Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 10/10/2009 à 18h10 - Mis à jour le 11/10/2009 à 09h36

Frédéric Mitterrand se dit "inquiet" et victime de manipulations / AFP
Dans une interview au "Journal du Dimanche" daté de samedi, le ministre de la Culture réagit avec virulence à la publication par le "Quotidien de la Réunion" d'un fac simile d'une lettre dans laquelle il apportait un témoignage de moralité à deux hommes jugés, en mars dernier, devant la cour d'assises des mineurs de Saint-Denis-de-La-Réunion pour viol collectif sur une jeune fille de 16 ans. "Je ne supporte plus ces attaques. C'est immonde! Il s'agit d'une chose simple que je peux très facilement expliquer. J'ai apporté mon témoignage sur la moralité d'une famille, celle de mon ancienne maquilleuse sur France 2", explique le ministre de la Culture.
"Il y a des années, elle m'avait demandé d'être le
parrain de son fils qui porte mon prénom. Je ne l'ai vu que cinq fois
dans ma vie. Je n'en sais pas plus. Je me suis occupé de cette femme et
de son fils comme je me suis occupé d'autres personnes dans ma vie qui
avaient besoin de moi", poursuit-il.Comme on lui demande s'il
pense qu'on "s'acharne sur lui", il répond: "Je suis indigné qu'on
vienne me chercher sur cette affaire. Je le répète: c'est dégueulasse!".
"N'avez-vous
jamais aidé quelqu'un dans votre vie. Ce que l'on me fait est honteux.
Je ne suis pas parano. Il ne s'agit pas de complot mais si je
m'appelais Tartampion, je ne subirais pas les mêmes indignités".
Les
deux hommes pour lesquels il apporte son témoignage de moralité ont été
condamnés à huit ans de prison et seront rejugés en appel pour cette
affaire à la fin du mois d'octobre.
"Depuis que je suis arrivé au
Ministère de la Culture, j'agis. Il y a eu notamment la loi Hadopi. On
veut sans doute me le faire payer", ajoute le ministre.
Invité à
dire comment il aborde la semaine à venir, il affirme: "avec sérénité.
J'ai dit ma vérité. Je suis sûr qu'elle sera comprise".
"La
politique est un univers que l'on connaît bien. Quand on s'appelle
Mitterrand, on n'a pas de surprise", conclut le ministre de la Culture.
Ecoutez aussi :
La chronique politique de Franz-Olivier Giesbert
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