Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 02/04/2010 à 22h36 - Mis à jour le 02/04/2010 à 23h03

Le ministre de l'Intérieur était venu au commissariat de Villepinte jeudi / AFP / Lionel Bonaventure
Il était déjà venu la veille au commissariat de la ville de Seine-Saint-Denis. Brice Hortefeux est revenu à Villepinte vendredi. Face aux chauffeurs de bus, le ministre de l'Intérieur a annoncé que quatre-vingt policiers ont été affectés pour escorter les autocars dans la ville voisine de Tremblay-en-France, après les agressions perpétrées en milieu de semaine contre deux de ces véhicules. Les deux conducteurs victimes de ces incidents seront reçus à 16h30 à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Les salariés de la compagnie CIF ne devraient pas reprendre leur travail avant mardi matin.
Des salariés de la compagnie de bus des Courriers de l'Ile-de-France (CIF), dont un bus a été incendié mercredi soir à Tremblay-en-France, ont séquestré brièvement vendredi soir le directeur du dépôt de Tremblay, a annoncé à l'AFP un délégué du personnel. Au bout de quelques minutes, les salariés ont décidé de lever la séquestration.
"On a stoppé la séquestration parce qu'on a obtenu la suspension de la décision du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de suspendre le droit d'alerte. Le droit d'alerte est maintenu jusqu'à mardi matin", a déclaré à l'AFP le secrétaire du CE Idriss Talhi.
Les salariés de la compagnie CIF ne devraient donc pas reprendre leur travail avant mardi matin
Vendredi après-midi, lors d'une visite au siège de l'entreprise TRA (Transport routier automobile), le ministre a annoncé le déploiement de "80 policiers dont des CRS", le reste de ce "dispositif de sécurisation" étant assuré par des membres du service régional de la police des transports.
Brice Hortefeux a précisé que certains de ces effectifs étaient en action depuis 3H00 du matin sur les lignes de bus concernées par les agressions. "Nous maintiendrons ce dispositif autant que ce sera nécessaire", a-t-il ajouté.
Les chauffeurs de TRA ont décidé de reprendre leur travail, après l'avoir cessé pour protester contre l'agression. En revanche, leurs collègues de l'autre entreprise de transport routier en commun de Villepinte, les "Courriers d'Ile-de-France", observaient toujours un arrêt de travail.
Vendredi matin, le député socialiste et président du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a réclamé "400 policiers" de plus pour son département, demandant par ailleurs à ce qu'ils soient davantage "formés". Pour lui, la Seine-Saint-Denis a également "besoin de politiques publiques" en faveur des mineurs sortis de la scolarité, qui sont "la proie" des trafiquants.
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