Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 02/06/2009 à 08h22 - Mis à jour le 02/06/2009 à 13h28

La dernière image de l'appareil lors d'une escale à Houston quelques jours avant sa disparition / DR
Les recherches se sont intensifiées mardi pour tenter de localiser l'Airbus d'Air France qui s'est mystérieusement abîmé en plein milieu de l'Atlantique, entre Rio de Janeiro et Paris, avec 228 personnes à bord. D'importants moyens brésiliens, français et américains étaient mobilisés dans une zone située à 1.100 kilomètres de la côte nord-est du Brésil. Il ne subsiste pratiquement plus aucun espoir de retrouver des survivants. Dernier élément à prendre avec beaucoup de précaution : des taches orange dans la mer signalées par un pilote de la compagnie brésilienne TAM dont l'avion volait en direction du Brésil peu après que le vol AF447 eût émis son dernier message.
Le Brésil a mobilisé six avions, deux hélicoptères et trois navires sur la zone où l'avion est susceptible d'avoir disparu, à 1.100 km de la ville de Natal, sur la côte nord-est du Brésil, et à 100 km de l'espace aérien du Sénégal. Toute la nuit, deux avions brésiliens dotés d'équipements électroniques, de radars et d'infrarouges, un Hercules C130 et un Embraer R-99, version brésilienne de l'avion radar Awacs, capables de faire des recherches nocturnes, ont poursuivi leurs recherches sans résultat.
Deux appareils militaires français, un Atlantique 2 et un Falcon 50, ont repris mardi les recherches. L'Atlantique 2, un appareil de patrouille maritime, se concentre sur une zone où un pilote brésilien a signalé dans la nuit avoir aperçu des lueurs orangées sur l'eau. La frégate de surveillance Ventôse est également attendue en provenance des Antilles.
Les Etats-Unis ont envoyé un avion militaire d'observation et une équipe de sauvetage pour participer aux recherches, après que Paris a fait appel aux moyens du Pentagone, notamment satellitaires.
Les orages, dans la zone en question, pouvaient projeter l'appareil jusqu'à 15.240 mètres de hauteur, a souligné Henry Margusity, météorologiste senior chez AccuWeather.com. L'avion volait normalement à une hauteur de 10.670 mètres mais au nord de l'Equateur, où il se trouvait, la violence d'un orage peut le propulser à une altitude de plus de 15.240 mètres et le confronter à de forts vents et à de la grêle, ce qui peut endommager la structure de l'appareil si les pilotes ne peuvent manoeuvrer pour sortir l'avion de la zone concernée.
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