Grégory Benoist présente MON CHOIX
Crédit : Nicolas Georgereau
Crédit : Le Service des Sports
Vous avez dit que vous aviez beaucoup de choses en tête avant le départ. Lesquelles ?
"Ce que j'avais en tête, c'est gagner. J'ai déjà gagné ici en 2004. J'ai souvent regardé cette course d'il y a huit ans. Je pourrais aussi regarder cette journée beaucoup de fois ! J'ai pensé à beaucoup de choses: à ma famille, à ma femme, au bébé qui vient. J'ai pensé à la force que m'a donnée ma famille ces derniers mois, à l'aide de mon équipe. Je suis fier, j'ai fait mon travail. Cette victoire est encore plus spéciale que les autres sur le Tour de France. Je suis vraiment fier."
C'est votre 22e maillot jaune. Qu'avez-vous ressenti lors de votre montée sur le podium ?
"J'ai l'habitude des victoires sur les prologues. Aujourd'hui, c'était vraiment spécial. Parmi toutes mes victoires, celle-ci va être au sommet. Après ma chute le 1er avril (sur le Tour des Flandres) et le travail que j'ai fait pour revenir, après ma deuxième place au Tour de Suisse, j'ai eu une journée à 100%. J'ai tout donné. Ces choses positives donnent de la confiance. C'est une grande journée pour moi pour ma famille, pour mes supporters qui m'ont toujours soutenu."
L'enquête autour d'Armstrong et de votre manager Johan Bruyneel vous a-t-elle perturbé ?
"Je regarde en avant, pas en arrière. C'est une vieille histoire, ça s'est passé il y a de longues années. On en parle beaucoup mais je ne peux pas penser à ça et faire des contre-performances. Lance et Johan sont ceux qui sont concernés par ce problème. J'avais connu une situation un peu semblable avec Bjarne Riis (quand il était chez Saxo Bank en 2010, ndlr) sur des problèmes qui s'étaient passés auparavant et ça avait été important de garder le calme dans l'équipe. C'est leur problème à eux, je suis là pour faire mon métier de coureur."
Vous avez connu une année agitée après votre chute, l'absence d'Andy Schleck sur le Tour, des soucis de paiement de salaire dans votre formation... Cette victoire est-elle importante pour l'équipe, qui a besoin d'un leader ?
"Je pense avoir donné la réponse aujourd'hui (samedi). Après ma chute, j'aurais pu dire +A l'année prochaine+ mais ce n'est pas moi. Ca fait sept mois que je me bats pour réaliser ce que j'aime: gagner. Un leader, ce n'est pas quelqu'un qui gagne, c'est quelqu'un qui travaille dur pour y arriver. J'ai toujours cru en moi, j'ai envie de garder la tête haute. C'est trop facile de baisser la tête et de laisser tomber. C'est ma responsabilité par rapport à ma famille, à l'équipe. Un leader ne peut pas être faible, c'est quelque chose que j'ai appris lors des classiques où il faut se battre et des jours passés en jaune. Avec cette victoire, l'équipe est contente, le sponsor sera content, c'est pourquoi on va défendre ce maillot."
Les autres réactions :
Bradley Wiggins (GBR/Sky), 2e: "Je suis vraiment content. C'est un bon début. Le plus important était d'éviter la chute et de courir sans problème. Mes jambes tournaient bien. J'ai réussi à rester calme et détendu. Cancellara ? Il est le meilleur au monde dans cet exercice, il l'a encore prouvé."
Sylvain Chavanel (FRA/Omega Pharma), 3e de l'étape: "Depuis le début de la saison je fais de bons chronos. Je pense sans arrêt à ce prologue depuis trois jours. Ceux que je crains, ce sont les pures bêtes qui ont les grands braquets. Moi, j'ai employé un 54x11, ça m'a suffi amplement."
Denis Menchov (RUS/Katusha), 8e: "J'ai eu de très bonnes sensations pendant la course. Je pense être en forme même si ce n'est pas le type de parcours qui me convient le mieux. Je préfère des chronos plus longs. Heureusement, il n'y avait que deux virages difficiles. J'ai pu rouler à mon rythme. Je ne suis pas encore au top de ma forme mais nous ne sommes qu'au début du Tour. Je suis confiant."
