Didier Deschamps est-il l'homme de la situation pour réconcilier les Bleus avec les Français ?
Sondage ouvert le 09/07/2012
* sondage à valeur non scientifique Tous les sondages RTLCrédit : Sina Mir
Crédit : Clément Grèzes
Crédit : Le Service des Sports
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"Besoin de bien jouer, besoin de plaire"
"Au fond de moi, ce maillot, ce que représente l'équipe de France, ne m'a jamais quitté. La possibilité d'être sélectionneur s'est présentée. Je ne m'y attendais pas". C'est par ces mots que DD a ouvert une nouvelle ère de l'équipe de France.
Les conditions de travail, et notamment la taille du staff que le nouveau sélectionneur est autorisé à utiliser, ont sans doute occupé une place de choix dans les discussions entre les deux hommes. Le coût de l'ère Blanc avait été jugé trop important par Noël Le Graët. Ce dernier a précisé lundi que "les conditions économiques (de ce contrat) étaient relativement identiques à celle de Laurent Blanc". "Bien entendu, il y aura moins de personnes, mais il y aura de la qualité. On a à la DTN des gens de qualité, et c'est suffisant pour le peu de journées où les joueurs sont à la disposition de l'équipe de France", a-t-il expliqué. La seule certitude du côté du staff, c'est Guy Stéphan. Le fidèle adjoint de DD, notamment à l'OM, sera bien de l'aventure en bleu.
Le président de la FFF s'est montré très satisfait de cette nouvelle collaboration, et a rendu un hommage appuyé au nouveau sélectionneur. "Il a déjà mené des actions compliquées et il a toujours réussi", a-t-il rappelé, en faisant allusion au passage de DD à Monaco, à la Juventus Turin et à Marseille. "On a l'avantage de bien se connaître et, je pense, de s'apprécier (...) La FFF dans son ensemble est satisfaite et heureuse d'accueillir un jeune entraîneur comme Didier".
Les séquelles de l'Euro, et notamment la polémique autour du comportement de certains joueurs, restent présentes dans la tête du Président, qui a tenu à dessiner les contours du cahier des charges imposé au nouveau sélectionneur. "L'équipe de France a besoin de bien jouer et a besoin de plaire".
"Des obligations en terme d'investissement personnel"
Un point de vue visiblement partagé par Didier Deschamps. "Je ne suis pas là pour menacer ou quoi que ce soit, je fais confiance,
mais aujourd'hui la situation du football français, on sera tous
unanimes là-dessus, est telle que les joueurs n'ont plus droit à
l'erreur", a-t-il affirmé, précisant que pour lui l'important est "la notion de groupe et l'état d'esprit des joueurs". Un autre Champion du monde-98, Bixente Lizarazu, expliquait la même chose sur RTL lundi midi.
"Aujourd'hui ils ne peuvent plus se permettre le moindre écart", a insisté Deschamps, ajoutant qu'il voulait d'abord attendre les décisions de la commission de discipline qui doit rencontrer les quatre joueurs de l'équipe de France ayant posé problème par leur comportement durant le dernier Euro en Pologne et en Ukraine, Samir Nasri, Jérémy Ménez, Yann Mvila et Hattem Ben Arfa.
"Etre international français c'est magnifique, que ce soit la 1ère ou la 50e sélection, mais ils auront aussi des devoirs d'exemplarité. Si l'objectif individuel passe au premier plan, ce n'est pas possible. (...) En terme d'investissement personnel il y aura des obligations". "Au-delà de la qualité et du talent, il y la notion de groupe et d'état d'esprit. J'ose espérer que tout le monde ira dans le sens du collectif. Si un jour je sens qu'un joueur met ça en péril, ma responsabilité sera de ne pas le sélectionner", a-t-il martelé.
La première réaction de Didier Deschamps (vidéo FFF)
Rachat humain et performance sportive : une mission compliquée
Après Blanc, parti il y a une semaine, l'équipe de France accueille donc un deuxième Champion du monde comme sélectionneur, en la personne de Didier Deschamps, nommé dimanche au terme d'un long week-end passé à négocier avec le président de la Fédération les détails du contrat de deux ans qui l'attend.
L'heureux événement, pressenti depuis plusieurs jours, a fini par être officialisé en début de soirée par un communiqué sur le site de la Fédération française de football.
Le nouveau sélectionneur a donc signé un contrat de deux ans renouvelable, en cas de qualification pour le Mondial 2014. Une mission loin d'être évidente dans un groupe de qualification où figure l'Espagne, épouvantail du football mondial après son triplé historique (Euro 2008, Mondial 2010 et Euro 2012). Le premier rendez-vous sportif est fixé le 15
août à l'occasion d'un match amical contre l'Uruguay au Havre, avant
d'entamer ces qualifications pour le Mondial 2014 le 7 septembre en
Finlande.
Sur ce point, Deschamps est conscient du défi. "C'est difficile à cause du tirage, avec l'Espagne qui est la meilleure équipe du monde depuis six ans", a-t-il expliqué. "S'il y a échec, je pars de moi-même. Ça n'aurait aucun sens d'enchaîner. L'objectif c'est d'aller à la Coupe du monde. Je suis un compétiteur".
"Laurent Blanc parlait de l'Espagne, moi on va m'associer le jeu de l'Italie", a-t-il ajouté, sourire aux lèvres. "Le plus important est de se battre pour gagner, j'ai toujours eu ça en moi. Ce sont des étiquettes, mais c'est vrai que le résultat est la chose la plus importante".

Didier Deschamps est-il l'homme de la situation pour réconcilier les Bleus avec les Français ?
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