Pascal Garreau présente REACH DE VANDEL

Le Stade de France
Crédit : AFPCrédit : Jérôme Millagou
Le rugby se désengage, le foot veut renégocier
Cette situation fait en tout cas beaucoup de mécontents, à commencer par l'Etat. Ce dernier verse en effet 12 millions d'euros d'indemnités chaque année aux gestionnaires du stade de France, car l'absence de club résident dans l'enceinte ne permet pas d'assurer un plancher de recettes fixes.
Les premiers à avoir délaisser le stade, ce sont les rugbymen du XV de
France. Ces derniers n'y joueront plus à partir de 2013. Le contrat passé avec le Stade de France est en effet très défavorable à la Fédération française de rugby (FFR). Pour exemple, un billet qui revient 37€ à la FFR est revendu 25€ aux spectateurs... Les responsables du rugby français ont donc tourné la page et comptent désormais sur leur futur grand stade d'Evry, dont ils sont censés être propriétaires.
Et c'est désormais la Fédération française de football (FFF) qui s'interroge. Son président, Noël Le Graët, a en effet annoncé vendredi vouloir renégocier la convention qui la lie au consortium du Stade de France. "Le prix de location es trop élevé", expliquait-il. Un manque à gagner d'autant plus important lorsque l'enceinte n'est pas pleine. "J'aime bien ce stade, mais le contrat tel qu'il est aujourd'hui n'est plus convenable au vu de la réalité économique".
Le contrat actuel des Bleus a été renégocié il y a 2 ans et court jusqu'en 2025. Les Bleus ont obligation d'y effectuer au moins trois matches et versent en plus un loyer fixe annuel.
"C'est là ou l'équipe de France doit jouer"
Les Bleus pourraient-ils finalement renoncer à jouer au Stade de France ? Cette hypothèse semble tout de même difficilement envisageable, car l'enceinte, théâtre du sacre lors du Mondial-98, revêt une forte dimension symbolique. Surtout pour le nouveau sélectionneur, Didier Deschamps, qui était également capitaine à l'époque. "Le stade de France, c’est le Stade de France avec tout ce qu’il
représente", a-t-il expliqué lundi. "C’est là où l’équipe de France doit jouer. Après, il y a des
impératifs économiques. Aujourd’hui, si le président parle comme ça,
c’est qu’il y a un décalage entre ce qu’il espère et ce que coûte
actuellement le Stade de France".
Reste qu'au-delà des questions économiques se pose également la question du désamour des supporters pour leur équipe nationale. Les trois matches amicaux disputés en juin avant l'Euro (à Valenciennes, au Mans et à Reims) n'avaient pas non plus fait carton plein, dans des enceintes pourtant bien plus petites...
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