Crédit : Pierre Julien
Air France reconnaît son sureffectif, réduit sa flotte et renforce Transavia
Air France a reconnu jeudi que sa restructuration conduira à un "sureffectif", dont elle dévoilera l'ampleur dans la deuxième quinzaine de juin, mais la compagnie veut toujours éviter les "départs contraints".
C'est la première fois qu'Air France, qui compte 53.000 salariés, reconnaît publiquement être confrontée à un sureffectif.
La compagnie a également annoncé dans un communiqué une réduction de près d'un quart de sa flotte court et moyen-courrier à l'horizon 2014, avec le retrait de 34 avions sur 145 en service actuellement.
Dans le même temps, la flotte de sa filiale à bas coûts Transavia France sera en revanche renforcée. Elle devrait quasiment tripler pour passer à 20 ou 22 appareils en exploitation d'ici 2015-2016, contre 8 actuellement.
Air France a par ailleurs affirmé vouloir proposer une nouvelle offre "moins chère" en classe économique.
En janvier, Air France/KLM avait annoncé un plan baptisé Transform 2015 visant deux milliards d'économies en trois ans, avec des mesures immédiates et un volet plus structurel attendu en juin.
Les décisions du début d'année destinées à stopper l'hémorragie de trésorerie comprenaient un gel des embauches et des salaires en 2012 et 2013, la fermeture de lignes, des billets réduits moins nombreux, ainsi qu'un gel d'investissements et une réduction de frais généraux.
Dans la foulée, un vaste chantier de renégociation des accords d'entreprise (avancements, promotions, temps de travail, prise de congés, composition d'équipage, etc.) a été lancé avec pour objectif un gain de 20% de la productivité et de l'efficacité économique.
"La discussion sur les mesures de traitement du sureffectif sera engagée" en juin, a simplement indiqué jeudi Air France. "Éviter le recours aux départs contraints reste un objectif", a de nouveau martelé la compagnie dans son communiqué.
Des informations de presse ont évoqué cette semaine un plan de départs volontaires visant 2.500 à 3.000 salariés. Le gel des embauches se traduit déjà par environ 800 suppressions de postes par an, compte tenu des départs naturels.
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10/04/2013 - 09h48
10/04/2013 - 09h47
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