Les cartons d'Eugène Saccomano du 24 Mai 2012
Créé le 23/06/2011 à 18h00

Chantal Jouanno / AFP
La ministre des Sports Chantal Jouanno a admis jeudi que l'Etat ne pouvait pas sauver le Stade Français, menacé de dépôt de bilan, tout en assurant faire son possible pour faciliter une solution de reprise. "L'Etat ne peut pas sauver le Stade Français", a dit Mme Jouanno devant la presse après avoir reçu Max Guazzini et Bernard Laporte, respectivement président et administrateur du club de rugby, qui doit trouver 6,6 millions d'euros d'ici à lundi pour continuer à exister.
"On s'est réuni pour voir comment on peut aider à sauver le Stade Français", a-t-elle expliqué, "on n'imagine pas que des escroqueries et des difficultés conjoncturelles puissent porter préjudice à un club mythique, mais par ailleurs on ne trouve pas de somme pareille sous le pas d'un cheval".
Le Stade Français, club phare du Top 14 depuis des années, est engagé dans une course désespérée pour trouver un repreneur avant lundi, sous peine de rétrogradation ou pire, de dépôt de bilan.
"Je n'ai pas le pouvoir de reporter la
date de lundi", a souligné la ministre, "la DNACG est indépendante et
souveraine. Mon rôle est d'être facilitateur".
Il a été victime d'une escroquerie de la Fondation canadienne Facem, qui n'a pas versé les 12 millions d'euros promis pour devenir actionnaire majoritaire. Le club doit trouver 6,6 millions d'euros avant son audition lundi devant le Conseil supérieur de la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG) de la Ligue nationale (LNR).
Interrogé par le site internet de 20minutes, Job Ariste, le fondateur de la Facem, a accusé Bernard Laporte d'avoir piégè son groupement.
Max Guazzini, sans se prononcer sur le fond du dossier, s'est dit ému par les marques de solidarité reçues. "Je n'imaginais pas qu'on était aussi populaire, qu'on nous aimait autant (...) Je reçois des messages d'anonymes, de joueurs, de présidents de clubs, même des gens qui nous proposent de l'argent, de petites sommes et ça nous touche énormément", a-t-il dit.
Un troisième personne interpellé
Trois personnes sont en garde à vue dans l'affaire du club de rugby du Stade Français, dont les dirigeants ont porté plainte pour escroquerie, a-t-on appris jeudi de sources policière et judiciaire.
Une première personne proche d'une fondation canadienne d'aide à l'enfance avait été interpellée lundi soir par la police judiciaire parisienne. Depuis, un Français d'origine camerounaise a été interpellé mercredi et une troisième personne, un dirigeant d'une société de conseil, l'a été jeudi matin, a-t-on précisé de même source.
Tous devraient être présentés à un juge d'instruction dans la soirée, a-t-on souligné de source judiciaire.
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