On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013
Tout a commencé contre... l'Italie
A Kiev, les Rouges grâce à quatre buts de Silva, Alba, Torres puis Mata
ont en effet réussi ce que l'Allemagne de l'Ouest de 1976 ou la France
de 2002 avaient manqué : la conquête d'un troisième titre en l'espace de
quatre ans. L'Espagne était cette fois-ci favorite. Sa success-story avait justement commencé contre l'Italie. Plusieurs joueurs ibériques considèrent en effet le quart de finale de l'Euro-2008 remporté aux tirs au but (0-0, 4 t.a.b à 2) face aux "Azzurri" comme leur pierre angulaire.
Le titre de l'Espagne lors de l'Euro 2008
L'épopée a pris une dimension particulière deux ans plus tard, en 2010, lors du Mondial en Afrique du Sud. Les Espagnols remportent alors leur première Coupe du monde en finale contre les Pays-Bas au terme d'une finale accrochée, marquée par un score nul et vierge au terme du temps réglementaire. Andres Iniesta confirme alors qu'il est un des hommes forts de cette "Roja" en inscrivant le but de la victoire.
Le titre de l'Espagne lors du Mondial 2010
En terrassant les Azzurri dimanche (4-0), Casillas et les siens sont définitivement entrés dans la légende du ballon rond. Ce triplé historique consacre une génération de joueurs exceptionnels, parmi lesquels Casillas, Iniesta et Xavi Hernandez prennent une place toute particulière.
Il incarne surtout le triomphe d'une forme de jeu, le tiki-taka, ce football à base de passes courtes et répétées pour mettre hors de position l'adversaire, qui aura fait école chez d'autres adversaires et aura encore étourdi dimanche les Italiens.
Des cadres et de la jeunesse
Dans cet ultime succès qui aura redonné à une Espagne submergée par la
crise économique quelques motifs de joie, Iniesta et Casillas auront
tout particulièrement joué un rôle-moteur.
Iniesta restera comme ce milieu aux gestes d'anguille et aux passes assassines. Casillas a, une nouvelle fois, répondu présent en finale comme dans l'ensemble du tournoi quand son équipe avait le plus besoin de lui.
Décisif en match de poules face à la Croatie ou lors de la séance de tirs au but en demie face au Portugal, "San Iker" a fait honneur à sa réputation d'ange-gardien de la "Roja".
Mais au-delà de ces deux joueurs, ce nouveau titre européen des Rouges est surtout dû aux convictions fortement ancrées d'une équipe qui a toujours su rester fidèle à son style de jeu, même quand celui-ci était contesté par certains esprits chagrins. Alors que le jeu de l'Armada était tout à coup jugé "ennuyeux", Iniesta et ses partenaires n'auront pas hésité à maintenir le cap, se voyant récompensés au final pour cette opiniâtreté, jusqu'au feu d'artifice dimanche à Kiev.
Le coach Vicente Del Bosque est évidemment aussi à inclure dans ce succès : tout en maintenant le noyau dur du titre de 2008 conquis par son prédécesseur Luis Aragones, le sélectionneur espagnol a su y agréger de nouveaux venus sans trahir l'esprit de jeu global.
Le latéral gauche Alba, buteur dimanche après une fantastique accélération, l'une des révélations de cet Euro, est ainsi un élément sur lequel la Roja va pouvoir compter pendant longtemps.
Au firmament après ce triplé inédit, on ne voit pas pour quelle raison l'Espagne s'arrêterait de briller.
EURO 2012 : LE DOSSIER SPECIAL DE LA REDACTION 
LAISSEZ VOS COMMENTAIRES SUR LE BLOG DE "ON REFAIT LE MATCH" :

Publicité
Soyez le premier à réagir à cet article !
Publicité
Publicité
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.