
Quelque 900.000 travailleurs sont potentiellement exposés à cette fibre cancérigène
Crédit : AFP / Archives, Mehdi FedouachCrédit : Franck Antson
Crédit : Christophe Ponzio
Victimes et sénateurs écologistes ont interpellé mardi le nouveau gouvernement, et plus particulièrement la ministre de la Santé Marisol Touraine sur le "scandale de l'amiante qui continue", deux jours avant la nouvelle audience de la cour d'appel de Douai sur l'indemnisation de victimes.
"Il est temps que le changement arrive et que les victimes, on leur foute la paix, ce sont des gens que l'on a empoisonnés et qu'aujourd'hui on casse, on rabaisse", s'est indigné Pierre Pluta, président de l'Association nationale des victimes de l'amiante (Anva) lors d'une conférence de presse au Sénat en présence des sénatrices EELV Marie Blandin et Aline Archimbaud.
Une motion demandant que le Fiva renonce aux poursuites et propose une remise gracieuse pour les condamnés a été signée en début d'année par 412 parlementaires dont François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Marisol Touraine.
L'amiante, véritable bombe à retardement pour la santé, est encore présent en masse dans les constructions en France, où des milliers de salariés œuvrent à son retrait et où leur sécurité pose désormais question.
Quelque 900.000 travailleurs sont potentiellement exposés à cette fibre cancérigène, qui devrait être responsable de 100.000 morts d'ici à 2025, selon les autorités sanitaires.
Luc Baillet, architecte et président de ResoA+ a évalué dans l'immobilier "24 millions de tonnes, soit 367 kg par habitant de gisements amiantifères".
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