On refait le match - Le débrief - Pascal Praud - 21/05/2013

Nicolas Batum sous le maillot de Portland face à Kobe Bryant (Lakers)
Crédit : AFP/H.HowCrédit : Clément Grèzes
Crédit : Floréal Hernandez
"Je savais que j'allais rejouer ici"
"Je suis heureux qu’ils se soient alignés sur l’offre. Je savais que j’allais rejouer ici." Nicolas Batum, qui avait pourtant déclaré vouloir jouer pour Minnesota, a sorti son plus beau costume de communicant une fois son contrat signé avec les Blazers, le club qui l'avait drafté en 2008.
A Portland, on ne tient pas rigueur à Batum sur ces hésitations car, pour le Général Manager de la franchise de l'Oregon, ce sont les Wolves et l'agent de l'ailier français, Bouna NDiaye, qui ont cherché à envenimer les négociations.
"Il a toujours exprimé son désir de revenir aux Blazers, et depuis le début, nous voulions qu’il reste, explique Neil Olshey dans The Oregonian. Son agent a fait ce qu’il avait à faire, c’est à dire négocier le meilleur contrat possible. Il a le sentiment d’y être parvenu. Nicolas a eu son contrat, et on a décidé de s’aligner, et maintenant on passe à autre chose."
Un GM très déçu par l'attitude des Wolves, avec qui les Blazers entretiennent des relations compliquées avec comme dernier épisode l'affaire Brandon Roy. En signant fin juin l'ancien arrière de Portland, déclaré bon pour la retraite il y un an, à seulement 27 ans, à cause d'un genou en bouillie. Les Blazers avait annulé le contrat de Roy pour raisons médicales. Problème, comme Roy va rejouer, Portland va devoir payer le salaire de Roy à hauteur de 17 millions de dollars sur 3 ans. Tout ça en le regardant jouer pour une autre équipe...
Portland ne digère par l'attitude de Minnesota et de l'agent de Batum
Des relations tendues qui ont sans doute joué sur la volonté des Blazers de ne pas lâcher Batum, et surtout pas aux Wolves. "Soyons clair sur le sujet. Nicolas a dit deux ou trois choses sur les Wolves car son agent et cette franchise lui ont donné l’ordre de le faire. C’était leur stratégie. Pas celle de Nicolas, explique le GM de Portland Olshey. J’étais en contact permanent avec Nicolas. Et lorsqu’il y a eu des articles sur ses déclarations, il m’a tout de suite dit qu’on lui avait demandé de dire ça, mais que ça ne lui ressemblait pas. Nicolas a toujours voulu revenir à Portland. »
Désormais, Batum va évoluer comme option offensive numéro 2 des Blazers, derrière Lamarcus Aldridge. "Peu importe le contrat. Aujourd’hui Nicolas est dans une position de leader, explique Olshey. Il est l’un des joueurs les mieux payés à son poste. Je sais qu’il est prêt à endosser un plus grand rôle, et qu’il se comportera comme tel au quotidien."
Nouveau rôle et nouvelle pression pour Batum, qui sera attendu au tournant au sein de la franchise la plus malchanceuse de l'histoire de la NBA. Une franchise qui avait raté Michael Jordan lors de la draft 1984 (pour prendre Sam Bowie..) et aussi Kevin Durant en 2007, pour prendre... Greg Oden...
Cette annonce met un terme à un feuilleton qui a rythmé tout le début de son été et perturbé sa préparation avec les Bleus pour les jeux Olympiques de Londres (27 juillet-12 août) puisqu'il n'a pas pu jouer, faute d'assurance, hormis les cinq minutes disputées de sa propre initiative dimanche face à l'Espagne.
Présent lundi face à l'Australie ?
Parti mercredi matin à Portland, sur la côte Ouest des Etats-Unis, Batum devait rejoindre les Bleus à Strasbourg samedi où ils disputent leurs deux derniers matches de préparation face au Brésil samedi et l'Australie lundi.
"Il n'y a rien d'acquis" dans la participation de Nicolas Batum a pourtant indiqué jeudi l'encadrement des Bleus. "Il est parti mercredi, il est censé revenir par le vol de nuit vendredi soir, donc samedi matin en France et dans la journée à Strasbourg", a expliqué le directeur sportif Patrick Beesley, écartant d'entrée la participation de Batum au premier match des Bleus samedi, contre le Brésil.
"Pour lundi, il n'y a rien d'acquis, a-t-il ajouté. Nous sommes jeudi, les démarches se déroulent aujourd'hui, le contrat peut être signé demain. Mais derrière il y a tout un processus". "Je suis très pragmatique et je dis que c'est très compliqué, a souligné Beesley. Que les affaires soient réglées à son niveau lundi, peut-être, mais ce n'est pas pour autant (qu'il pourra jouer) car il y a tout le processus pour les assurances pour l'équipe nationale".
Quelques unes des plus belles actions de Nicolas Batum avec Portland :
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