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Reportage : le juteux marché des cours particuliers privés

Créé le 25/08/2011 à 10h45

Certains professeurs s'inquiètent d'une école à deux vitesses

Certains professeurs s'inquiètent d'une école à deux vitesses / AFP Archives

En cette période de pré-rentrée, alors que près de 24 000 stages de remise à niveau sont organisés cet été dans le premier degré, Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, se rend ce jeudi à l'école élémentaire Aristide Briand à Charenton-le-Pont, dans le Val-de-Marne. A cette occasion RTL a enquêté sur le marché juteux des cours particuliers privés. A l'approche de la rentrée, les inscriptions pour les cours particuliers reprennent. Cette semaine et la semaine prochaine, c'est le temps des stages de pré-rentrée organisés par les organismes privés. Dopés par les chèques emploi-service et la déduction fiscale, les cours privés connaissent un engouement en France. Le succès des cours scolaires privés ne se dément pas. Les stages de prérentrée connaissent un engouement croissant. Chez Acadomia, poids lourd du secteur avec un chiffre d'affaires de 110 millions d'euros, on table cette année encore sur une fréquentation en hausse de 20 à 25 % pour ces stages des prérentrée. Même tendance chez Anacours, où l'on précise qu'" à l'approche du 15 août, les parents s'affolent et les inscriptions de dernière minute se multiplient". Les sessions, qui se déroulent les dernières semaines d'août, visent à "remettre l'enfant dans le rythme scolaire", précise Philippe Coléon, directeur général d'Acadomia. Elles sont particulièrement prisées par les élèves des niveaux sanctionnés par un examen (troisième, première, terminale) et ceux qui entrent au collège ou au lycée.

Une affluence estivale qui illustre le succès des cours privés en France. L'industrie progresse au rythme de 10 % par an dans l'Hexagone, selon les chiffres de l'étude sectorielle de Ludovic Melot de 2007, repris en 2011 par Mark Bray, professeur à l'université de Hong Kong. Dans son rapport remis récemment à la Commission européenne, "Le défi de l'éducation de l'ombre", ce dernier indique que la France se situe parmi les champions d'Europe des cours de soutien, avec un marché de plus de 2,2 milliards d'euros, contre environ 1 milliard d'euros en Allemagne, et un peu plus de 400 millions en Italie et en Espagne. Un succès "dopé par les incitations fiscales", selon le chercheur. Notamment par le chèque emploi-service universel.

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