Les cartons d'Eugène Saccomano du 24 Mai 2012
Créé le 20/10/2011 à 08h30
N.9 : Franck Ribéry ou le classement improbable... / AFP
"J'étais très agressif à l'adolescence", déclare Franck Ribéry dans un entretien à l'hebdomadaire Sport Bild paru mercredi, au lendemain du match nul ramené par son club du Bayern Munich de Naples (1-1), en Ligue des Champions. Sous le titre "Mes années folles", l'international français, posant sur une énorme moto (une "Indian"), parle d'une adolescence "qui n'était pas un moment facile", en référence déjà aux surnoms dont il était affublé et particulièrement celui de "Frankenstein", en raison de la cicatrice qui barre sa joue droite depuis un accident de voiture à l'âge de deux ans.
"C'était important pour moi de me faire tout seul et c'est ce qui ma rendu fort"
"J'ai souffert à cause de cette cicatrice mais elle m'a aussi rendu plus fort", assure Franck Ribéry, avouant qu'il n'avait "heureusement pas entendu souvent (ce surnom) car j'aurais pu réagir de manière agressive".
Cette agressivité, il l'explique par le milieu dans lequel il a grandi, "l'immeuble de six étages" d'une cité d'un quartier défavorisé de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).
"Si tu n'étais pas fort dans la tête, tu étais un homme mort. C'était important pour moi de me faire tout seul et c'est ce qui ma rendu fort", dit-il, concédant toutefois qu'il "y avait aussi des côtés positifs".
Depuis, son parcours sportif l'a mené jusqu'au Bayern, club où "on veut tout gagner et où l'entraîneur nous donne le sentiment qu'on peut y parvenir". Et à l'équipe de France à laquelle il n'a jamais renoncé "même après les moments difficiles dans ma vie".
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