Pascal Garreau présente REACH DE VANDEL

Frédéric Thiriez, président de la LFP
Crédit : AFP/F.FifeLes lois du sport pas respectées
Pour Frédéric Thiriez, le port du voile sur un terrain est contraire aux règles. Il s'efforce de le démontrer dans cet article d'opinion dans Le Figaro. "Aussi bien les 'lois du jeu' (loi 4) que la charte olympique (article 51) excluent des terrains tout message, signe ou inscription à caractère politique ou religieux", note le haut dirigeant du foot français. Il précise d'ailleurs que c'est "pour cette raison qu'en 2008, à Pékin, les athlètes français, désireux de montrer leur attachement aux droits de l'homme, n'ont pas été autorisés à porter le badge 'pour un monde meilleur'".
Le président de la Ligue de football professionnel depuis 2002 poursuit son analyse : "Pour échapper à la règle, les partisans du port du voile ont réussi à convaincre la Fifa comme le CIO, que le hidjab (ndlr, voile islamique) n'est pas un signe religieux... mais culturel ! L'argument prêterait à sourire s'il n'avait été, contre toute attente, retenu..."
Le port du voile va à l'encontre des règles du jeu selon Thiriez
S'ensuit un décryptage à plusieurs niveaux des conséquences de cette autorisation de la part de la Fifa. Frédéric Thiriez les passe en revue : "Malmène les principes les plus fondamentaux du sport, tout autant que les droits des femmes", "L'universalité du football, qui veut que tous sur la planète, (...) nous soyons soumis aux mêmes règles et conditions de jeu", "La neutralité du sport, qui préserve le terrain de jeu des querelles politiques ou religieuses..."
Frédéric Thiriez déplore le choix de la Fifa qui "inflige un terrible désaveu à tous ceux, hommes ou femmes, qui se sont battus". Il cite même Ahmed Ben Bella, premier président de la République algérienne de 1963 à 1965, décédé le 11 avril dernier : "Au-delà du développement de corps resplendissants de santé et d'optimisme, nous voulons, par la pratique sportive, former une femme nouvelle, à la fois vigoureuse, dévouée à la collectivité et intégrée à la vie sociale algérienne."
Des pressions sur la FFF ?
Le président de la LFP craint maintenant que la FFF, qui a refusé d'aller dans le sens de la Fifa, ne cède aux "pressions qui ne manqueront pas de s'exercer". "Verra-t-on demain, au nom du respect des identités culturelles, des joueurs évoluer avec la kippa, le turban ou la croix des Templiers ?", questionne-t-il. Frédéric Thiriez conclut son texte : "La Fifa renonce au rêve universel d'un sport préservé des conflits politiques, idéologiques ou religieux et déroule le tapis rouge aux communautarismes de tous poils."
Le port du voile autorisé par la Fifa lors des compétitions internationales est mis à l'essai pendant un an.
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