ? Non. Reus égalisait (2-2, 90+1) et Santana, le défenseur central venait placer un pied vainqueur (3-2, 90+3) pour envoyer le Borussia dans le carré d'As!

09/04/2013 - 20h02

Le Royaume-Uni se prépare à un dernier hommage controversé à la "Dame de fer"

Le Royaume-Uni se préparait mardi à rendre un dernier hommage non dénué d'ambivalence à Margaret Thatcher, dont le décès a immédiatement rallumé la controverse sur son héritage et sur la nature des obsèques réservées la semaine prochaine à ce monstre sacré de la politique.

La dépouille de la "Dame de fer" a quitté discrètement dans la nuit l'hôtel Ritz à Londres où l'ex-Premier ministre britannique, très diminuée par la maladie d'Alzheimer, séjournait depuis plusieurs mois. Elle y est morte lundi à 87 ans des suites d'un accident vasculaire cérébral.

Ses funérailles, qui ont reçu pour nom de code "Operation True Blue", la couleur du conservatisme pur et dur qu'incarnait la Dame de fer, auront lieu mercredi prochain, mais la polémique bat déjà son plein sur la cérémonie à la mémoire de la baronne Thatcher, son titre officiel.

Trop ou trop peu ? Le gouvernement a décidé qu'un office se tiendrait à la cathédrale St-Paul à Londres, précédé par une procession entre Westminster et l'édifice religieux, et les honneurs militaires lui seront rendus. Des obsèques à l'image de celles organisées pour la princesse Diana ou pour la reine-mère Elizabeth.

Le Premier ministre conservateur, David Cameron, assistera à la cérémonie, aux côtés de nombreuses personnalités politiques. Des informations non confirmées sur la venue de Mikhaïl Gorbatchev, le dernier président de l'URSS, et sur celle de Nancy, la veuve de l'ex-président Ronald Reagan, circulaient également. La reine Elizabeth II, qui entretenait, dit-on, des relations houleuses avec la locataire de Downing Street, sera aussi présente, avec son époux le duc d'Edimbourg.

Mais Margaret Thatcher n'aura pas de funérailles nationales, celles que la Grande-Bretagne réserve à ses monarques et à quelques grandes figures de la vie publique, souvent d'anciens Premiers ministres.

Des députés conservateurs et l'éditorialiste du Daily Mail ont pris fait et cause pour des obsèques nationales.

Sur la toile, des pétitions ont fleuri dans le même temps pour réclamer la "privatisation" de l'enterrement.

"Comment allons-nous lui rendre hommage? Nous allons privatiser ses funérailles, faire un appel d'offres et opter pour le moins cher: c'est ce qu'elle aurait voulu", a ironisé le cinéaste engagé Ken Loach.

Le Daily Mirror s'interrogeait également sur le bienfondé d'accorder à la "femme qui a divisé la nation" les mêmes funérailles qu'à Diana, estimant à 8 millions de livres le coût de la cérémonie, payée en partie par l'Etat et en partie par la famille.

D'après son porte-parole Tim Bell, la "Dame de fer" ne souhaitait pas de toutes façons de funérailles nationales. Elle ne voulait pas que son corps soit exposé publiquement, ni de "parade aérienne", car cette libérale pure et dure pourfendant un Etat impécunieux "pensait que c'était de l'argent gaspillé".

Le Parlement a, lui, décidé d'interrompre ses vacances de printemps pour saluer sa mémoire.

Députés et membres de la Chambre des Lords se réuniront à partir de 14h30 (heure locale) mercredi. Ils devraient se prononcer sur une motion d'hommage présentée par le gouvernement, sans garantie de consensus.

Pendant qu'une partie du pays pleurait "un grand leader", plusieurs centaines de personnes ont célébré lundi soir dans les rues de Londres, Glasgow, Bristol ou Belfast la disparition de la "Dame de fer", honnie pour avoir sacrifié l'industrie britannique en fermant les mines, diminué l'influence des syndicats ou fait preuve d'intransigeance vis-à-vis des prisonniers de l'IRA.

La chanson "Ding Dong! The witch is dead" (Ding Dong! La sorcière est morte) chantée par Judy Garland dans "Le Magicien d'Oz" est, elle, arrivée mardi en tête des chansons les plus téléchargées sur amazon.co.uk.

Reflet de cette ambivalence de l'opinion, un sondage publié par le Guardian montrait que 50% des Britanniques interrogés après son décès considéraient comme positif son apport au pays.

Près des deux tiers pensaient aussi qu'elle a contribué à faire évoluer les mentalités sur le rôle des femmes dans la société.

Devant la maison de "Maggie" dans le centre de Londres, quelques immigrés des pays de l'Est venaient, eux, déposer des bouquets de fleurs en mémoire de celle qui a combattu le communisme.

