On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013
Crédit : Jean-Louis Tourre
Crédit : Jean-Louis Tourre
Crédit : Christophe Decroix
Deschamps "a suffisamment de poigne"
RTL vous annonçait dès jeudi que Didier Deschamps s'approchait de plus en plus de l'équipe de France. Dimanche matin, les négociations se faisaient plus précises. La durée du contrat représentait un point clé des discussions. L'ancien coach de l'OM se serait mis d'accord avec la Fédération française de football (FFF) pour les deux prochaines saisons. Le champion du monde 1998 bénéficierait de deux années supplémentaires en cas de qualification pour le Mondial 2014 au Brésil. Le technicien avait rencontré une première fois lundi le président de la FFF Noël Le Graët. Samedi, les deux hommes se sont à nouveau vus à Paris pour "engager une discussion concernant d'éventuelles modalités de collaboration", avait indiqué la FFF dans un communiqué.
"Il a son passé de joueur. Il a également son passé d'entraîneur. Il a 43 ans. Ca veut dire qu'il est encore jeune mais déjà avec une expérience. Didier Deschamps a suffisamment de poigne pour mener l'équipe de France là où on veut la mettre. C'est-à-dire dans les meilleurs pays du monde", a précisé Michel Hidalgo sur RTL.
Libéré lundi par Marseille, au terme d'une négociation tendue, le probable futur sélectionneur des Bleus n'aura pas attendu longtemps avant de rebondir. L'affaire aurait même pu être plus rapide si l'ancien entraîneur de l'OM avait répondu tout de suite aux avances de Noël Le Graët, le président de la FFF, avec qui il a eu un premier entretien lundi.
Mais le capitaine des champions du monde 1998 avait préféré se ressourcer quelques jours en famille avant de renouer le contact samedi avec "NLG" à Paris. "Nous sommes en pleine négociation", avait alors reconnu un proche de l'entraîneur: "Nous sommes dans la phase d'une entrée en pourparlers. S'il y a un accord, je pense que ce ne sera que demain (dimanche)".
Guy Stéphan pour l'épauler
Seule certitude du côté du staff, Guy Stéphan sera son
adjoint. Les deux autres hommes souhaités par Didier Deschamps ne rejoindront pas l'équipe de France. Il s'agissait du préparateur physique, Antonio Pintus, qui l'a suivi à la Juventus Turin, à Monaco et à Marseille, et de l'entraîneur des gardiens, Nicolas Dehon, qui a notamment œuvré
au PSG pendant la saison 2009-2010 puis à Marseille.
Le Breton à la tête de la FFF a certes ouvert en grand la porte de
l'équipe de France au Bayonnais de 43 ans. Mais il ne veut pas lui
donner les pleins pouvoirs, qu'il avait déjà refusés à Laurent Blanc. M.
Le Graët, soucieux de rester maître à bord et de ramener les Bleus dans
le giron de la FFF, a pourtant visiblement su être assez persuasif.
Avec la présence de l'envahissant agent de Didier Deschamps,
Jean-Pierre Bernès, qui gérait déjà les intérêts de Laurent Blanc, et
compte-tenu des relations délicates qu'entretiennent de notoriété
publique "NLG" et "DD", deux forts caractères, ce n'était pas chose
évidente. En fait on peut imaginer que ce sont les détails du contrat plus que
le fond du dossier qui occupaient les deux parties dimanche après-midi.
Si son salaire devrait avoisiner celui de son prédécesseur, il y a en
revanche fort à parier que Le Graët, soucieux du contrôle des dépenses
autant que de la bonne image des Bleus, a borné les prérogatives de son
sélectionneur.
Premier match le 15 août contre l'Uruguay
Deschamps débuterait sur le banc des Bleus le 15
août à l'occasion d'un match amical contre l'Uruguay au Havre, avant
d'entamer les qualifications pour le Mondial 2014 le 7 septembre en
Finlande. La route du Brésil est ardue, puisque la France a hérité de
l'Espagne, qui vient de remporter les deux derniers Euros (2008 et 2012)
et le Mondial 2010, dans le groupe I, où figurent aussi la Finlande, le
Belarus et la Géorgie. Seul le premier des neuf groupes est qualifié
directement et les 8 meilleurs deuxièmes doivent passer par des
barrages.
L'ancien milieu international (103 sélections), âgé de 43 ans, avait
déjà été candidat au poste de sélectionneur après l'échec de
l'Euro 2008. Mais le soutien médiatique très actif des membres de
"France 98" avait dissuadé la Fédération française de le promouvoir. Le
président de l'époque Jean-Pierre Escalettes avait même évoqué "une
campagne indécente" et préféré reconduire Raymond Domenech. 
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