Les Dossiers de RTL.fr - Présidentielle 2012
A écouter
POLITIQUE

Nicolas Sarkozy, un président qui "maltraite les Français"

Créé le 01/01/2012 à 17h18

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste.

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste. / AFP

Les vœux adressés par Nicolas Sarkozy aux Français samedi soir n'ont pas convaincu au-delà de son propre camp. La classe politique, à commencer par ses concurrents directs pour 2012, n'a pas pris de gants pour critiquer le bilan de l'actuel président de la République. Avec des mots parfois très durs, comme Benoît Hamon. Pour le porte-parole du PS, "jamais un président de la République n'aura autant maltraité les Français pour protéger une minorité d'entre eux". Pour Marine Le Pen, "il est un président impuissant à protéger les Français et qui subit la crise". Même son de cloche du côté du MoDem. Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou estime que "les discours et les propositions n'étaient pas à la hauteur". La palme de la provocation revient comme souvent à Jean-Luc Mélenchon, qui formule un regret. "Pourquoi le président ne s'est-il pas contenté de nous dire adieu ? Nos meilleurs vœux auraient été exaucés dès le premier jour de l'année". Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste : "Jamais un président de la République n'aura autant maltraité les Français pour protéger une minorité d'entre eux." Le porte-parole du PS a souligné que la France comptait un million de chômeurs supplémentaires depuis l'élection de Nicolas Sarkozy et ajouté: "Ce n'est pas fin janvier avec un sommet social qu'on peut rattraper un quinquennat raté sur l'emploi".

Marine Le Pen, candidate du Front national : "Il n'a rien apporté de nouveau par rapport aux quatre ans qui viennent de passer.Une nouvelle promesse mais très inquiétante: celle de la TVA sociale qui va toucher en priorité les classes populaires et les classes moyennes. Il est un président impuissant à protéger les Français et qui subit la crise."
   
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche : "Réciter des poncifs ne fait pas un message. Pourquoi ne s'est-il pas contenté de nous dire 'adieu' ? Nos meilleurs vœux auraient été exaucés dès le premier jour de l'année. Mais il a bavardé et il nous a dit à bientôt. Tout reste à faire donc. La réponse à ces vœux sera dans les urnes."
   
Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou (MoDem) : "Le diagnostic formulé par le Président de la République ce soir n'est pas tout à fait exact. Bien sûr une partie de la crise en France relève de l'extérieur, mais il y a surtout une responsabilité des pouvoirs publics et des dirigeants politiques français de gauche comme de droite. J'aurais aimé que Nicolas Sarkozy le reconnaisse. On vit une crise très grave qui touche les Français très durement, j'ai eu le sentiment ce soir que les discours et les propositions n'étaient pas à la hauteur".

Hervé Morin, candidat (Nouveau centre) à la présidentielle : "J'ai été heureux d'entendre le président de la République dire que ces derniers mois devaient être des mois utiles et qu'il fallait éviter d'être en réaction mais en anticipation. Il est indispensable que dans les semaines qui viennent la France redonne confiance à nos créanciers (...) Je regrette par contre qu'arrive aussi tardivement une mesure que les centristes réclament depuis plus de 4 ans qui est la création d'une TVA pour l'emploi".

Nicolas Dupont-Aignan, candidat (Debout la République) à la présidentielle: "Ce soir Nicolas Sarkozy est apparu anxieux, comme un président qui n'a plus de prise sur les événements. Ces voeux ressemblaient plus à des condoléances qu'à un message d'espoir pour 2012 (...) Il se lamente une fois de plus du chômage de masse mais ce chômage est la conséquence de sa politique de soumission au dogme de l'euro et du libre-échange intégral".

Les vœux de Nicolas Sarkozy en vidéo
:


Nicolas Sarkozy, très probable candidat à sa réélection, s'est montré déterminé à "continuer à agir" en 2012 dans "la tempête" de la crise avant de penser à l'élection présidentielle, qu'il a à peine évoquée lors de ses vœux aux Français.
  
Au cours de cette traditionnelle et courte allocution de neuf minutes enregistrée à l'Elysée puis retransmise en léger différé sur les principales chaînes de télévision, le président, costume et cravate sombres, a essayé de se montrer réaliste et rassurant.

Votre avis
Info

Restez-vous attaché à la tradition des vœux des hommes politiques ?

.

.

.

Sondage ouvert le 31/12/2011

* sondage à valeur non scientifique Tous les sondages RTL

Publicité

Publicité

Publicité