Les cartons d'Eugène Saccomano du 24 Mai 2012
Créé le 09/02/2012 à 13h49

Jo-Wilfried Tsonga / AFP/K.Jaafar
En pleine préparation du 1er tour de la Coupe Davis, qui doit opposer à partir de vendredi la France au Canada à Vancouver, Jo-Wilfried Tsonga, qui arbore une toute nouvelle coupe de cheveux à la Mister T, a fait le point sur sa situation dans un entretien dans l'Equipe de jeu. Sa surprenante défaite face à Nishikori à l'Open d'Australie, sa volonté de continuer encore sans entraineur, Djokovic-Nadal, la 1er tour de Coupe Davis face au Canada : Tsonga se livre. Un peu. Avec toujours le même sentiment à son égard : peut mieux faire si il s’en donne vraiment les moyens.
Sa défaite face à Nishikori à l'Open d'Australie en janvier, un accident de parcours ?
"Encore maintenant, ça m'énerve quand on en parle. C'était un non-match, comme ça ne m'arrive pas souvent. Il faisait très chaud, c'était difficile de faire des points gagnants. Mais j'avais mes petites raisons. Des petites raisons (il ne les précise pas)"
"J'aime bien ce genre de match qui vous fait poser plein de questions et qui vous permet de vous remettre encore plus assidument au travail"
"Je peux comprendre qu'on attende plus. Mais je suis à l'heure. Je n'ai fait "que" des demi-finales à Wimbledon et un quart à l'US Open. C'est pas comme si j'avais gagné un Grand Chelem. Faut pas non plus s'enflammer."
Cette défaite aurait elle pu être évitée avec un coach à plein temps ? (Beaucoup d'observateurs, dont Mats Wilander, le pensent)
"Tout le monde peut avoir son mot à dire. Mais la finalité, c'est ce que j'ai envie de faire moi. Si j'écoute tout le monde, je ne vais pas faire grand chose. Après une défaite à l'Open d'Australie, il faudrait tout remettre en cause ? Non. C'est là qu'il faut garder la tête froide. Et puis les gens ne connaissent pas tous les tenants et aboutissants. J'avais peut-être quelqu'un qui me donnait des conseils pendant l'Open d'Australie. Les commentaires de ceux qui ne savent pas, ça ne me dérange pas"
"Je n'estime pas qu'un seul mec ait toute la vérité pour me faire gagner. Je demande conseil à Guy Forget pendant la Coupe Davis sur des trucs à la volée, pareil si je croise Yannick (Noah), je lui demande aussi. Et si je m'entraine à Melbourne avec un Australien et qu'il y a Rafter au bord du court, je vais lui poser une question".
"Un coach, c'est quoi ? J'aimerais bien que l'on me donner la définition. Je ne dénigre pas. On m'a dit récemment que les entraineurs, c'était un mode. Pour l'instant, j'aime comment je fonctionne. Que ça plaise aux autres ou pas. J'ai progressé l'an dernier (sans coach). Le jour où je sentirai le besoin de prendre un coach, je le ferai"
Son avis sur la finale exceptionnelle entre Djokovic et Nadal à l'Open d'Australie. Se sent-il inférieur au "Big Four" ?
"Je suis un peu eberlué. Ils ont joué longtemps et ils avaient aussi joué longtemps en demies. Je l'avoue : pour l'instant, je ne peux pas faire ça, jouer six heures sans crampes".
"Si Rafa était plus fort que nous, c'était qu'il était au dessus physiquement. Mais pas tennistiquement. Et voilà que Djoko est au-dessus physiquement de Nadal. C'est une machine. Sans parler du jeu, où il sait faire beaucoup plus de chose"
La Coupe Davis 2012 et le 1er tour face au Canada
"On sait qu'on est solides mais attention de voir comment on se lance."
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