On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013

Milan Bisevac, ici sous le maillot de Paris face à Dijon, veut s'imposer à Lyon
Crédit : AFP/Archives / Jeff PachoudCrédit : Willy Maisonnasse
Jean-Michel Aulas n'y avait pas été de main morte à propos de Cris
Dans le quotidien Le Progrès, JMA avait décrit Cris, mais aussi Kim Källström, transféré depuis au Spartak Moscou, Aly Cissokho et Michel Bastos, toujours là, comme des "dinosaures ou des pharaons du vestiaire" dont ils auraient "pourri l'ambiance" la saison dernière. "Cris ne peut pas rester avec nous", avait-il affirmé, laissant de côté le palmarès pour ne s'attacher qu'aux performances actuelles d'un joueur dont le salaire mensuel est estimé à 350.000 euros.
Toutefois, depuis le début de l'été, le comportement du Brésilien est irréprochable. Délesté de son brassard de capitaine, discret dans les médias, hormis pour affirmer "qu'il est au travail", ses performances dans les matches de pré-saison et le Trophée des champions ont été louées par Bernard Lacombe, conseiller du président, et il a été la clé de voûte d'une défense qui n'a pas pris de buts à Rennes (1-0) pour la deuxième fois de suite après un nul (0-0) à Porto pour la dernière rencontre amicale.
Cris ne s'inquiète pas
"Pour l'instant, je suis très concentré sur mon travail, c'est tout ce qui compte. Il n'y a rien de concret pour moi ailleurs", a commenté Cris après la victoire à Rennes où il s'est dit "content de son match". "J'étais bien dans les duels, ça s'est bien passé", a-t-il encore estimé. Toutefois, son problème principal est désormais une certaine fragilité physique qui ne lui permet plus vraiment d'enchaîner deux matches hebdomadaires, ce qui sera le programme de l'OL à partir de septembre avec le début de l'Europa League.
En fin de saison, une opportunité au Moyen-Orient n'a pas abouti pour lui, pas plus qu'au Brésil où les propositions qui lui auraient été formulées n'ont pas retenu son attention. Avec le renfort de Bisevac, l'Olympique lyonnais compte désormais cinq joueurs en défense.
A quel poste va jouer Bisevac ?
Jeudi, Rémi Garde a considéré le Serbe "bien plus performant dans l'axe qu'à droite" quelques heures après que Jean-Michel Aulas a évoqué une charnière composée de Bisevac et Dejan Lovren, lequel n'a pas joué depuis trois mois et demi en raison d'une blessure au pied droit. Et l'échec de l'échange prévu entre Milan Bisevac et l'arrière droit Anthony Réveillère, recalé à la visite médicale à Paris, pourrait ne pas arranger non plus les affaires de Cris. "Moi, je suis un professionnel et je joue là où l'entraîneur me dit de jouer", prévient Milan Bisevac. Pour l'heure, Garde reste discret sur ses intentions.
"Cris, comme Dejan, Samuel Umtiti, Bakary Koné ou encore Milan, postulent aux mêmes postes. Il y a une concurrence qui s'installe. En début de saison, on a toujours tendance à penser que l'on a trop de joueurs mais quand les matches s'enchaînent, on a besoin de tout le monde", souligne l'entraîneur lyonnais. "J'ai besoin de garçons au service du collectif se servant de la concurrence pour progresser avec l'état d'esprit qui va avec. Le reste, ce sont mes choix et le groupe se nourrit de la concurrence", conclut-il. Samedi contre Troyes, la composition de la défense sera forcément interprétée.
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