Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 07/10/2009 à 20h16 - Mis à jour le 08/10/2009 à 06h49

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Julien Dumond le révélait dès 12h30 sur l'antenne de RTL : une maison de retraite, "Les Colombes", à Bayonne, cachait de nombreux cas de maltraitances, des conditions d'hygiène épouvantables et une directrice qui détournait à son profit l'argent des pensionnaires. C'est une infirmière libérale qui a signalé au commissariat de Bayonne cette affaire. "Une affaire inacceptable" : ce sont les mots de la Secrétaire d'État aux Ainés Nora Berra, qui a réagi à 14h sur RTL. La directrice de l'établissement a été mise en examen et remise en liberté sous contrôle judiciaire.
Tout a commencé fin septembre. C'est une infirmière libérale qui signale au commissariat de Bayonne toute une série de maltraitances subies par des pensionnaires de la maison de retraite "Les Colombes". Après une enquête express, policiers et médecins investissent les lieux lundi dernier à 7 heures du matin.Une quinzaine de personnes âgées sont couchées dans leurs excréments, attachées par les poignets sur leurs lits, la sonnette d'alarme hors de portée. Plusieurs portent des traces de coups, la plus âgées à 96 ans. L'inspection des lieux confirment l'absence totale d'hygiène. Les frigos par exemple sont débranchés, à l'intérieur des médicaments et des aliments périmés...
La directrice de l'établissement, une femme de 70 ans, est alors placée en garde à vue. A son domicile, les policiers retrouvent un coupé Mercedes de grande valeur acheté au nom de la SARL qui gère la maison de retraite. L'étude des comptes bancaires de l'établissement justement amène la découverte de nouveaux dysfonctionnements. Aux "Colombes", on ne commande que quinze repas par jour alors que le double est nécessaire pour nourrir les pensionnaires.
Après 48 heures de garde à vue, la directrice a été mise en examen ce matin. La Ddass et le Conseil Général sont saisis. Le préfet doit nommer un mandataire ad hoc chargé de gérer l'établissement. En attendant, les pensionnaires sont toujours pris en charge par le personnel des "Colombes".
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