Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 15/11/2011 à 19h26

La centrale nucléaire du Tricastin, en France / AFP
Y aurait-il une fuite quelque part ? S'il n'y a pas de risque sanitaire, selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, de mystérieuses traces de radioactivité, et plus précisément d'iode 131, ont été détectés dans l'air de France. Celle-ci pourrait être dues à des rejets radioactifs venant d'un pays étranger. Mais aucun incident nucléaire n'a été annoncé... depuis Fukushima.
"Si la présence d'iode 131 dans l'air est tout à fait inhabituelle à
cette échelle du territoire national, indiquant l'occurrence de rejets
radioactifs anormaux dans l'atmosphère, les niveaux de concentration
observés sont sans aucun risque pour la santé des populations", assure
l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
L'origine et la date des rejets à l'origine de cette pollution par l'iode 131 - un élément à la durée de vie courte dont la radioactivité diminue de moitié tous les huit jours - "sont inconnues à ce jour" mais n'auraient aucun lien avec l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon, selon l'IRSN.
***"Des traces à la limite de détection des instruments de mesure"
L'Institut avait été informé par ses réseaux scientifiques de la détection par plusieurs pays d'Europe centrale "d'iode 131 à l'état de traces dans l'air" et a donc lancé des analyses pour rechercher la présence éventuelle de cet élément radioactif en France, explique l'Institut dans un communiqué.
Les "premiers résultats indiquent la présence de traces d'iode 131 particulaire dans l'air en France à des niveaux de concentration ne dépassant quelques microbécquerels par mètre cube et proches de la limite de détection des instruments de mesure", selon l'IRSN.
***Un "nuage" repéré sur la République tchèque le 11 novembre
Des calculs de "rétro-trajectoires" sont en cours pour tenter de
retracer la provenance des masses d'air ayant transporté l'iode 131
détecté.
Le 11 novembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait fait état de la présence d'iode 131 dans l'atmosphère en République tchèque et dans d'autres pays européens à des niveaux ne présentant "aucun risque pour la santé".
L'AIEA n'a pas précisé de quels autres Etats il s'agissait, mais plusieurs agences de sûreté nucléaire de pays voisins - Pologne, Autriche, Slovaquie notamment - ont eux aussi révélé la présence de cette substance dans l'atmosphère, toujours à des doses très faibles.
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