POLITIQUE SANTÉ

Roselyne Bachelot invitée du Grand Jury RTL

Créé le 22/02/2009 à 18h25 - Mis à jour le 28/10/2009 à 13h29

Roselyne Bachelot, le 22 février 2009

Roselyne Bachelot, le 22 février 2009 / La rédaction de RTL

La ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot était l'invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro ce dimanche à 18h30. Elle a répondu aux questions d'Alba Ventura (RTL), Etienne Mougeotte (Le Figaro), Eric Revel (LCI). La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a déclaré que "l'hôpital n'est pas une entreprise" et a affirmé que sa réforme donnait "un véritable pouvoir aux médecins" dans les établissements.

"L'hôpital n'est pas une entreprise, c'est un service public de santé, c'est  la vision que je veux défendre", a souligné la ministre de la Santé, qui défend depuis le 10 février son texte "Hôpital, patients, santé, territoire" devant l'Assemblée nationale, qui reprendra ses débats le 2 mars.

Le "projet de l'hôpital, c'est un projet médical, élaboré par la commission médicale d'établissement". "Je donne un véritable pouvoir aux médecins", a-t-elle ajouté.

Le vice-président du directoire de l'hôpital sera "un médecin et ce directoire est à dominante médicale", a souligné Mme Bachelot en rappelant que le directeur de l'hopital, à qui le texte donnera plus de pouvoirs, "n'a jamais  été un médecin".

Interrogé sur le qualificatif de "patron" donné par Nicolas Sarkozy aux directeurs d'hôpitaux, Mme Bachelot a répondu que "le directeur est un patron qui met en oeuvre le projet élaboré par les médecins".

L'hôpital étant organisé en pôles, il y aura "à la tête de ces pôles, un médecin dont les pouvoirs sont renforcés, avec une vraie délégation de gestion,  la possibilité de choisir ses collaborateurs et une vraie délégation de crédits" pour choisir équipements et investissements, a-t-elle ajouté.

La ministre a par ailleurs écarté toute fermeture d'hôpital: "il n'y a pas de carte hospitalière, nous ne fermons aucun hôpital", a-t-elle affirmé. "Nous pouvons organiser des partenariats à travers des communautés hospitalière de territoire, destinées à assurer la qualité des soins", a-t-elle également expliqué, en rappelant que les cliniques pourront participer à des missions de service public.

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