Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 23/09/2011 à 15h45

Page Facebook / AFP
Attention à ce que vous publiez sur les réseaux sociaux : infos, photos, préférences... tout peut être récupéré. Les Pages Jaunes ont reçu un carton rouge de la part de la CNIL (commission informatique et liberté) pour le pillage de près de 25 millions de profils. La société aurait "aspiré" à l'insu des personnes concernées des données issues de réseaux sociaux. La CNIL a estimé que ce procédé était "déloyal" et méritait un "avertissement public".
En mars 2010, rappelle la Cnil, la société Pages Jaunes a étoffé son site internet en ajoutant aux résultats classiques de l'annuaire un ensemble de données figurant sur six réseaux sociaux. (Facebook, Copains d'avant, Viadeo, Linkedin, Twitter et Trombi).
En quelques semaines, avec ce service en ligne appelé "webcrawl", "la société avait ainsi aspiré environ 34 millions de profils", incluant des renseignements tels que nom, prénom, photographie, pseudonymes, établissements scolaires, employeurs, professions et localisation géographique, concernant même des mineurs ou des personnes sur liste rouge.
Or, les internautes ayant des profils sur les réseaux sociaux n'étaient pas informés au préalable que leurs données personnelles étaient susceptibles d'être "aspirées" et mises en ligne sur le site des pages blanches.
De plus, "la modification ou la suppression d'un profil sur le site d'un réseau social n'était pas immédiatement répercutée sur le site des pages blanches", où les délais de mise à jour étaient très longs.
La société Pages jaunes ayant été informée de l'intention de la Cnil de prononcer une sanction à son encontre, elle a interrrompu le service litigieux en mars 2011. 
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