Maurice Lagasse et APRES L'AMOUR

Lance Armstrong
Crédit : Capture écran/YoutubeArmstrong : "Ca a été mieux, ça a été pire"
Le cycliste ne s'était pas exprimé en public depuis le rapport de l'Usada. Jusque là, il s'était seulement confié sur son compte Twitter en déclarant "ne pas être affecté".
Vendredi, il s'exprimé devant environ 1.500 personnes lors d'un court discours avant un gala de récolte de fonds marquant le quinzième anniversaire de Livestrong, la fondation de lutte contre le cancer dont il a quitté la présidence mercredi.
Il a souligné qu'on lui avait beaucoup demandé comment il allait ces derniers temps. "Je réponds: 'ça a été mieux, ça a été pire'", a-t-il dit lors de cette soirée qui a permis de lever 2,5 millions de dollars selon Livestrong.
Le Texan de 41 ans, qui a reçu un accueil chaleureux avant de prendre la parole, a remercié les acteurs de la fondation pour leur appui."Cette mission (la lutte contre le cancer) est plus grande que moi, plus grande que n'importe quel individu", a-t-il aussi expliqué, enjoignant son audience à poursuivre le combat: "Il y a 28 millions de personnes touchées par cette maladie autour du monde."
Lance Armstrong a cité le respecté Martin Luther King en exhortant son audience à "accepter les déceptions passagères" mais ne "jamais perdre un espoir infini". "Cette mission doit continuer. On ne nous arrêtera pas, nous continuerons à avancer", a-t-il dit devant un parterre incluant quelques vedettes, notamment les acteurs Sean Penn, Robin Williams et Ben Stiller ainsi que les chanteurs Norah Jones et Stephen Marley, le fils de Bob Marley. Le nageur américain Eric Shanteau, survivant du cancer et médaillé d'or en relais aux jeux Olympiques de Londres, était également présent.
Le cycliste a conclu son intervention avec "une dernière requête". "Passons du bon temps ce soir", a-t-il dit sous les applaudissements.
Avant la soirée, le PDG de la fondation Doug Ulman s'est borné à indiquer que le gala était destiné à récolter des dons et sensibiliser le public à la cause de la Livestrong, pas à parler des allégations contre Armstrong.
Sean Penn a de son côté affirmé être venu pour Armstrong et pour la fondation. "Je suis là pour les deux, a dit l'acteur. Lance a mis sur pied une organisation qui m'a inspiré et je pense que ça ne changera pas."
La déclaration d'Arsmtrong, lors de la soirée de gala de Livestrong :
Mercredi, l'ancien cycliste a quitté la présidence de Livestrong, fondation qu'il a créée en 1997 après avoir vaincu un cancer, et a perdu le soutien de son plus fidèle sponsor, l'équipementier sportif Nike, à ses côtés depuis 1996 mais qui a rompu en raison de "preuves apparemment rédhibitoires" de dopage.
Même s'il a quitté la présidence de Livestrong, Armstrong reste membre de son conseil d'administration.
Le cyclisme "malade jusqu'au plus haut niveau" selon Rabobank
Après une longue enquête, l'Usada a radié l'Américain à vie et l'a privé de toutes ses victoires depuis le 1er août 1998, dont ses sept titres dans le Tour de France (1999-2005), avant d'exposer ses preuves dans un rapport de 1.000 pages transmis à la Fédération internationale de cyclisme (UCI).
Seule l'UCI a la possibilité d'étendre au monde entier les sanctions de l'Usada, dont la compétence se limite au territoire des Etats-Unis.
Par la voix banque néerlandaise Rabobank, sponsor d'une équipe de l'élite depuis 1996, s'est retirée des pelotons car elle n'est plus convaincue que le cyclisme professionnel international est en mesure de faire du cyclisme un sport "propre et juste".
Pour la banque, le cyclisme est "malade jusqu'au plus haut niveau, dont les institutions compétentes, celles responsables des contrôles du dopage notamment".
L'UCI, sur la sellette, a indiqué vendredi comprendre "le contexte qui a présidé à cette décision".
(Avec AFP)
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