Les cartons d'Eugène Saccomano du 24 Mai 2012
Créé le 05/05/2011 à 19h51

Aimé Jacquet en juillet 2008 / AFP/G.Baptiste
Aimé Jacquet s'est à son tour exprimé jeudi sur l'affaire des quotas qui secoue la Fédération française de football (FFF). Selon l'ancien sélectionneur de l'équipe de France Championne du Monde en 1998, l'actuel patron des Bleus Laurent Blanc s'était "fait piéger". "Je suis triste parce que j'ai l'impression que Laurent Blanc s'est fait piéger, a déclaré Jacquet sur Canal+ Sport. On l'a interrogé et il s'est laissé un tout petit peu emporter. Il a dit des choses qu'il n'aurait pas dû dire. Il a été pris dans un tourbillon. Ce qui me gêne, c'est que vous ne pouvez pas vous figurer ce que le football français fait pour les jeunes. Le racisme, ça n'existe pas. Au contraire, on a accueilli tellement de gens et on s'est porté sur la formation de tous ces jeunes avec une philosophie de vie et de jeu exceptionnelle."
A propos de l'idée de quotas pour les sélections de jeunes, avancée lors de la réunion de la Direction technique nationale (DTN), le 8 novembre, et approuvée par Blanc, selon le verbatim diffusé samedi par le site Mediapart, Aimé Jacquet a expliqué que le mot "quota" n'avait pas de "résonnance footballistique".
"Comment voulez-vous faire des quotas dans une sélection? s'est-il interrogé. C'est impossible."
L'ancien patron des Bleus n'a en revanche pas souhaité répondre à la question sur d'éventuelles sanctions alors que deux commissions d'enquête ont été diligentées par la FFF et le ministère des Sports.
"A qui profite le crime ?"
"Il faut attendre un petit peu, a-t-il ajouté. Je connais l'homme à l'origine des fuites (Mohamed Belkacemi, ndlr). C'est un homme fantastique, il a beaucoup travaillé pour la région parisienne, dans les cités et c'est la Fédération qui l'a récupéré. Je le salue au passage. Il a réagi en tant qu'homme et a transmis à la Fédération. Mais qu'est-ce qu'a fait la Fédération ? Et comment se fait-il que cela se retrouve dans les médias ? A qui profite le crime ?"
Aimé Jacquet a également ajouté qu'il ne voyait pas comment une éventuelle décision sur les quotas aurait pu être prise "en catimini", toute proposition émanant de la DTN devant être validée par le président de la FFF et le Conseil fédéral.
(Avec AFP)
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