La presse internationale était aussi plus que partagée sur le vrai visage du thatchérisme, insistant sur les échecs "avérés" de l'ultralibéralisme ou saluant la dirigeante inflexible qui "sauva" l'économie britannique.

09/04/2013 - 19h29

Le projet emploi voté, CGT et FO dans la rue pour un baroud d'honneur

L'Assemblée nationale a adopté mardi le projet de loi sur l'emploi, salué comme inédit par le gouvernement, tandis que la CGT et FO , opposés à ce texte "scélérat", ont mobilisé modestement partout en France pour enjoindre les députés de ne pas l'adopter et les mettre en garde contre ses conséquences "néfastes".

Le projet qui transcrit dans la loi l'accord sur la sécurisation de l'emploi signé en janvier par le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) mais rejeté par la CGT et FO, a été voté par 250 voix pour et 26 contre.

Le PS a très majoritairement voté pour - 6 députés socialistes ont toutefois voté contre, comme René Dosière, et 35 se sont abstenus, dont Jérôme Guedj. Les radicaux de gauche l'ont adopté "dans leur majorité", 3 étant contre.

Les 16 écologistes se sont abstenus. Abstention aussi de l'UMP, à l'exception de trois députés qui ont voté contre, dont Henri Guaino. Les 30 élus centristes de l'UDI se sont également abstenus. Le Front de Gauche a voté contre ce "texte de casse sociale", après avoir ferraillé une semaine entière dans l'hémicycle. Les deux députés du Front national ont également voté contre.

Le projet, qui accorde plus de flexibilité aux entreprise tout en créant de nouveaux droits pour les salariés, est désormais soumis au Sénat qui l'examinera à partir du 17 avril en procédure accélérée.

Pour contrer le projet, qui à leurs yeux "sécurise les licenciements et non pas l'emploi", plusieurs milliers de salariés (120.000 dans toute la France selon la CGT) sont descendus dans la rue à l'appel de la CGT, FO, la FSU et Solidaires dans de nombreuses villes, selon les bureaux régionaux de l'AFP. Les quatre syndicats avaient déjà organisé des manifestations le 5 mars.

"Messieurs et mesdames les parlementaires, ne votez pas cette réforme injuste", exhortait la grande banderole déployée par 6.000 manifestants (selon le chiffre de la police), rassemblés aux abords de l'Assemblée nationale avec à leur tête les numéros un des confédérations.

"Ce n'est pas du tout un accord donnant-donnant" mais "un accord donnant-perdant", a affirmé le leader de la CGT Thierry Lepaon qui reproche au gouvernement d'avoir "une oreille droite bien ouverte" aux revendications du Medef et "une oreille gauche un peu bouchée".

Son homologue de FO, Jean-Claude Mailly a lancé un avertissement aux députés: "C'est une piqûre de rappel, une façon de vous dire que dans quelques mois, quand la loi se sera appliquée, c'est vous qui en porterez la responsabilité".

Présent au défilé parisien, le sénateur Pierre Laurent, numéro un du PCF, a promis la poursuite de la bataille au Sénat où les socialistes n'ont pas la majorité. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un jour de "deuil social".

Les modifications apportées au projet par l'Assemblée sont loin de satisfaire la CGT et FO. "Le fond demeure", en particulier tout ce qui concerne la "flexibilité" du travail, a souligné auprès de l'AFP M. Mailly.

Pour André Chassaigne, chef de file des députés du Front de Gauche "quelques édulcorants" ont été ajoutés "pour faire passer la pilule".

En revanche, la présidente du Medef, Laurence Parisot, est "plutôt satisfaite".

"Meurtre avec préméditation" du code du travail

A Lyon, 1.800 manifestants, selon la police, ont défilé de la manufacture des tabacs à la place Bellecour, les drapeaux CGT colorant le défilé. "C'est contre le gouvernement qu'on manifeste", a.affirmé à l'AFP Guillaume Dumoulin, représentant CGT chez Presstalis.

Aux cris de "non à l'accord destructeur de nos droits et nos emplois", 350 manifestants ont battu le pavé à Strasbourg, sous une pluie fine. "Le Medef obtient tout, les salariés rien", s'est indigné auprès de l'AFP un manifestant CGT.

A Marseille, plusieurs milliers de manifestants ont marché de la Canebière à la Préfecture, drapeaux CGT et FO au vent. "Hollande, c'est le peuple qui t'a élu pas le Medef, ni la CFDT", prévenait une pancarte.

A Toulouse entre 1.800 (police) et 3.000 personnes (syndicats), ont défilé derrière une banderole dénonçant "l'accord scélérat". Des affichettes dénonçaient le "meurtre avec préméditation" visant le Code du travail.

