On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013
"Rien à voir avec du dopage"
"Steffon Armitage a pris du Dafalgan codéiné pour le mal de dos et ce produit n'est absolument pas interdit, il suffit d'aller voir dans la liste des produits autorisés, il est autorisé et ne nécessite pas de prescription mais il produit, par contre, de la morphine", a précisé le président du RCT Mourad Boudjellal.
Le RCT ajoute dans un communiqué que le contrôle antidopage d'Armitage, effectué le 9 juin au Stade de France, faisait état d'un "résultat anormal" mais que le joueur a seulement pris deux comprimés de ce médicament autorisé par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).
"C'est notre médecin, le docteur Jean-Baptiste Grisoli, qui est aussi le médecin de l'équipe de France, qui le lui a donné, il sait ce qu'il fait", a ajouté M. Boudjellal, affirmant être "totalement serein sur le joueur". "Ce sont des traces de morphine que l'on a trouvées dans ses analyses", une substance qui est, elle, interdite par l'Agence mondiale antidopage (AMA), a indiqué le président. Selon le club, "10% de ce médicament (le Dafalgan codéiné) dûment autorisé se transforme de manière naturelle en morphine".
"Nous allons essayer de le faire convoquer avant parce que ce qui me choque un peu c'est que, sur un dossier comme ça, il y ait une suspension à titre conservatoire de plus d'un mois", a également dit le président. Evoquant son joueur, il l'a décrit comme étant "atteint, anéanti parce qu'on dit 'contrôle positif au dopage' alors que ça n'a rien à voir".
Armitage "dégouté", Laporte tacle la FFR
Le troisième ligne international anglais s'est dit "dégoûté" jeudi par l'ampleur prise par l'affaire, due à un simple malentendu selon son club. "C'est un peu stressant, surtout pour ma famille en Angleterre. Mais je vais garder la tête haute parce que je n'ai rien fait de mal", a déclaré le joueur lors d'une conférence de presse organisée jeudi au siège du club.
Il reste confiant, même si ses analyses d'urine après le match perdu par Toulon contre Toulouse (12-18) le 9 juin au Stade de France ont révélé un taux anormal de morphine, un narcotique interdit en compétition et dont l'usage est passible de deux ans de suspension, à moins que le joueur prouve qu'il n'a pas fait preuve de négligence.
"Je sais que tout va bientôt se régler, que je vais pouvoir oublier et revenir plus fort", a affirmé le joueurLe manager toulonnais, Bernard Laporte, a annoncé jeudi que le club allait demander "à ce qu'il soit entendu plus tôt". Cela s'annonce cependant difficile au vu des délais de convocation des membres de la Commission, qui pour certains sont actuellement en vacances, précise-t-on côté FFR.
"On nous dit qu'il ne jouera pas le premier match de championnat parce que peut-être il y a quelque chose. Non ! Nous sommes dans un monde professionnel et il faut que cela soit carré. Je regrette que les instances ne fassent pas leur travail de façon non médiatique. On fait beaucoup de tapages pour des choses qui n'en valent pas le coup", a dénoncé Laporte devant la presse.
A la FFR, on assure cependant que la fuite sur le contrôle est d'origine varoise. En attendant, Armitage manquera le premier match de préparation du RCT vendredi face au Stade français.
(Avec AFP)
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