On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013

Abou Diaby tout sourire à son arrivée à Clairefontaine lundi
Crédit : AFP/F.FifeCrédit : Philippe Sanfourche
Crédit : Philippe Sanfourche
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"J'espère que ça va durer"
Avant d'être rappelé pour affronter la Finlande et le Belarus en éliminatoires du Mondial-2014, son histoire était décousue en Bleu. Aucune sélection depuis juin 2011 et un voyage en Pologne, où le grand, puissant et fin milieu de 26 ans avait obtenu sa 15e cape.Seulement, serait-on tenté de dire, tant les techniciens qui l'ont côtoyé ont toujours été unanimes sur son profil singulier, le présentant comme la plaque tournante du jeu, dépositaire de l'héritage de Patrick Vieira.
"C'est un joueur de haut niveau avec beaucoup de qualités. En tant que sélectionneur, c'est très bien de le voir dans ce genre de dispositions. A lui de maintenir le même niveau", s'est réjoui lundi le sélectionneur.
S'il n'a pas plus souvent porté le maillot bleu, la faute en revient à ces satanées blessures qui l'ont empêché de prendre son élan depuis son arrivée à Arsenal en 2005.
"Je me blesse beaucoup, c'est un fait", a reconnu le joueur... incapable de se souvenir depuis quand il ne s'est pas senti aussi bien. "J'ai été blessé toute la saison passée. Ce n'était pas évident. Là, je me sens bien. J'espère que ça va durer."
70 semaines d'indisponibilité
Touché à l'aine, une malléole, aux abdominaux ou un mollet, victime d'élongations ou de claquages, son bilan médical, qui rendrait jaloux un cascadeur, fait état de pas moins de 13 traumatismes depuis 2007. Les indisponibilités cumulées se chiffrent même à 70 semaines, dont 16 d'affilée entre juillet et novembre 2011.
Comme ses prédécesseurs, Deschamps n'a pas d'autre choix que de miser sur lui tant, quand il est à 100%, il incarne le futur des Bleus à un poste où il peut exploiter défensivement son abattage et offensivement sa puissance et sa technique. Mais au moment de commenter sa liste mercredi, "DD" n'a pas caché ses "interrogations sur sa fragilité physique" après une saison à seulement 97 minutes de jeu toutes compétitions confondues...
"J'ai déjà dit que je n'étais pas fragile, a encore tenté d'expliquer Diaby. Beaucoup de mes blessures ont causé des déséquilibres dans mon corps. C'est ce qui me cause tous ces problèmes. J'essaie de faire abstraction de tout ça." Le mal enfin diagnostiqué, Diaby a fait en sorte de le soigner. "Vassiriki", son 2e prénom, s'est ainsi préparé individuellement à l'Insep avec Renaud Longuèvre, entraîneur d'athlétisme.
"Saisir ma chance"
"Dans un premier temps c'était de la rééducation car j'ai eu pas mal de pépins à pas mal d'endroits et ensuite on a fait du renforcement pour éviter les blessures musculaires. J'ai fait une bonne préparation, tous les entraînements et les matches amicaux. Cela faisait longtemps. C'est de mieux en mieux. Je suis sur la bonne voie. Je n'ai aucune appréhension, aucune douleur", apprécie le joueur.
Dans la foulée de ses efforts, Diaby vient de disputer deux matches d'affilée en entier. Une performance qui ne lui était plus arrivée depuis mai 2010... Contre Liverpool dimanche (victoire d'Arsenal 2-0), il a même été élu "homme du match". "Il a enchaîné plusieurs matches dont le dernier où il a été performant. C'est déjà très bien qu'il ait mis ses problèmes physiques de côté", s'est encore félicité Deschamps, qui compte sur lui.
"Je sais que je dois saisir ma chance", lui a répondu le joueur dans la foulée alors que son "match référence" en Bleu remonte au déplacement en Bosnie en septembre 2010. "Aujourd'hui, je suis conscient des responsabilités que j'ai. Ce sera à moi de les assumer. Je vais essayer de rattraper le temps perdu". Pourquoi pas dès vendredi en Finlande?
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