Pascal Garreau présente REACH DE VANDEL
Crédit : Le Service des Sports
Crédit : Christian Ollivier
Crédit : Nicolas Georgereau
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Crédit : Le Service des Sports
Greipel régle, Sagan chute
L'Allemand Andre Greipel (Lotto) s'est imposé au sprint pour la deuxième fois en deux jours dans le Tour de France en gagnant la 5e étape jeudi à Saint-Quentin, au lendemain de son succès à Rouen.
Greipel a devancé cette fois l'Australien Matt Goss et l'Argentin Juan Jose Haedo dans un final haletant qui a vu les derniers rescapés de l'échappée du jour être repris à moins de 200 mètres de la ligne. Le peloton, avec le porteur du maillot jaune, le Suisse Fabian Cancellara (RadioShack), a été classé dans le temps du vainqueur au terme des 196,5 kilomètres. Dans ce sprint jugé après un faux-plat montant prolongé par une courte ligne droite de 130 mètres, le Français Samuel Dumoulin s'est classé quatrième devant le champion du monde, le Britannique Mark Cavendish, remis de sa chute de la veille.
Le porteur du maillot vert, le Slovaque Peter Sagan, n'a pu disputer le sprint pour sa part à cause d'une chute collective à l'approche de la banderole des trois derniers kilomètres. Il a conservé toutefois la première place du classement par points. L'Américain Tyler Farrar, qui est déjà tombé à trois reprises depuis le départ, a été le premier à se retrouver à terre dans cette chute après avoir roulé épaule contre épaule avec le Néerlandais Tom Veelers. Le bras droit ensanglanté, Farrar a fini par remonter sur le vélo pour rallier l'arrivée.
L'échappée presque au bout
Dans cette étape courue sous un ciel chargé de nuages, un quatuor est parti à l'avant dès le premier kilomètre, à l'initiative du Français Matthieu Ladagnous. L'Espagnol Pablo Urtasun, le Belge Jan Ghyselinck et le Français Julien Simon ont roulé avec lui pour s'assurer un avantage dépassant les cinq minutes. L'écart, contrôlé le plus souvent par les équipiers de l'Allemand Andre Greipel, a diminué à 3 min 30 sec (Km 114) puis à 1 min 15 sec (Km 182). Le quatuor a résisté jusqu'à Saint-Quentin.
Ghyselinck a démarré à 1400 mètres de la ligne mais a buté sur le faux-plat du dernier kilomètre. Poursuivi par Ladagnous qui a cru pouvoir gagner, Urtasun a été dépassé dans la dernière courbe par Goss et l'avant-garde du peloton, avant que Greipel s'impose en force.
Greipel ne comprend pas pourquoi tout le monde lui parle de Cavendish
Greipel, 29 ans, a enlevé le 83e succès de sa carrière, le troisième dans le Tour de France. Après la course, il a chassé le fantôme de Cavendish, son ancien coéquipier devenu son grand rival: "Je ne comprends pas pourquoi tout le monde est obnubilé par le fait que Cavendish soit là ou pas dans un sprint. Je l'ai déjà battu, même dans le Tour de France l'an dernier. J'ai la meilleure équipe autour de moi, il n'y a aucune raison que je ne gagne pas."
Avec deux succès contre un au champion du monde, Greipel a pris l'avantage sur le Britannique dans le match des sprinteurs qui ne concerne plus un autre Allemand, Marcel Kittel, l'un des néophytes du Tour. Des problèmes intestinaux depuis dimanche dernier ont fini par provoquer l'abandon du chef de file de l'équipe Argos, qui a jeté l'éponge dans la première heure de course.
Cancellara a revêtu pour sa part son 27e maillot jaune, un record pour un coureur qui n'a pas gagné le Tour. Le Suisse est appelé à améliorer son score dans la prochaine étape, encore favorable aux sprinteurs.
