On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013


Trois médailles bleues, dans l'ombre écrasante de Bolt
9.69, le 16 août, dans le "nid d'oiseaux" des JO de Pékin, 9.63 le 5 août 2012, record olympique à la clef, dans le stade de Stratford : l'histoire du 100 m a bégayé et la "foudre" Usain Bolt a encore frappé, relégant son compatriote Yohan Blake et les sprinters américains au rang de spectateurs.
Derrière cette nouvelle démonstration du Jamaïcain, les trois médaillés français de ce dimanche étaient eux aussi relégués au second plan. Ils ont pourtant réalisé des performances qui resteront aussi, à un degré moindre certes, dans les livres d'histoire. Dans le premier rôle, Mahiedine Mekhissi. Lui aussi a signé dimanche un remake de son exploit de Pékin en terminant une nouvelle fois deuxième du 3000 m steeple. Un exploit reconnu à sa juste valeur par le vainqueur, le Kényan Ezekiel Kemboi, double champion du monde, qui lui a offert son maillot avant de lui sauter dans les bras, littéralement.
L'exploit de Mekhissi après les découvertes Lobert et Coquard
Troisième médaille bleue du jour, et 25ème médaille française de ces Jeux. Après celles décrochées plus tôt dans la journée par un "voileux" et un cycliste. C'est Jonathan Lobert, sous le soleil de la rade de Weymouth, qui avait ouvert le compteur bleu du jour en terminant en bronze, à bord de son Finn, un dériveur monotype. Pour monter sur le podium, le Nantais d'adoption, 27 ans, devait finir devant le Néerlandais Pieter-Jan Postma, qui le devançait de 5 points avant l'ultime régate. Mission accomplie, en franchissant la ligne d'arrivée en vainqueur.
Un peu plus tard dans l'après-midi, c'est Bryan Coquard qui avait ensuite apporté son écot à la collection française, sur le parquet en bois de Sibérie du vélodrome olympique, avec de l'argent en Omnium, le décathlon du cyclisme sur piste. En tête samedi soir, après les trois premières épreuves de cette discipline nouvelle au programme olympique, Coquard, 20 ans, a échoué à 2 points du vainqueur, le Danois Hansen.
L'escrime française en perdition, les Bleues du basket et du hand rayonnantes
Si la journée bleue s'est bien terminée, elle avait pris au départ des allures de cauchemar, sous la pluie battante de Londres, avec la nouvelle humiliation de l'escrime française, qui quitte Londres sur un zéro pointé. Comme en 1960 à Rome, jusque-là seul couac d'un sport qui, à lui seul, a apporté un sixième de l'ensemble des médailles olympiques françaises... L'élimination des fleurettistes dès le premier tour, face aux Américains, a sans douté été la claque de trop. Et une remise en question paraît indispensable.
Exceptées les trois médailles, la belle nouvelle bleue du jour est venue des basketteuses de Céline Dumerc, toujours invaincues dans le tournoi féminin, et en 2012 d'ailleurs, après leur éclatante victoire (65-54) contre la Russie, championne d'Europe en titre. Qualifiées depuis quatre jours déjà, après avoir notamment battu l'Australie, vice-championne olympique, les Bleues ont terminé en tête de leur poule. En quarts de finale, mardi, elles rencontreront la République tchèque ou la Croatie.
Cette folle journée s'est achevée sur la victoire d'une autre équipe de France féminine en sport collectif, elle aussi invaincue, celle du handball (quatre victoires et un match nul). Les filles de Krumbholz, également déjà qualifiée pour les quarts de finale, ont battu le Danemark (30-24). Les Françaises, 1res du groupe B, affronteront le Monténégro, 4e du groupe A, mardi en quart de finale.
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