On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013

Le commentateur sportif Thierry Roland, le 11 mai 2002 au Stade de France pour un match de Coupe de France de football
Crédit : AFP/Archives, Joel SagetCrédit : Christophe Decroix
Crédit : Jean-Louis Tourre
Crédit : Florence Cohen
Crédit : Christophe Pacaud
Crédit : Florence Cohen
Crédit : Philippe Sanfourche
Crédit : Philippe Sanfourche
Crédit : La rédaction de RTL
Crédit : Rédaction de RTL
Crédit : Florence Cohen
Crédit : Florence Cohen
Crédit : Florence Cohen
Crédit : La rédaction de RTL
Crédit : Florence Cohen
Crédit : TF1
Crédit : Florence Cohen
Crédit : Rédaction de RTL
Crédit : La rédaction de RTL
Crédit : Florence Cohen
Crédit : Nicolas Georgereau
Crédit : Jean-Louis Tourre
Crédit : La rédaction de RTL
Les réactions :
Bixente Lizarazu, animateur sur RTL : retrouvez l'article dédié
Jean-Michel Larqué, son compère de toujours : retrouvez l'article dédié.
Eugène Saccomano, animateur sur RTL : retrouvez l'article dédié.
Philippe Bouvard, présentateur des Grosses Têtes
: retrouvez l'article dédié.
Valérie Fourneyron, ministre des Sports : retrouvez l'article dédié.
Jean-Pierre Foucault, animateur sur RTL : "Ce matin, j'ai pleuré lorsque j'ai vu l'alerte RTL annonçant la mort de Thierry. Je pensais d'abord qu'il était immortel. Thierry on l'a toujours connu. Vous demandez autour de vous, tout le monde a un avis sur Thierry Roland. Tout le monde appréciait ses commentaires. Tout le monde faisait des commentaires sur ses commentaires lorsqu'il tournait de temps en temps à l'excès. Il était indispensable à notre vie footballistique. C'était vraisemblablement l'un des derniers grands de la télévision française. Il a commencé à la RTF avant qu'elle ne devienne ORTF. Thierry a su faire apprécier ce monde du football. Cet homme aimait prendre des risques, faire autre chose, faire du divertissement avec moi comme par exemple avec Intervilles. Un jour, j'étais pour 'Sacrée soirée' à Rio. Je voulais simplement qu'il vienne sur le rond central du stade mythique au Brésil. Je lui ai dit 'tu sais, ça n'est que pour une séquence de 3-4 minutes'. Il a pris l'avion, il a fait 12 heures de vol. Il a fait cette séquence et il a repris l'avion. C'était un homme fidèle en amitié et généreux. Je pense à Françoise Boulain, son épouse, qui est une grande réalisatrice de télévision. Je pense à son fils, il me disait souvent 'contrairement à moi, c'est un grand supporter de l'Olympique de Marseille'.
Vincent Perrot, animateur sur RTL
: "C'était mon complice, mon copain pendant des années et des années.
Il s'intéresserait à beaucoup d'autres choses que le football. Son grand
cheval de bataille, c'était de m'intéresser au football. Il
m'expliquait à quel point ça pouvait être vital dans la vie d'un homme.
C'était un homme d'extrêmement cultivé. On ne pouvait pas rencontrer
certaines histoires drôles jusqu'au bout avec son rire."
Pascal Praud, animateur sur RTL : "Le lien qui liait Jean-Michel à Thierry était très fort. Ils ont commenté ensemble depuis 1980 jusqu'à la fin des années 2000, quasiment tout le temps l'équipe de France. C'était le tandem. Personne ne les a égalés. Au point où M6 a voulu le reconstituer. C'est un tandem qui est dans la mémoire collective. La voix de Jean-Michel et de Thierry sur France-Allemagne en 82, la voix de Thierry et de Jean-Michel sur le penalty de Luis Fernandez en 86, la voix de Jean-Michel et de Thierry sur la finale de la Coupe du monde quand Thierry dit 'avec ça on peut mourir tranquille'. Ce lien que tisse avec des animateurs le grand public est à la hauteur de l'émotion ce matin lorsque l'on apprend le décès de Thierry Roland. Les gens l'aimaient naturellement. C'était un réprésentant d'une certaine manière du peuple. Il parlait comme le peuple. Il avait le bon sens bien souvent du peuple. Il avait parfois des colères, des dérapages des gens du peuple. Et ça, je ne pense pas que l'on triche bien longtemps."
