Serge July : "Faut-il débaptiser le président normal ?"
Créé le 23/10/2011 à 10h00

Hollande pourra compter sur le soutien de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et Martine Aubry pour la campagne présidentielle de 2012
Tous ensemble pour 2012. C'est le message qu'a souhaité envoyé l'ensemble de la famille socialiste samedi à Paris lors de l'investiture officielle de François Hollande en tant que candidat du PS pour l'élection présidentielle de 2012. Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet, les cinq autres candidats à la primaire ont affiché leur unité autour du vainqueur. La bataille des présidentielles a vraiment commencé pour le PS.
Martine Aubry à François Hollande : "Nous sommes tous déterminés à te faire gagner"
Martine
Aubry, première secrétaire du PS, a assuré samedi François Hollande que
les socialistes étaient "tous déterminés à (le) faire gagner" à la
présidentielle de 2012.
"Nous sommes réunis pour lancer le
coup d'envoi pour l'alternance pour la victoire" en 2012, a déclaré Mme
Aubry, première des six candidats à la primaire à s'exprimer lors de la Convention d'investiture du candidat, elle qui avait été battu au deuxième tour de la primaire dimanche dernier.
"Le changement que nous voulons a désormais un nom : François Hollande", a lancé la rivale malheureuse du député de Corrèze au 2e tour de la primaire.
"Je
veux à nouveau saluer ta victoire, François, très chaleureusement (...)
Tu as à tes côtés une très grande force, le Parti socialiste", qui est
"la colonne vertébrale de chaque victoire de la gauche en France", a-t-elle ajouté. "Nous sommes tous déterminés à faire te faire gagner!".
Ségolène Royal et son engagement "sans réserve"
Ségolène Royal a affirmé samedi être "engagée sans réserve" pour la victoire de son ex-compagnon François Hollande, investi candidat du PS à la présidentielle de 2012, lors de la Convention du PS.
"Tu est aujourd'hui notre candidat, si nous sommes là tous ensemble rassemblés, c'est pour que demain tu sois notre président (...) Nous sommes tous engagés sans réserve, et moi qui ai eu l'honneur de porter notre drapeau pour l'élection présidentielle, je suis engagée sans réserve dans ce combat majeur", a déclaré l'ex-candidate à l'Elysée en 2007.
S'exprimant juste avant le discours de François Hollande, elle a salué "un rassemblement porté par un élan citoyen, celui des primaires, mais surtout par l'espoir de millions de Français" affirmant : "notre devoir est double : gagner pour réussir"
"Nous devons, comme tu l'as dit, continuer le rêve français, celui qui ne s'est pas éteint depuis la révolution française" et "la Déclaration universelle des droits de l'Homme", a lancé la candidate malheureuse à la primaire, très applaudie.
C'est "à toi François de porter un rêve français à la hauteur du temps présent", a-t-elle dit appelant "à tendre la main à cette France métissée qui fait partie de la République française", "aux banlieues qui ne sont pas un problème mais une partie essentielle de la solution"
"Nous resterons soudés face à notre adversaire commun" "une droite coriace" "en embuscade" qui "se jouera de nos moindres désaccords", a-t-elle assuré et "nous rendrons coup pour coup". "Cette victoire nous allons la forger. Avec toi François nous irons la chercher tous ensemble pour te faire gagner et faire gagner la France", a conclu Mme Royal sous les acclamations.
Arnaud Montebourg : "Nous sommes heureux de t'entourer"
"Nous sommes "pleinement, entièrement engagés derrière toi. Cette marche
commune vers la victoire sera aussi celle de la marche de la gauche
(...) A toi de réussir de forcer le destin et de réécrire l'Histoire de
France. La gauche a tant à dire et tant à écrire (...) C'est toi - et
avec nous - qui tient la plume, nous t'y encourageons, et nous sommes
heureux de t'entourer", a déclaré Montebourg, arrivé troisième du premier tour de la primaire.
François Hollande "sera le candidat
des différents peuples de gauche qui sont venus voter avec la primaire
(..) Je remercie François Hollande d'avoir pu jeter un pont entre nos
deux rives, d'avoir assumé son propre dépassement, sans quitter sa
cohérence".
"Ceux qui craignaient ou espéraient dans le
processus des primaires une mécanique de fragmentation ne mesuraient
pas qu'il s'agissait d'un processus de rassemblement (...)
Ces primaires sont une rénovation, elle sont l'équivalent d'un nouvel
Epinay, qui fit se transformer la vieille SFIO en un Parti socialiste
nouveau qui menait quelques années plus tard à la victoire". Pour la
droite, "se débarrasser de Nicolas Sarkozy, c'est un rêve secret pour
elle, c'est un rêve interdit".
Baylet salue le talent de François Hollande
Jean-Michel Baylet a lui salué en François Hollande "une candidature forte d'une légitimité
sans pareille depuis François Mitterrand". "Nul n'a été désavoué et le
peuple de gauche a entendu les messages" de tous les candidats à la
primaire. Il a rappelé sa volonté d'instaurer "le droit au mariage
homosexuel, à l'homoparentalité, celui "de mourir dans la dignité", de
même que "la légalisation du cannabis".
"J'ai confiance, je suis certain que nos idées portées par le talent de François Hollande permettront la victoire de la gauche
(...) Rendez-vous sur les marches de l'Elysée avec François Hollande le
6 mai". Il a appelé le candidat à avoir "l'obsession d'un
rassemblement" de toute la gauche.
Valls : "François, tu ne seras pas seul"
Pour Manuel Vall, "Tout commence. La France désespère et pourtant aujourd'hui,
elle nous regarde et son regard, c'est celui que l'on porte dans les
grands moments de vérité, c'est un regard que nous avons tous ressenti
lors de cette campagne des primaires, c'est une regard qui au fond nous
traverse, mêlé d'exigence et d'intransigeance".
Faisant
allusion à ce jour d'investiture, "un jour particulier". "Une
investiture, ce n'est pas un jour où l'on confie simplement les clés de
la maison socialiste en disant "c'est à toi de jouer maintenant"". Ce
moment est un "moment précieux" où "nous transmettons un bien
inestimable, la confiance de millions de Français".
"Je
veux dire à notre candidat une chose simple, François, dans cette
immense tache qui t'attend (...), tu ne seras pas seul, nous sommes
tous à tes cotés pour gagner et répondre au besoin de changement que le
pays attend (...) nous sommes à tes cotés pour convaincre les
Français, leur dire la vérité sur la situation économique et l'état des
comptes publics et tracer un chemin alliant crédibilité justice sociale
(...) Nous sommes à tes cotés pour affronter la droite qui ne reculera
devant rien, devant aucune méthode, aucune caricature pour garder le
pouvoir". 
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