Cadel Evans (AUS/BMC), 13e: ""Bien sûr j'aurais aimé concéder moins de temps, on ne veut jamais perdre du temps. Il n'y a qu'un seul concurrent pour le classement général devant moi mais je m'y attendais à moitié avec Wiggins, qui a commencé sur la piste, sur des distances comme celle-ci. Paris est encore loin."
Vincenzo Nibali (ITA/Liquigas), 14e: "Je ne suis pas un spécialiste mais je pense avoir fait un très bon chrono. Dans la matinée, j'ai reconnu avec beaucoup d'attention le parcours. Je suis satisfait du résultat."
David Millar (GBR/Garmin), 16e de l'étape: "J'ai eu de très bonnes sensations. J'étais très malade mercredi au point que je pensais ne pas pouvoir prendre le départ. Maintenant, ça va beaucoup mieux."
Peter Sagan (SVK/Liquigas), 53e: "Ce n'était pas un prologue pour moi. Mais j'ai commis une erreur, j'ai pris trop de risques. J'ai échappé à la chute dans le virage, je suis déjà content de ça. La prochaine étape ? on verra. Si j'ai des bonnes jambes... Aujourd'hui, je me sentais bien."
Samuel Sanchez (ESP/Euskaltel), 145e: "J'avais l'impression d'être bien, j'ai été surpris en franchissant la ligne. J'aurais préféré démarrer le Tour autrement. Mais il y aura d'autres journées et des occasions pour reprendre du temps."
Pierre Rolland (FRA/Europcar), 166e: "Bien ou pas, on est à bloc dans un prologue. J'ai évité de prendre des risques. Je suis loin des meilleurs, c'est normal, ce n'est pas mon terrain. Je m'y attendais, ce n'est pas une surprise. On a fait que 6 kilomètres, il en reste près de 3500."
Philippe Gilbert (BEL/BMC), 9e: "Je peux vivre avec une neuvième place,
ça prouve que je me rapproche de ma meilleure condition. J'avais fait de
ce prologue un objectif. Je voulais savoir où j'en étais. C'est
vraiment prometteur pour la suite. Si la situation avec Cadel Evans le
permet, et avec un peu de chance, je peux même tenter de jouer une
victoire d'étape."
Tony Martin (GER/OPQ), 45e: "J'ai senti que je dérapais dans le
dernier rond-point et j'ai réalisé que j'avais un pneu à plat. J'ai été
obligé de m'arrêter et ça a cassé mon rythme et mon moral. Je suis déçu,
je pense que j'aurais fait un bon temps si je n'avais pas crevé. Je
voulais me battre pour le maillot jaune. Il faut continuer à se battre,
les contre-la-montre longs arrivent."
Jurgen Van den Broeck (BEL/Lotto), 77e: "Wiggins est une classe
au-dessus dans les chronos. Mon temps n'est pas mauvais. Dans
l'ensemble, je peux être satisfait, mais j'espère faire bien mieux dans
les autres contre-la-montre du Tour qui seront plus longs."
Alejandro Valverde (ESP/Movistar), 116e: "Je ne pensais pas pouvoir
rivaliser avec les meilleurs mais je ne m'attendais pas à perdre autant
de temps. Je préfère dire que le Tour commence demain (dimanche) pour
moi. C'est une arrivée qui pourrait me convenir."
Michele Scarponi (ITA/Lampre), 129e: "Comme je souffre en général
dans les prologues, je craignais de perdre beaucoup de temps par rapport
aux spécialistes. Finalement, j'ai fait un bon chrono. J'aurais sans
doute pu faire mieux, je pense avoir commis une erreur dans les deux
premiers ronds-points. Je n'ai pas eu non plus la bonne agressivité pour
affronter le passage sur les pavés."
(Avec AFP)
Calendrier et classements :
Les classements complets :

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