Christophe Pacaud, journaliste sportif sur RTL : "A chaque fois, il attirait tout le monde. Tout le monde voulait faire sa photo avec lui. Je me souviens de jeunes joueurs à Rennes, à Brest, à Monaco, ou ailleurs, ils voulaient être avec lui. Thierry, c'est la légende du foot. Il pleut sur Paris. Je pense à lui. C'est un vrai Parisien. Il habitait tout près de la tour Eiffel. Je l'ai eu au téléphone il y a quelques heures, quelques jours. On avait fait une dernière émission, lors de la grande fête du foot français. Il n'avait pas l'air en grande forme mais il avait toujours son humour. Son rire restera toujours dans le studio avec moi. Je l'appelais régulièrement. On sentait qu'il avait envie de continuer. La nuit il se levait pour le basket en ce moment. Il mangeait le sport, écoutait le sport, vivait le sport. C'est un vrai passionné. 13 Coupes du monde ça n'est pas rien."
Dominique Le Glou, journaliste à France 2 : "Un journaliste de passion, d'émotion, un peu nationaliste, qui avait une gouaille, un accent inimitable, une façon de commenter. Moi j'adorais ça. Bon peut-être que pour les jeunes elle peut être un peu passée parce que chacun représente une époque. Mais Thierry c'était le dernier des monstres sacrés. S'il y a un Dieu, il a rejoint là-haut ses potes Robert et Zézé. Ils doivent l'attendre et ensemble ils vont parler à nouveau des Bleus du ballon rond ou ovale. J'espère qu'il a eu le temps sans souffrir de voir la belle victoire des Bleus hier soir. Ce serait formidable pour lui."
Vincent Duluc, journaliste à l'Equipe : "Pendant longtemps il a été le commentateur un peu beauf du sport. Avec l'émergence des Guignols et l'augmentation de l'audience du sport, c'est devenu une star tout court. C'était mérité, c'était un type délicieux, toujours gentil avec ses jeunes confrères. On est tous très tristes aujourd'hui. J'ai un souvenir extraordinaire dans un studio de RTL avec Sacco. C'était un soir où Thierry Roland avait décidé de parler japonais pendant un quart d'heure. Il avait bu 2-3 whisky."
Pierre Cangioni, créateur de Téléfoot : "Par un concours de circonstances, j'ai revu Thierry Roland il y a 15 jours. La Ligue Nationale de Football fêtait ses 80 ans et ils ont voulu à ma grande surprise me remettre un trophée. Qui m'a remis le trophée sur scène ? Thierry Roland. Bizarremment d'ailleurs nous nous sommes donné l'accolade au début. Me remettant le trophée il m'a serré la main, je lui ai redonné une accolade. On a été surpris presque l'un et l'autre. je l'avais trouvé un peu amaigri, un peu diminué. Malgré ça, il a raconté une anecdote marrante. On a été souvent concurrents mais jamais ennemis ni adversaires. Il était la quintessence même de ce que représente le football, son côté festif, son côté populaire. C'est pour ça qu'aujourd'hui il est une icône du football."
Michel Drucker, animateur de télé et de radio : "On a débuté pratiquement ensemble il y a presque 50 ans. Je suis assommé par cette nouvelle. J'étais au téléphone avec Françoise, sa femme, hier soir. Il était à l'hôpital. Il a dû regarder le match. Il devait se faire opérer par un ami commun qui le suit depuis toujours, Jean-Pierre Fraioli. Il devait se faire opérer demain. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Thierry, c'est toute ma carrière. D'ailleurs, c'est très étonnant car je suis sur mon balcon et mon balcon donne sur la rédaction que nous avons occupé pendant tant d'années à l'époque de Cognacq Jay. Je suis très triste de tout ça. J'embrasse sa femme. Thierry, c'est une page de l'histoire de la télévision. C'était le plus jeune commentateur de l'histoire. Il était journaliste à 16 ans. Il a débuté avant même l'ORTF. Quand je l'ai connu, j'avais 21 ou 22 ans. C'était en 1964. On a commenté tant de matchs ensemble. C'est Thierry qui m'a mis le pied à l'étriller. Il m'a fait découvrir l'univers du football. Grâce à lui, j'ai fait 5 Coupes du monde. J'allais le voir demain après son opération ou après-demain."
Noël Le Graët, président de la FFF : "C'est un ami de la famille parce que la famille du football l'appréciait; Il aimait les joueurs, il aimait commenter. On savait que depuis quelques jours c'était compliqué. Surtout hier soir, je l'ai appris peut-être en cours de match. Il va manquer à tout le monde. Les petits, les grands, je crois qu'il avait réussi à séduire toute la famille. Je retiens surtout son amour pour les joueurs, pour le jeu. L'envie d'être présent à tous les événements, petits ou grands. Il a toujours été extrêmement sympa dans ses commentaires avec les joueurs. Il trouvait toujours du positif dans le jeu."
Michel Platini, ancien capitaine des Bleus, président de l'UEFA: "C'était la voix du foot pour des millions de personnes et c'était mon ami. C'était aussi mon histoire, ma carrière, mes victoires, une partie de ma vie".
