On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013

Ronny Turiaf célèbre lze titre de Miami aux côtés de Chris Bosh
Crédit : AFP/M.EhrmannAu Heat depuis le mois de mars
Turiaf, 29 ans, qui avait rejoint le Heat en mars après avoir été laissé libre par Denver - où Washington l'avait envoyé dans le cadre d'un échange - rejoint dans le cercle très fermé des 'Frenchies' Champions NBA son grand pote Tony Parker, sacré en 2003, 2005 et 2007 avec San Antonio, ainsi que Ian Mahinmi et Rodrigue Beaubois, deux tricolores couronnés avec Dallas en 2011. Le Martiniquais, qui a vécu sa huitième saison d'une carrière NBA freinée par des blessures à répétition, est devenu le premier Français à disputer deux finales NBA avec deux clubs, même si son rôle cette année a été insignifiant.
L'entraîneur Erik Spoelstra a en effet opté pour une rotation resserrée qui ne comprenait pas de vrai pivot, les "big men" comme Turiaf ont regardé LeBron James, Chris Bosh, et parfois Shane Battier, jouer des coudes sous les paniers dans une configuration "small ball" qui a été une des clés du sacre de Miami.
Mais, cigare au bec, bouteille de champagne à la main, Turiaf, colosse (2,08 m, 111 kg) aux cheveux tressés, ne boudait pas son plaisir. "La joie..., a réagi le Français. Je dis souvent que tout arrive pour une raison et je crois que toutes les galères que j'ai vécues, toutes mes blessures, ont fait que j'en suis là aujourd'hui et que je suis champion NBA. Jusqu'à la fin de ma vie, personne ne pourra m'enlever ça. Champion NBA..."
"Quoi qu'il arrive, je fais partie de l'histoire"
"Je suis content d'avoir joué ne serait-ce que pendant trois minutes, a-t-il ajouté. Quoi qu'il arrive, je fais partie de l'histoire, ça fait plaisir de pouvoir dire que j'ai participé à cette finale, ça donne faim de revivre ça." "J'espère aussi que ce titre de champion NBA va aussi me permettre d'aider encore plus de monde en Martinique", a-t-il indiqué avec une pensée pour son île natale et la cité La Marie, à Ducos, où il a grandi entre les HLM.
"On va faire la fête deux ou trois jours ici et ensuite je vais rentrer en France le plus vite possible pour essayer de gagner ma place en équipe de France (en vue des jeux Olympiques)", a ajouté Turiaf. Le pivot, qui n'a pu jouer que 17 matchs de saison régulière (sur 66) en raison de blessures (pour 3 points, 4 rebonds et 1 contre en moyenne par match) convoite une place chez les Bleus mais la concurrence est rude en pivot et le sélectionneur Vincent Collet a déclaré qu'il n'était pas "incontournable".
Babacar Sall
Le résumé du match :
Miami célèbre son titre :
Le top 5 des actions :
Le roi LeBron James :
Le fil du match :
Miami a attaqué fort, porté par Mike Miller (4 sur 4 à longue distance)
et avec un LeBron James toujours aussi présent à l'intérieur et bien
trop dur à stopper pour James Harden. James comptait déjà 7 points et
trois fautes adverses après seulement six minutes de jeu (15 pts à la
pause) mais était en permanence mis au défi par Kevin Durant (14 pts à
la mi-temps).
Le Heat entamait le deuxième quart temps en tête (31-26) et, bien aidé
par les erreurs de précipitation (passes interceptées, fautes évitables)
et inefficacité aux tirs d'OKC (36% à la mi-temps), portait son avance à
+17 (48-36) lors d'un passage de cinq minutes (14-2) sous l'impulsion
d'un Bosh combatif comme jamais et un Wade très actif. Un peu trop
puisqu'il prenait sa troisième faute à 5 minutes de la mi-temps...
OKC laissait passer l'orage finissait le deuxième quart temps avec un
retard plus négociable (59-49) et revenait même à 5 points (56-61) mais
Mario Chalmers et Shane Battier continuaient de poignarder le Thunder à
trois points pour maintenir Miami hors de portée. OKC, dépassé, avait
beaucoup de mal à défendre sur des Heat ultra-agressifs qui recevaient
beaucoup de coups de sifflets des arbitres et enchaînaient donc les
lancers francs.
Miami finissait le troisième quart temps sur un passage à 26-9
complètement ébouriffant, avec une adresse hors du commun (62% à trois
points dans ce quart temps) et un Bosh déchaîné (10 points en quatre
minutes durant un 16-2), pendant que le Thunder se liquéfiait dans une
salle en fusion.
L'incroyable remplaçant Mike Miller enfonçait le clou en début de
dernier quart temps avec ses sixième et septième paniers à trois points
(sur 8 !) et, même si OKC parvenait à réduire légèrement le score, le
sort de la finale en était jeté. Miami sortait tous ses titulaires à
trois minutes de la fin.
Détail du score par quart-temps :
| Miami | Oklahoma City |
QT1 | 31 | 26 |
QT2 | 28 | 23 |
QT3 | 36 | 22 |
QT4 | 26 | 35 |
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