Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 02/12/2010 à 12h06

Une cantine scolaire dans une école située près d'Angoulême, le 4 septembre 2009 / AFP
C'est le résultat inquiétant d'une étude publiée mercredi et qui ébranle le sacro-saint "cinq fruits et légumes par jour". Selon l'étude du mouvement Générations Futures, plus de 80 substances chimiques, dont certaines susceptibles d'être cancérigènes, seraient ingérées en une seule journée par un enfant de 10 ans à travers ses repas composés suivant les recommandations du ministère de la Santé. Des pesticides présents dans les légumes, aux résidus cancérigènes présents dans le steack haché ou le beurre, tout ce qui compose l'alimentation de nos enfants est sujet à comporter des substances chimiques. Et les conséquences réelles sur la santé ne sont pas encore clairement établies.
L'association qui se bat pour les droits des générations à venir, a acheté entre juillet et septembre les denrées alimentaires généralement consommées en quatre repas et un encas en une journée par un enfant d'une dizaine d'années, dans les supermarchés de l'Oise et de Paris.
Ces repas types, incluant les recommandations officielles - telles que cinq fruits et légumes frais, trois produits laitiers et 1,5 litre d'eau par jour - ainsi que des friandises, ont été examinés par des laboratoires pour y détecter la présence de substances chimiques, pesticides, métaux lourds et autres polluants.
Le bilan de l'assiette, selon cette étude publiée mercredi, est accablant : 81 substances chimiques dont 42 sont classées cancérigènes possibles ou probables et 5 substances classées cancérigènes certaines ainsi que 37 substances susceptibles d'agir comme perturbateurs endocriniens.
Pour le petit déjeuner, le beurre et le thé au lait contiennent à eux seuls plus d'une dizaine de résidus cancérigènes possibles et trois avérés comme des cancérigènes certains ainsi que près d'une vingtaine de résidus susceptibles de perturber le système hormonal.
Dans le déjeuner, l'étude met en
garde devant la présence de résidus dans le steak haché, le thon en
boîte, les pesticides utilisés pour les légumes ou les substances
chimiques dans le chewing gum. Dans l'eau du robinet les analyses ont
révélé la présence de nitrates et chloroforme entre autres.
Pour
le dîner, le steak de saumon était le plus "riche" en résidus chimiques
et même l'examen de l'assiette en plastique utilisée pour réchauffer le
repas au micro-onde n'en était pas exempte.
Le risque final pour le consommateur de ce "cocktails de contaminants" "est probablement sous-estimé", conclut l'étude.
http://www.menustoxiques.fr/
http://www.environnement-et-cancer.com/
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