Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 27/07/2009 à 09h40 - Mis à jour le 27/07/2009 à 11h27

Patrick Devedjian / La rédaction de RTL
Patrick Devedjian, ministre de la Relance économique et proche de Nicolas Sarkozy répondait lundi matin aux questions de Marc Tronchot. Il est revenu sur le malaise du Président... "Les nouvelles du corps médical sont bonnes, il sort aujourd'hui, cela prouve que ça va bien," a-t-il déclaré sur RTL. "Tout le monde sait qu'il a été retenu à l'hôpital pour des examens, c'est bien normal quand on a un malaise, tout ça a l'air très positif." "Je ne sais pas la nature de cette petite crise mais quand je lis les communiqués et quand j'écoute le corps médical ça ne paraît pas grave et c'est heureux comme ça," a affirmé le ministre de la Relance, en parlant d'un "malaise comme il peut en arriver à tout le monde".
Bonjour Patrick Devedjian
Vous pouvez nous donner ce matin des nouvelles de Nicolas Sarkozy?...
Je ne suis pas médecin, mais les nouvelles du corps médical sont bonnes. Il sort aujourd'hui. Ca prouve que ça va bien, et puis on le sentiment que c'était un malaise de fatigue, comme il peut en arriver à tout le monde.
Vous l'avez eu au téléphone ou son entourage proche ?
Non, je ne l'ai pas eu au téléphone. Mais tout le monde sait qu'il a été retenu à l'l'hôpital pour des examens, ce qui est bien normal quand on a un malaise.Tout ça a l'air très positif.
On a soit admiré, soit critiqué l'hyper-activité du président, il a d'ailleurs peut être élu un peu grâce à ça...L'ami que vous êtes aura envie de lui donner un conseil de modération aujourd'hui ?
C'est pas son tempérament de toutes façons de s'économiser. Il a une formule, il dit "parfois les gens reprochent que j'en fasse trop, et bien moi, je trouve que je n'en fais pas assez". Il est vrai que quand on président de la République, on s'engage totalement au service de son pays et on n'est pas dans une disposition d'esprit à "s'économiser", à penser à soi, on pense à son pays. Et donc, il s'engage beaucoup. Il est hyperactif, tout le monde le voit. Et il est aussi hyper énergique et très courageux. Il s'impose une charge de travail très lourde, de préparation, de connaissance approfondie des dossiers..
Mais il le paye un peu, manifestement ... Il n'arrive pas à consommer le pouvoir avec modération, si je puis dire....
Je crois pas que ce soit un effet de consommation du pouvoir....Je crois que c'est un effet de disponibilité à l'égard de la charge, c'est la charge qui est immense, et il a décidé de s'y consacrer totalement parce que c'est son devoir.
Il n'y a pas des choses justement, dont il pourrait faire l'économie. Vous ne lui auriez pas conseillé par exemple de faire un exercice physique intense de 45 minutes par une journée aussi chaude.
Il fait régulièrement du jogging. Je crois d'ailleurs que c'est une manière de trouver son équilibre pour quelqu'un qui a son tempérament. Il a l'habitude de cela, il est d'ailleurs assez entraîné. Je pense pas que ce soit le régime en soit qui soit l'excès, je pense que la charge de travail d'un président de la république qui s'y donne à fond, comme il le fait avec toute sa bonne foi, je l'ai connu toujours aussi énergique. Et ça fait partie de son talent et de son charme.
Y a t il suffisamment, Patrick Devedjian, de transparence dans les bulletins de santé parfois très succincts de la présidence de la république, en l'espèce c'est le cas. Vous pensez qu'il faudrait davantage de détails, ou comme Xavier Bertrand, vous pensez que côté transparence, tout a été fait en l'espèce de manière exemplaire ?..
Franchement, je crois que les choses sont essentielles... Alors, j'ai écouté Madame Allaire à l'instant, qui disait que sur des petites choses, et bien y a pas beaucoup de communication. Ben peut être parce qu'on n'attache non plus, pas beaucoup d'importance à ces petites choses. Il ne fait pas de communiqué, s'il va chez le dentiste. Bon, ben d'accord, mais tout le monde va chez le dentiste.
