Les cartons d'Eugène Saccomano du 24 Mai 2012
Créé le 22/02/2012 à 07h45

Le handball / AFP/F.Fife
"Après le premier match et la défaite contre l'Espagne, on a cédé à la panique" : pour la première fois depuis l'échec de l'équipe de France à l'Euro en Serbie fin janvier, Nikola Karabatic revient longuement dans le journal L'Equipe de mardi sur cette compétition où il a été personnellement en difficulté (seulement neuf buts en six matchs). Extraits.
"Je reste persuadé qu'on s'est affolés trop tôt, trop vite..."
"C'est vrai que dans l'entourage, je parle des médias, des supporters, il y avait aussi beaucoup d'attentes, explique l'icône du handball français. Et puis il s'était crée une forme d'habitude puisque l'on gagnait tout depuis quatre ans. Dans la Constitution du handball, si j'ose dire, il est presque écrit que l'équipe de France ne peut plus perdre. Donc, après cette défaite contre l'Espagne, il y a tout de suite eu de l'inquiétude, de la perte de confiance. On a commencé à remettre en causes plein de choses. Les joueurs, le staff n'ont probablement pas vraiment mesuré l'ampleur de ces dégâts".
"Je reste persuadé qu'on s'est affolés trop tôt, trop vite...", insiste le joueur de Montpellier. Quant à son bilan personnel, Karabatic "n'arrive toujours pas à croire qu'un an auparavant, au Mondial", il avait "réussi (sa) meilleure performance sous le maillot bleu". Néanmoins, il déclare ne pas avoir "la même analyse que les spécialistes. Contre l'Espagne, je débute plutôt bien. Face à la Hongrie, je touche les poteaux lors de mes premiers tirs, et après ça se complique. (...) J'ai cru bien faire en restant sur le terrain. J'ai insisté parce que je voulais vraiment sortir l'équipe de France de la merde. J'en suis désolé, triste pour les copains. Maintenant, si j'accepte d'être mis en avant, je n'étais pas le seul à perdre ce match ce jour-là. Heureusement, la force de l'équipe de France, c'est de savoir analyser, de gagner et de perdre ensemble".
C'est pourquoi le joueur aux 186 sélections (783 buts) croit toujours que la sélection va être capable de réagir aux Jeux Olympiques de Londres (27 juillet - 12 août) : "L'équipe n'est pas finie. Elle a tellement à donner aux JO. Elle a envie de revanche, de rebondir, de montrer que l'Euro n'était qu'un incident de parcours".
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