Michel Hidalgo, ancien international et sélectionneur des Bleus
: "On était de la même génération et c'était un ami. Je l'ai eu encore
il y a peu de temps. Il devait partir pour la Coupe du monde. On se
connaît depuis 50 ans. On a vécu beaucoup de choses ensemble. Thierry,
il y a le journaliste, mais il y a l'homme, chaleureux, intelligent, il
va nous manquer. Il aimait surtout la vie, il aimait l'amitié. Thierry
avait son franc-parler qui plaisait à tout le monde. C'était un grand
journaliste, mais moi je dis que c'était un grand homme."
Alain Giresse, ancien international des Bleus : "Je retiens les relations que j'avais avec l'homme. Le souvenir de sa voix, parce que les matchs que l'on regarde sont accompagnés par des commentaires. C'était lui qui faisait ressentir à tout le monde, à tous les gens, le match à la télé. Ce sont des pionniers. Roger Couderc l'a été dans le Rugby. Ils ont démarré avec l'arrivée de la télévision. C'est eux qui ont donné l'exemple à de futurs commentateurs, qu'on le veuille ou non. Chacun s'en est inspiré, à sa façon."
Guy Roux, ancien entraîneur de l'AJ Auxerre
: "Il n'y a pas de mots, que des souvenirs immenses. J'ai travaillé
avec lui pendant 21 ans. C'était mon idôle avant. Un immense sentiment
de peine, de grand manque va commencer. Il faut rappeler qu'il a été
pendant très longtemps le radio reporter de l'Equipe de France. Je me
rappelle des moments où nous nous retrouvions à Dallas pour faire des
Téléfoot. Il y avait toujours beaucoup de choses à raconter."
Bernard Lacombe, conseiller spécial du président de l'OL, Jean-Michel Aulas, et ancien international des Bleus : "C'est un personnage extraordinaire. Quand vous passiez des soirées avec lui, c'était toujours dans la joie. Il aimait bien fumer son cigare. Il aimait bien boire. C'était un bon vivant. Ma génération, on avait des relations qui étaient différentes de celles d'aujourd'hui. C'était de l'amitié. Thierry était un personnage de la télévision qui aura apporté plein de choses. J'ai partagé avec lui des moments quand je suis arrivé à Bordeaux, à Saint-Etienne. C'était une figure du sport français, comme Zitrone et d'autres. Thierry était un très grand conteur. Je pense que lorsque l'on vit d'une passion, on vit les choses différemment. C'était le cas de Thierry."
Jean-Claude Dassier, ancien président de l'OM et des Sports à TF1
: "J'avais un mauvais pressentiment. On avait échangé 2-3 SMS, on avait
prévu de déjeuner ensemble après l'Euro. Quelque chose ne tournait pas
rond. C'est une nouvelle qui va faire beaucoup de peine à tous les
amoureux du football. C'était le football et les débuts de la télé.
Chapatte, Couderc et lui, étaient les trois piliers des sports de
l'époque. Il a apporté la spontaneité avec parfois quelques bêtises.
Mais bon ça fait partie du personnage. Je me souviens qu'il m'avait
annoncé la mort d'un footballeur je crois qui regardait la télé à ce
moment-là. C'était Thierry. Il était spontané, naturel. J'ai rarement vu
un gars en connaître autant que lui dans le football, dans tout le
sport d'ailleurs. Il passait sa vie dessus. Il n'y avait pas de la place
pour grand chose d'autre. C'était un type profondément sympa, nature.
Il est parti heureux avec une victoire supplémentaire pour l'équipe de
France. Le football français a repris sa place même s'il a perdu
quelques échelons. Il n'y a rien qui pouvait lui faire plus plaisir
qu'une victoire des Bleus. On ne s'ennuyait jamais avec lui. Je pense à
Jean-Michel Larqué et à tous ses copains du football. Sa carrière
représente quelque chose que l'on a du mal à faire aujourd'hui. C'est
une immense star. Je l'embrasse très fort."
Christopher Baldelli, président de RTL
: "Thierry Roland appartenait depuis plus de vingt ans à la famille
RTL. Nous sommes donc aujourd’hui tous très tristes et toutes les
équipes de RTL se joignent à la douleur de la famille de Thierry. Nous
sommes très fiers d’avoir collaboré avec cette grande figure du
football, notamment dans 'On refait le match' mais aussi en sa qualité
de sociétaire des 'Grosses Têtes' auprès de Philippe Bouvard. Thierry
Roland a toujours servi RTL avec un grand professionnalisme, beaucoup
d’humour et une profonde générosité."
"Après ça, on peut mourir tranquille !"
La carrière de Thierry Roland est étroitement associée à la Coupe du monde 98. "Après avoir vu ça on peut mourir tranquille, quel pied !", déclarait-il après la victoire des Bleus 3-0 contre le Brésil (voir vidéo-ci dessous).
Rendez hommage à Thierry Roland sur notre page dédiée :
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.