On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013
Crédit : Le Service des SPORTS
Crédit : Clément Grèzes
Crédit : Philippe Sanfourche
Crédit : Clément Grèzes
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Fanni : "Hoarau simule"
Rod Fanni n'est pas content. Et il le dit. Le défenseur marseillais, très performant cette saison aux cotés de Nkoulou, a précipité la défaite de son équipe mercredi au Parc des Princes face au PSG (2-0) en commettant une légère faute sur Guillaume Hoarau, qui filait vers le but. Bilan : pénalty et carton rouge. L'OM, mené 1-0, ne s'en remettra jamais.
Une expulsion que l’ancien rennais n’a visiblement pas apprécié. Ma faute est hors-surface, estime Fanni. Je suis très déçu d’avoir abandonné mes collègues comme ça parce que je ne pense pas que cela soit mérité. Je ne fais pas grand-chose, surtout qu’Hoarau simule quelque part une faute où il n’est pas du tout déséquilibré. En plus, c’est en dehors de la surface donc c’est un penalty non justifié. Mais l’erreur est humaine".
Baup : "La faute est en dehors de la surface"
L'erreur est humaine même si Rod Fanni ne comprend pas la décision de l'arbitre. "En début de saison, les arbitres nous ont dit que si le porteur de balle ne filait pas droit au but mais se dirigeait vers l'extérieur, il n'y aurait pas carton rouge, seulement un jaune. Ce soir, je me pose donc beaucoup de questions sur l'arbitrage."
Même discours chez Elie Baup, le coach marseillais, qui insistait lui sur le fait que la faute avait été commise à l'extérieur de la surface. "J'ai appris quelque chose ce soir, ironise t-il. C'est qu'une faute commise à
l'extérieur de la surface pouvait être sanctionnée d'un penalty. La faute a lieu en dehors, elle se finit à l’intérieur, après le
règlement de la double peine, on en a débattu mille fois, à partir du
moment où on considère que c’est le dernier défenseur, la double peine
elle est applicable. Après, à dix, c’est devenu évidemment plus
compliqué."
Compliqué est un mot juste. Réduits à dix, menés au score, l'OM ne va presque jamais se mettre en situation de créer la sensation même si André Ayew, en début de seconde période, et Benoit Cheyrou, sur un coup-franc plein poteau en fin de match, auraient pu tromper la vigilance d'un Nicolas Douchez au final assez tranquille.
Baup ne dramatise pas avec les trois défaites
Cette défaite au Parc des Princes, même dans ces circonstances défavorables, ne va arranger la suite de la saison olympienne.Trois défaites de rang, des blessés, des suspendus : rien ne va plus. Pourtant, à l'OM, on essaie de positiver et surtout, de ne pas dramatiser la situation du club, toujours potentiellement à hauteur du PSG en L1 (un match en retard face à Lyon).
"Je dissocie le mach de ce soir des deux autres défaites, explique Baup. Celui de ce soir, les joueurs l’avaient abordé avec beaucoup de générosité. Ce sont trois compétitions différentes, on a perdu un match de Ligue 1 (à Troyes), on va retrouver la Ligue 1 dimanche, il faudra être présent face à une équipe d’Ajaccio qui a marqué beaucoup de buts la semaine dernière (4-4 à Lorient). Ensuite en Ligue Europa, on est toujours en course pour se qualifier, et là, malheureusement en Coupe de la Ligue, on est éliminés. C’est un enchaînement dans une semaine de trois défaites avec des conséquences différentes, puisque ce sont trois compétitions différentes."
On positive donc, même si la défaite n'a finalement pas été le seul point noir de la soirée olympienne à Paris. Le jeu phocéen, reposant quasi-essentiellement sur Mathieu Valbuena, montre des signes de fatigue. L'effectif restreint, qui empêche le turn-over, commencer à peser sur les performances, avec des joueurs beaucoup moins saignants physiquement.
Rémy transparent, A.Ayew blessé
Un avis que ne partage pourtant pas Baup, qui a trouvé son équipe performante. "Il y a eu un début de match où Paris a exercé un pressing haut, est
rentré dans le match de manière engagée, c'est logique, a expliqué le technicien marseillais. Nous, on a
répondu, et passé ces premières minutes, on a réussi à sortir le ballon,
on a posé le eu, on a réussi à approcher du but de Douchez, notamment
sur la frappe enroulée (de Valbuena), mais il y a eu cette décision. On pourra refaire le match dix fois, on retombera toujours sur ce fait de jeu incompréhensible."
Positive-attitude, encore. Le deuxième point noir, c'est la nouvelle sortie décevante de Loïc Rémy, très attendu depuis la blessure de Gignac. Là encore, l'international a déçu. Pas en jambes, l'ancien niçois n'a fait aucune différence. Depuis sa blessure à une cuisse en fin de saison dernière, qui lui avait fait raté l'Euro 2012, Rémy peine à retrouver son niveau. Mercredi, au Parc, il a même été transparent. Inquiétant ? Pas pour Elie Baup en tout cas.
"Il a été comme l'ensemble de l’équipe, a justifié Baup. A dix, ils s’est efforcé de donner
beaucoup pour l'équipe, il s'est parfois repositionné côté gauche pour
travailler avec le milieu de terrain, il s’est plié à l'exigence de la
situation. Mais c’est ce genre de match avec ses efforts qui va lui
faire retrouver tous ses moyens, c’est important pour lui de répéter des
matches."
En attendant le réveil de Loic Rémy, l'OM doit gérer un petit coup dur. André Ayew, touché au pied et remplacé au Parc, souffre de contusions et d'une entorse du médio-pied. Sa participation au match de L1 face à Ajaccio est en suspens. La seule bonne nouvelle de la soirée ? L'OM, comme Lyon battu à Nice, vient de libérer une date pour affronter l'OL (match reporté) le 28 novembre prochain. C'est déjà ça...
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