On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013
Crédit : Georges Homsi
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Crédit : Jérôme Millagou
"Des propos dignes d'un petit enfant"
"Ce qu'il a dit est complètement stupide. C'est stupide car on sait le nombre de contrôles antidopage que nous subissons dans le sport aujourd'hui. Selon moi, ce sont des propos dignes d'un petit enfant. Cela ne me fait donc pas mal", a dit le N.2 mondial du tennis.
"L'Espagne est au sommet du sport parce qu'elle a une génération fantastique. Ce qui compte c'est l'effort, le travail et l'envie de progresser. Nous ne bénificions pas des mêmes installations que la France et pourtant depuis vingt ans nous sommes meilleurs qu'eux", a-t-il ajouté.
Nadal et les excuses de Tsonga et Llodra
Nadal a expliqué que Jo-Wilfried Tsonga et Michael Llodra, les deux joueurs français qui disputent le Masters, le premier en simple et l'autre en double, s'étaient excusés auprès de lui pour les propos de Noah.
"J'apprécie leur geste, mais ils n'avaient pas à s'excuser car ce n'est pas leur faute. C'est la faute de cette personne (Yannick Noah) qui n'est peut-être pas suffisamment informée. Mais dans ce cas-là il ne faut pas écrire un article dans un journal", a-t-il dit.
Dans une chronique dans le Monde samedi, Yannick Noah avait lié les exploits sportifs espagnols à une "potion magique" digne d'Astérix et Obélix et appelé à autoriser le dopage dans le sport.
David Ferrer attaque Noah sur son fils Joakim, qui joue en NBA
Et la levée de boucliers a été générale parmi les sportifs espagnols mais aussi parmi des personnalités françaises, comme David Douillet, le ministre des Sports après les accusations du désormais chanteur sur l'étrange domination "sur les terrains de foot, les parquets de basket ou les routes du Tour de France" et d'être, "comme Obélix, tombés dans la marmite" du dopage.
"Ignorant", selon le président du Comité olympique espagnol, Alejandro Blanco, Noah serait tout simplement "irresponsable" et "jaloux" pour le président de la Fédération espagnole de basket-ball, José Luis Saez. Une allusion à peine voilée au fait que son fils, Joakim Noah, a été finaliste malheureux contre l'Espagne avec l'équipe de France lors de l'Euro de basket-ball en septembre en Lituanie.
Pivot des Chicago Bulls, Joakim Noah s'est d'ailleurs retrouvé en position de victime collatérale des propos de son père dimanche: "Quand votre propre fils joue en NBA, où il n'y a pas de système antidopage, vous n'êtes pas la meilleure personne pour parler", a asséné à Londres le tennisman espagnol David Ferrer, numéro 5 mondial, lui aussi présent aux Masters.
Pour trouver du soutien, Yannick Noah devrait peut-être contacter l'Américain Bode Miller, enfant terrible du ski alpin, triple médaillé aux JO de Vancouver, qui a longtemps répété dans la presse qu'autoriser le dopage "serait juste, car juste cela veut dire l'égalité des chances pour tout le monde, et cela n'a rien à voir avec 'bon' ou 'mauvais'".
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