
Pierre Rolland
Crédit : AFP/J.SagetCrédit : Nicolas Georgereau
Crédit : Christian Ollivier
Crédit : Christian Ollivier & Nicolas Georgereau
Comment s'est passée l'étape ?
"Avec Kern, on s'est parlé et on a essayé de boucher le trou ensemble en début d'étape. Il a travaillé jusqu'en haut du Glandon. Après, c'était à moi de me débrouiller dans le Mollard et La Toussuire. Cela fait six mois que je rêve de cette étape. Les Alpes, c'est ma montagne ! J'avais en tête cette étape depuis la présentation du Tour."
Et la chute dans la descente du col du Mollard ?
"Il y avait deux-trois trous mais je suis resté lucide, je me suis dit 'je ne vais pas m'arrêter à ça'. J'ai juste pensé à ma maman, pourvu qu'elle ne regarde pas. J'ai vu que ce n'était pas grand chose, que mon vélo n'avait rien, que c'étaient seulement des écorchures."
Quelle différence faites-vous avec votre victoire de l'Alpe d'Huez du Tour 2011 ?
"Le profil de cet étape me faisait penser énormément à celle de l'Alpe d'Huez. L'an dernier, il y avait 60 kilomètres de montées, là un peu plus de 70. Sur le papier elles se ressemblaient énormément. Mais je n'ai pas gagné de la même manière. J'avais joué de l'effet de surprise et avec les nerfs de Contador et de (Samuel) Sanchez. Aujourd'hui, quand je me suis retrouvé devant dans l'échappée, on me regardait beaucoup, même des coureurs comme Scarponi et Basso. Tout le monde comptait sur moi, j'avais deux équipiers et je devais assurer un rôle complètement différent."
Etiez-vous revanchard après la polémique d'avant-Tour (l'annonce dans la presse qu'une simple enquête préliminaire avait été ouverte sur le Tour 2011) ?
"Il s'agissait d'un article qui ne m'a fait ni chaud ni froid. C'est quand je suis arrivé sur le prologue et qu'on s'est fait un peu chahuter... Se faire cracher dessus quand on est propre et qu'on fait le métier correctement, ça fait mal. Le soir du prologue, j'étais vraiment abattu. Je me suis dit 'si c'est ça le Tour, je rentre chez moi, ce n'est pas justifié'. Puis, au retour en France, le public... s'est rendu compte du ridicule de cet article. Je n'ai pas envie d'en parler."
Pensez-vous au podium du Tour ?
"Je sais, et mon équipe aussi, depuis la présentation du Tour que le parcours n'est pas fait pour moi. Mais on a voulu essayer de faire un bon classement général. On n'apprend pas ça en une année, il faut s'y prendre tous les ans, courir à l'avant, être au combat tous les jours. Faire un exploit sur une journée et courir trois semaines à bloc, c'est différent. Je voulais faire un bon classement général et gagner une étape. Tout en sachant que 100 kilomètres de contre-la-montre et moins d'étapes de haute montagne, ce n'est pas pour moi. Mais, pour le futur, je suis obligé de faire tout le Tour à bloc."
Les autres réactions :
Bradley Wiggins (GBR/Sky), maillot jaune : "C'était bien l'étape la plus dure. Je me suis senti de plus en plus soulagé au fur et à mesure que les kilomètres passaient. Aussi, parce que Cadel (Evans) était lâché. Il a perdu plus de temps que je pouvais le penser. Quand il a attaqué, j'ai été surpris qu'il s'y prenne dans le Glandon, loin de l'arrivée. Avec Richie (Porte) et Mick (Rogers), on était sur un rythme très soutenu et il restait deux ascensions. C'était assez surprenant. Dans la dernière montée, Nibali a démontré qu'il est vraiment très fort. C'étaient de vraies attaques."
Vincenzo Nibali (ITA/Liquigas), 5ème de l'étape : "C'était une étape très importante et très difficile. Wiggins était bien entouré, il avait plusieurs coéquipiers. C'était dur de l'attaquer. J'ai démarré plusieurs fois dans la dernière montée. Wiggins est un adversaire "grandissimo". Il est très fort et Froome est super. S'il est prenable ? Il a pour lui le contre-la-montre. Au moins je suis content d'avoir procuré ces émotions au public."
Jurgen Van den Broeck (BEL/Lotto), 4ème de l'étape : "Je n'ai pas passé une super journée mais je pense que tout le monde avait des jambes lourdes. L'équipe Sky a mené un rythme infernal. Il fallait attendre la dernière montée pour tenter quelque chose. Cela ne servait à rien de le faire plus tôt, ça revenait à rouler contre un mur. J'ignore pourquoi Froome a attendu Wiggins. Apparemment, il s'est fait taper sur les doigts. Ca montre aussi que Wiggins est vulnérable."
Jérôme Coppel (FRA/Saur-Sojasun), 15ème de l'étape : "Je suis mort ! Aujourd'hui, c'était vraiment dur. On s'y attendait mais une fois la course lancée, ça ne s'est jamais relevé ! Les 150 kilomètres de l'étape, j'ai cru qu'ils en faisaient 200 ! J'ai limité comme j'ai pu et je n'étais pas capable de faire autrement. Dans la Madeleine, je ne me sentais pas bien. Dans le Glandon, j'étais mieux. Quand des coureurs ont attaqué, j'ai préféré gérer. Je ne suis pas capable de répondre aux accélérations. J'étais même parfois à la limite des crampes. Mais j'ai bien fini l'étape." 
Les classements :
Les classements complets : 
Le parcours du Tour de France 2012 en vidéo :
Cliquez sur la carte pour l'agrandir :
LE DOSSIER COMPLET DE LA REDACTION DE RTL.FR :
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10/04/2013 - 09h48
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