Les Dossiers de RTL.fr - Le scandale des prothèses PIP
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Prothèses PIP : Jean-Claude Mas se déclare insolvable

Créé le 11/01/2012 à 17h25

Le fondateur de PIP Jean-Claude Mas

Le fondateur de PIP Jean-Claude Mas / AFP

Jusqu'où ira l’indécence de Jean-Claude Mas ? Alors que les plaintes à son encontre émanant des victimes de ses prothèses mammaires se multiplient dans le monde, l'ancien patron de Poly Implant Prothèse (PIP) aurait soigneusement organisé son insolvabilité personnelle pour ne pas avoir à verser d'éventuelles indemnités. Interrogé par les enquêteurs, il assure qu'il "survit" grâce à une retraite de 1.650 euros par mois et quelque 500 euros sur son compte en banque, raconte le quotidien "Le Figaro" dans son édition de mercredi. Jean-Claude Mas touchait 300 000 euros brut par an pour son rôle de président du conseil de surveillance. A-t-il mis en place une importante fuite des revenus de l'entreprise à l'étranger grâce notamment à un montage financier via le Luxembourg ? Les Pays-Bas recommandent le retrait des implants mammaires PIP

Les autorités sanitaires néerlandaises ont recommandé mercredi le retrait des implants mammaires de la société française Poly Implant Prothèse (PIP) en raison d'"incertitudes", à la suite d'informations sur ces prothèses défectueuses. "Même lorsqu'aucune fissure n'est détectée, il est conseillé (...) de retirer la prothèse", ont indiqué les autorités sanitaires néerlandaises (IGZ) et l'Association néerlandaise de la chirurgie plastique (NVPC) dans un communiqué commun.

Expliquant avoir émis cette recommandation "au vu des incertitudes qui ont surgi en raison des diverses publications dans la presse", l'IGZ et la NVPC rappellent qu'ils estiment à 1.000 le nombre de femmes portant ce genre d'implants aux Pays-Bas.

Plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne, ont déjà recommandé le retrait de ces implants.

Des centaines de Sud-Américaines bientôt partie civile en France


Des centaines de Sud-Américaines envisagent de se porter partie civile dans l'information judiciaire pour homicide et blessures involontaires ouverte à Marseille sur les prothèses mammaires frauduleuses de l'entreprise française PIP, a annoncé leur avocat. La lettre notifiant les premières de ces parties civiles à la juge d'instruction Annaïck Le Goff du pôle santé de Marseille sera envoyée "dans la semaine", selon Me Arie Alimi.

Les prothèses étaient fabriquées en France par Poly Implant Prothèse, mais 84% d'entre elles partaient à l'exportation, notamment en Amérique latine, en Espagne et en Grande-Bretagne. De 400.000 à 500.000 femmes seraient porteuses d'implants PIP dans le monde, ce qui a donné un caractère international à ce scandale sanitaire. Elles sont remplies d'un gel de silicone non médical, qui entraîne des risques accrus de fuite et de rupture de l'enveloppe de la prothèse, selon le gouvernement.

Jean-Claude Mas dont l'entreprise est en faillite depuis 2010, a admis avoir produit un gel de silicone non homologué mais réfuté tout danger. "Je savais que ce gel n'était pas homologué, mais je l'ai sciemment fait car le gel PIP était moins cher (...) et de bien meilleure qualité", a expliqué le fondateur de PIP en octobre dernier aux gendarmes, selon un procès-verbal d'audition.






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