Patrick Balkany à l'hôpital, où il se trouve, on a cru pouvoir parler de malaise vagal, ce qui a un peu irrité l'Élysée semble t il, est ce que le désir d'apparaître proche peu conduire à des maladresses..
Je ne sais pas la nature de petite crise, mais quand je lui les communiqués, et que j'écoute le corps médical, parce que finalement, c'est la seule référence qu'il faut avoir, ça parait pas grave. Et c'est heureux comme ça.
Comment est ce que vous appréciez les messages de sympathie d'adversaire politiques comme Martine Aubry, Bertrand Delanoé, Jack Lang, François Bayrou ?
Je trouve ça bien de leur part. D'abord, ça témoigne d'un esprit républicain et de respect pour la personne, je trouve ça bien de leur part.
Est ce que vous pensez que le Président devrait déléguer davantage, et peut être que ça supprimerait une charge de travail qui peut être à l'origine de ce type de malaise aujourd'hui.
Je pense qu'il délègue autant qu'on le peut raisonnablement dans l'organisation de nos institutions. C'est d'ailleurs pour ça qu'il a voulu une réforme de la Constitution. C'est pour déléguer davantage. Le Parlement aujourd'hui aura beaucoup plus de pouvoir qu'il n'en n'avait avant. Ça c'est grâce à Nicolas Sarkozy, mais la charge de travail d'un président de la république a toujours été énorme, même du temps du Général de Gaulle.
Mais ce que je veux dire, c'est aussi sa lecture des institutions. Je veux dire, le président exerce seul, il ne partage pas beaucoup de choses, avec son premier ministre par exemple.
Je crois pas. Par exemple, le président de la république a refusé le concept de domaine réservé, toute la politique étrangère est partagée par le premier ministre, c'est lui aussi qui fait les déplacements. Il y a une nouvelle manière de gouverner avec Nicolas Sarkozy, et précisément par rapport à notre système, souvent très centralisé, il a de ce point de vue là, beaucoup délégué.
Parlons sincèrement, c'est un malaise qui laissera des traces ? Qui aura des conséquences ? Un sorte d'avertissement ?
Je ne le crois pas, je pense que c'est un petit incident comme tout le monde peut en avoir dans sa vie, et surtout quand on a des périodes de surcharge de fatigue, qui peuvent arriver à des moments intenses de toute personne qui travaille beaucoup.
Mais vous savez comment sont les choses. On va désormais épier tous ses essoufflements.
Oui, ainsi va la presse aussi, peut être aussi, ou l'opinion.
Il n'y a pas que la presse...
Ou l'opinion, écoutez, regardez le agir, et vous voyez qu'il n'est pas affaibli.
Vous pensez qu'il devrait alléger considérablement dans les prochains jours, son emploi du temps ?
J'ai cru comprendre qu'il allait un petit peu l'alléger là, mais quand on est en responsabilité de la France, les choses s'imposent. Et on ne peut pas simplement, d'une certaine manière, par volonté de se préserver soi-même, ne pas être présent sur les exigences de la fonction.
Vous le croyez capable d'écouter l'avis, d'un médecin ou d'un ami qui lui conseillerait de se reposer un peu ?
Je crois qu'il est capable d'arbitrer entre les conseils du médecin, et les exigences du pays.
Dernière question. Vous vous occupez de la relance économique, des chantiers de la relance.. Est ce que vous espérez des premiers résultats sur l'économie ou l'emploi rapidement ?
Nous avons déjà d'assez bon résultats. Le plus évident c'est la consommation qui est maintenant à 1,7. Je me souviens quand même des polémiques au moment où nous avons lancé le plan de relance en nous disant que le volet consommation était insuffisant. La France est le pays développé, dans lequel la consommation se tient le mieux, et ça c'est du au plan de relance.
Patrick Devedjian était l'invité de RTL ce matin...
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