Entre 1.700 et 7.000 personnes ont défilé à Bordeaux. A Bayonne, ils étaient 750, à Pau 800, selon la police, à Nice entre 650 et 1.500, à Nîmes entre 400 et 500. Environ 700 manifestants ont défilé à Rennes, selon des journalistes AFP. Au Mans, ils étaient un millier à aller au siège du PS. 920 salariés selon la police, ont défilé à Grenoble et entre 900 et 1.500 à Clermont-Ferrand.

09/04/2013 - 19h26

Fragilisé par les accusations de plagiats, le Grand rabbin exclut la démission

Le Grand rabbin de France Gilles Bernheim a exclu mardi de démissionner même s'il a reconnu avoir commis des plagiats et n'être pas agrégé de philosophie.

Sollicité de toutes parts, M. Bernheim a mis un terme lundi soir sur radio Shalom à une semaine de silence. Et face à la menace de nouvelles révélations, il s'est dit "solide". "Les menaces sont toujours très brutales. Elles ont pour finalité d'exercer une forme de violence et de casser la personne. Je suis solide."

Interrogé sur une éventuelle démission, il a soutenu qu'une telle "initiative personnelle relèverait d'une désertion". "Je travaille, j'assume chaque jour pleinement ma fonction de Grand rabbin de France", a martelé M. Bernheim qui a reconnu par ailleurs qu'il n'était pas détenteur d'une agrégation de philosophie.

"Le fait non pas de proclamer partout, mais de laisser dire que on est agrégé permet de mettre un pansement sur une blessure qui est très forte et de vivre longtemps après", a-t-il argumenté évoquant un "événement tragique" au moment du concours mais dont il n'a pas précisé la nature.

Déjà très partagée sur l'avenir du Grand rabbin, la communauté juive a fort mal vécu la divulgation de deux nouveaux plagiats lundi soir sur le site "Archéologie du copier-coller" de l'universitaire Jean-Noël Darde.

Cette fois, les "emprunts" du Grand Rabbin comme il les qualifie, concernent l'essai qu'il a fait paraître à l'automne contre le mariage pour tous, intitulé "Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption: ce que l'on oublie souvent de dire".

Un essai salué comme celui d'un "sage" par de nombreux catholiques et même cité publiquement par le pape Benoît XVI le 21 décembre dernier.

Sur son site, Jean-Noël Darde met en évidence le rapprochement qu'a fait un "vrai lecteur" entre certains passages de l'essai et l'ouvrage "L'idéologie du Gender. Identité reçue ou choisie", du prêtre Joseph-Marie Verlinde, fondateur de la Fraternité monastique de la famille de Saint-Joseph.

Un autre plagiat concerne la reprise, mot pour mot, d'une interview de Béatrice Bourges, présidente du "Collectif pour l'enfance", catholique ultra-conservatrice en première ligne contre le mariage et l'adoption par les personnes de même sexe.

Sentiment de désastre

Depuis une semaine, les nuages s'amoncellent au-dessus du Grand rabbin, malgré le soutien inconditionnel de certains, comme Yves Kamami, membre du bureau exécutif du Consistoire israélite de Paris.

"Les attaques qu'il subit sont lâches et démesurées par rapport à ce qu'on lui reproche", écrit-il dans un communiqué, rappelant que le Grand rabbin de France, "qui n'a pas démérité dans sa charge, a ouvert le débat sur la place de la femme juive dans le judaïsme et, plus largement, la place de la famille dans notre société".

Gilles Bernheim avait reconnu mercredi dernier un plagiat et un mensonge, admettant avoir réagi "avec maladresse" quand les premières accusations étaient apparues à l'encontre de son ouvrage "Quarante méditations juives".

Ses ennuis avaient commencé quand un professeur agrégé, Pierre Girardey, avait repéré des similitudes troublantes entre son livre et des réponses du philosophe décédé Jean-François Lyotard à Elisabeth Weber, publiées en 1996 dans "Devant la loi" (Desclée de Brouwer).

De fil en aiguille, et en croisant des recherches sur internet et en bibliothèque, l'universitaire Jean-Noël Darde portait le coup de grâce sur son blog. Il retrouvait des extraits entiers des fameuses méditations empruntés à divers écrivains.

Vendredi dernier, on découvrait par ailleurs que le Grand rabbin ne figurait pas dans les listes des agrégés de philosophie de l'Université, comme il s'en prévalait dans différentes notices biographiques, y compris celle du Who's Who, où il était entré il y a six mois.

La révélation de nouveaux plagiats a accru le sentiment de désastre ressenti au sein de la communauté juive, les uns plaidant pour un soutien inconditionnel à Gilles Bernheim, les autres appelant à sa démission.

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