On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013

Le groupe sélectionné par Claude Onesta comporte une très forte majorité de champions du monde 2011
Crédit : AFP/F.FifeOnesta et ses "vieux"
Lors d'une conférence de presse à Soldeu, où la France termine son stage de préparation, Claude Onesta a levé les deux dernières incertitudes qui subsistaient concernant l'épaule droite du pivot Bertrand Gille et les adducteurs de l'ailier gauche Michaël Guigou, qui offrent toutes les garanties.
Ces deux pions essentiels des Experts confirmés, le sélectionneur national fait confiance à la majorité de ses cadres vainqueurs de quatre titres consécutifs (champions olympique 2008, champions du monde 2009 et 2011 et champions d'Europe 2010), mais aussi éliminés lors du premier tour du dernier Euro, quitte à alimenter les critiques sur le manque de renouvellement de l'équipe de France. "Est-ce que préparer l'avenir, c'est envoyer au feu quelqu'un qui s'y brûlerait?" rétorque Onesta. "J'ai la chance d'avoir des 'vieux+' qui portent toujours l'équipe vers les sommets et la performance. Il n'y a aucun privilège de l'âge chez nous", insiste le sélectionneur.
Nikola Karabatic sera donc toujours le fer de lance des Bleus, appuyé par les Dinart, Fernandez, Abalo, Omeyer ou Gille. "Mais nous n'oublions pas notre échec à l'Euro. On n'oublie pas que l'on se construit aussi sur l'échec. Pour autant, nous nous focalisons d'abord et avant tout sur les Jeux et nos performances ", prévient Onesta. "Si notre mode de fonctionnement a peu changé, on a, et ce stage en Andorre l'a démontré, retrouvé notre humilité et notre force de travail", a encore dit Claude Onesta.
En revanche, Arnaud Bingo (Tremblay-en-France), Cyril Dumoulin (Chambéry), Kentin Mahé (Gummersbach/GER), Kévynn Nyokas (Paris/Chambéry) et Grégoire Detrez (Chambéry), présents à Soldeu, ont été écartés et ne seront pas de l'aventure londonienne.
Claude Onesta a dû concocter une liste de 14 noms pour le tournoi olympique, alors que pour un Euro ou un Mondial, un sélectionneur peut convoquer 16 joueurs. L'équipe de France débutera la compétition olympique le 29 juillet, contre la Grande-Bretagne.
L'équipe de France de Handball pour les Jeux Olympiques de Londres 2012 :
Gardiens de but : Thierry Omeyer (Kiel), Daouda Karaboué (Toulouse).
Défenseur : Didier Dinart (Paris Saint-Germain).
Arrières gauches : Jérôme Fernandez (Toulouse), Daniel Narcisse (Kiel).
Demi-centres : Guillaume Gille (Chambéry), Nikola Karabatic (Montpellier).
Arrière droit : Xavier Barachet (Atletico de Madrid).
Pivots : Bertrand Gille (Chambéry), Cédric Sorhaindo (FC Barcelone).
Ailiers gauches : Michaël Guigou (Montpellier), Samuel Honrubia (Paris Saint-Germain).
Ailiers droits : Luc Abalo (Atletico Madrid), Guillaume Joli (Valladolid).
1er remplaçant : William Accambray (Montpellier).
Bertrand Gille veut gagner les Jeux
Le pivot de l'équipe de France de handball opéré d'une épaule en avril, vise le titre aux jeux Olympiques de Londres, et le futur joueur de Chambéry l'a répété samedi à Soldeu (Andorre), lors de l'officialisation de la liste des 14 Bleus retenus pour Londres.
Vous serez prêt pour les Jeux ?
"Je ne suis pas encore à la fin du processus de rééducation. Je vais continuer à travailler quotidiennement pour l'optimiser encore. Je sais le travail qu'il me reste à produire. La finalité n'est pas d'aller aux Jeux, mais de les gagner. On sait pourquoi on va à Londres. J'espère être utile à l'équipe. Pendant ce stage en Andorre, on s'est fait mal, personne ne s'est trompé d'objectif. On sait pourquoi on veut souffrir".
Après l'échec du dernier Euro, comment vit le groupe ?
"On est toujours très content de se retrouver, mais, on ne se voile pas la face. On connaît l'objectif, et le niveau d'exigence a encore gagné un niveau. On est persuadé que c'est un impondérable de nos performances. On ne l'oublie pas".
Expérience et revanche sont les atouts principaux des Bleus?
"Pas du tout. L'expérience oui forcément, mais pas la revanche, c'est un délire de journalistes. Nous ne sommes pas dans une dynamique de revanche après l'Euro. Même si notre amour-propre a été touché. On vise la performance. Malgré nos cartes d'identité de grands-pères, on en a envie de prouver que l'on est encore là. On n'est pas là grâce au privilège de l'âge, mais parce que l'on sait se remettre en question".
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