On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013

Le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët, le 26 mai 2012 à Bordeaux
Crédit : AFP/Archives, Romain PerrocheauCrédit : Le Service des Sports
Crédit : Le Service des Sports
Deschamps favori, mais...
Didier Deschamps, déjà candidat au poste en 2008, fait figure de grand favori. La fin de sa collaboration avec Marseille, où il était arrivé en 2009, a été officialisée ce lundi matin. Pour succéder au "Président", DD jouit d'une grande légitimité en tant que capitaine des Bleus champions du monde 1998 et d'Europe 2000, et entraîneur à succès, à Monaco (Coupe de la Ligue 2003 et finale de la Ligue des champions 2004), à la Juventus qu'il fait remonter en Serie A, et enfin à l'OM où il a déverrouillé l'armoire à trophées (champion de France 2010 et trois Coupes de la Ligue).
Ses relations conflictuelles avec son directeur sportif José Anigo avaient toutefois fait ressortir le caractère entier de "La Dèche", qui avait déjà contribué à écourter ses expériences à Monaco et à la Juve. D'un côté, ce caractère pourrait tôt ou tard se heurter à celui de Le Graët, qui compte imprimer sa poigne ; de l'autre, il pourrait mater les fortes têtes du vestiaire.
"Il a beaucoup de qualités de meneur d'hommes, de grand technicien, de grand tacticien", a assuré lundi Jacques Rousselot, président de Nancy et membre du Comité exécutif. "Il a une bonne réputation. Parallèlement à cela il a des chances, il a tout pour, il a le profil. Je le pense mais ce n'est qu'un sentiment".
Le problème Jean-Pierre Bernès (agent de Blanc, Deschamps et de plusieurs Bleus) resterait cependant entier. Et les rumeurs, lundi soir, laissent penser que DD a refusé ce week-end le poste proposé par Le Graët...
Des sanctions pour les "bad-boys" en bleu ?
Autre sujet brûlant pour le "comex" de la FFF : le cas des Bleus et l'image que certains joueurs ont montré à l'Euro. Il n'est pas certain que des sanctions soient prises, ni qu'elles le soient tout de suite. Théoriquement, le CE doit saisir la commission de discipline de la FFF qui, après enquête, possède le pouvoir de coercition; procédure utilisée après la grève de l'entraînement du Mondial-2010. A moins que le CE et le nouveau sélectionneur se soient mis d'accord sur une sanction sportive.
Quatre joueurs pourraient se trouver dans le collimateur fédéral. Samir Nasri au premier chef, avec ses insultes à la presse au début et à la fin de son tournoi. Il s'était défendu sur Twitter mercredi dernier: "Que les supporters et tout particulièrement les enfants sachent que je regrette sincèrement que mes paroles ait (sic, ndlr) pu les choquer. (...) Il s'agit d'une affaire personnelle entre quelques journalistes et moi. Je m'en expliquerai quand le moment sera venu".
Le joueur de Manchester City bénéficie en tout cas de l'indulgence de Michel Platini. "J'ai entendu parler de deux ans de suspension, ce serait ridicule et honteux", a affirmé samedi le président de l'UEFA.
Hatem Ben Arfa s'est accroché avec Laurent Blanc après la défaite contre la Suède (2-0) mais l'incident a vite été clos par une poignée de mains, selon l'adjoint Alain Boghossian.
Jérémy Ménez avait lancé un geste d'humeur envers le capitaine Hugo Lloris contre l'Espagne. Là aussi, l'attaquant parisien a été défendu par le gardien lyonnais, jeudi dans L'Equipe.
Enfin, Mvila n'avait pas serré la main du sélectionneur au moment de son remplacement contre l'Espagne. Il s'en est depuis excusé.
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