Les réactions :
Andre Greipel (GER/Lotto), vainqueur de l'étape: "J'ai déchaussé au moment de la chute, je ne sais pas d'ailleurs ce qui l'a provoqué. Mais j'ai réussi à rester sur le vélo en manoeuvrant. J'ai perdu pas mal de positions. Heureusement, Hansen m'a ramené vers l'avant et notre train a fait ensuite un travail parfait, comme dans l'étape précédente. Le final était très difficile. J'ai eu la chance que Goss passe devant, j'ai pu ensuite le dépasser. La présence de Cavendish ? je ne comprends pas pourquoi tout le monde est obnubilé par le fait que Cavendish soit là ou pas dans un sprint. Je l'ai déjà battu, même dans le Tour de France l'an dernier. J'ai la meilleure équipe autour de moi, il n'y a aucune raison que je ne gagne pas. On travaille très dur, on a une très bonne collaboration dans l'équipe. Comme on sait ce qu'on veut, on peut prendre les bonnes décisions quand c'est nécessaire."
Fabian Cancellara (SUI/RadioShack), maillot jaune: "A mon avis, l'ascension de la Planche des Belles Filles est vraiment trop dure pour que je puisse garder le maillot jaune. Je suis déjà très heureux de ce maillot. S'il est possible que je gagne le Tour un jour ? Je l'ai dit de nombreuses fois, c'est un rêve pas un but. Un rêve, on n'essaye pas nécessairement de le réaliser. Je suis heureux aujourd'hui d'être le coureur qui a porté le plus de maillots jaunes sans avoir gagné le Tour."
Samuel Dumoulin (FRA/Cofidis), 4e: "J'étais un peu surpris d'être là dans le sprint, Je me suis faufilé au centre du peloton pour me placer et je me suis dit que je pouvais gagner. J'ai passé le 11 dents mais je n'ai pas pu relancer. C'était une arrivée dans mes cordes avec le faux-plat montant. Il aurait fallu que cette partie montante se prolonge jusqu'à la ligne. Je suis en bonne condition, j'espère pouvoir profiter d'une échappée bientôt."
Matthieu Ladagnous (FRA/FDJ), 12e et échappé malheureux : "Je suis un peu dégoûté. Je suis repris à moins de 200 mètres de la ligne, c'est la deuxième fois que ça m'arrive dans le Tour. J'avais prévu d'aller devant, Jérémy Roy avait la même idée. J'ai attaqué le premier et c'est parti. Aux 3 kilomètres, j'y croyais encore. Puis Ghyselinck a attaqué. Je suis parti derrière lui et le coureur d'Euskaltel est revenu. Je l'ai laissé faire l'effort et j'ai tout fait pour le reprendre. Mais le paquet est revenu. J'ai les boules !"
Peter Sagan (SVK/Liquigas), maillot vert, pris dans la chute du final: "La chute s'est passée très vite. En voyant les images, on se rend compte qu'il y a un coureur qui veut absolument passer et qui fait tomber tous les autres. J'avais une roue cassée, on m'en a passé une autre. Je suis fâché, et triste aussi, parce que j'ai perdu des points et que c'était une chute évitable.
Matthew Goss (AUS/Orica-GreenEdge), 2e: "Avec le train que Greipel a, il est très dur à doubler. Pour le battre, je dois essayer de le faire comme aujourd'hui (jeudi): prendre les devants et y aller. Malheureusement, mon démarrage a été juste un peu trop loin pour arriver en tête en haut."
Mark Cavendish (GBR/Sky), 5e: "J'ai essayé de me laisser décrocher à un kilomètre de la ligne pour ensuite remonter lancé. Ca n'a pas marché, il y avait trop de terrain à refaire. Bravo à André Greipel"
Bradley Wiggins (GBR/Sky), 2e du général: "En tant qu'équipe on voulait être plus présent, pas seulement pour placer 'Cav' mais aussi moi-même. J'ai été un peu pris dans le bazar du peloton ces derniers jours. On avait les jambes, on a une des équipes les plus fortes du peloton donc il faut s'en servir et comme nous a dit Dave Brailsford (le manager) ce matin (jeudi) +Arrêtons de tergiverser+."
Les classements :
Le parcours du Tour de France 2012 en vidéo :
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